Lanig "...mais connaître par cœur est le moyen de libérer son esprit..."
Je suis navré d'avoir utilisé ici et ici, l'expression "apprendre par cœur" un arbre. Elle focalise les commentaires alors que ce n'est qu'un parallèle, faute de mieux, avec le texte.
Dessiner d'après nature oblige à regarder.
Regarder c'est être actif et concentré, c'est mémoriser, comprendre et interpréter. A mon sens cela va au-delà de la simple émotion qu'on peut ressentir quand on ne fait que voir. Trop de bonsai-ka confondent "voir" et "regarder".
Comme tout le monde, j'utilise la photo. Mais un cliché ne me permet pas de mémoriser un arbre parce qu'au moment de la prise de vue, je lui suis extérieur, je suis concentré sur le cadrage, la lumière, l'angle, la composition, la profondeur de champ etc...
Le traitement numérique de l'image quant à lui vous propose une situation de départ toute cuite. C'est pratique pour imaginer des transformations simples : suppression de branches, rotation ou pliage, variations de volumes, modification du fond d'image.(1)
Que ce soit pour la prise de vue ou le traitement de la photo le bonsai-ka est bien actif mais son activité est centrée sur la maîtrise des outils techniques, pas sur l'arbre.
La photo et son traitement ne sont que des béquilles , mais des béquilles qui me sont chères.
(1) Encore faut-il avoir recours aux bon outils. "Paint" est trop primitif (pas de calques, pas de bon tampon duplicateur, pas de plume ou tracé...) . Photoshop ou The Gimp offrent les bonnes fonctionnalités pour aborder les ajustements virtuels de nos arbres.