Jus d'amidon de riz fermenté

Un Japonais expérimenté dans la culture du bonsaï m’a gentiment donné une petite recette toute simple pour fabriquer un fertilisant naturel. Il paraît que les pins et les érables en raffolent.

J’ai essayer l’an dernier sur deux acer de jardinerie. La végétation a explosée et les entre nœuds faisaient 15 cm. Ça m’a semblait un peu trop fort comme engrais .

Faire tremper des grains de riz cru dans de l’eau claire et froide. Récupérer le jus plein d’amidon et le faire fermenter une bonne semaine dans une bouteille plastic fermée avec son bouchon. Attention odeur désagréable.

J’ignore ce que cette fermentation renferme, de l’azote ? de l’alcool ? du sucre ?..

Connaissez vous ce fertilisant ? Avez vous essayé ?

Salut. Sur cette chaîne youtube il y a quelques explications. Booster microbien. En poussant les recherches plus loin il s’avère que ça engendre des acides lactiques.

La science évolue concernant la nutrition végétale et l’on se rend compte que la micronutrition végétale est bien plus vaste que les éléments primaires NPK.

Une thématique bien trop vaste pour être résumé par de simples messages.

Amicalement.

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Intéressant comme approche .
C’est le Kefir des bonsaïs !!!

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Punaise vous m’avez fait peur j’ai cru que vous buviez ça au ptit déjeuner :rofl:

C’est n’importe quoi. Les micro-organismes, comme nous ou comme les plantes, ont besoin pour leur croissance d’azote pour faire leurs protéines et leurs acides nucléiques, et de phosphore pour leurs (encore) acides nucléiques. Le thé d’amidon de riz ne peut fournir que ce qu’il a au départ, c’est à dire uniquement du C et de l’hydrogène organiques (c’est à dire à l’état réduit). Son pouvoir de booster est donc plus ou moins celui d’un jus de glucose. Le coca, en ce qu’il contient pas mal de phosphore serait déjà mieux adapté.

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C’est peut être plus pour l’enrichissement bactérien du sol que ça marche.

Une bactérie n’a pas besoin d’azote mais de chaînes carbonées.

La fermentation engendre des acides lactiques dont on commence à s’intéresser à échelle agricole. Je te laisse le soin de faire des recherches, je ne souhaite influencer personne.

Le pourquoi de mon intérêt ? Depuis moultes années je produis et utilise divers extraits fermentés à mon échelle, des extraits à froid, depuis un an des pulvérisations foliaires de lactosérum.

De mes humbles observations, développement végétatif moins fort mais plus sain, moins de soucis Phyto.

Comme dit précédemment, c’est une thématique trop vaste à développer. C’est l’itinéraire technique de culture que je mène. C’est mon choix.

Mon intérêt se porte uniquement à des correspondances constructives et qui élève l’esprit.

Jusqu’à peu, la considération de la nutrition végétale se concentrait uniquement à l’apport d’éléments primaires NPK et certains secondaires.

Force est de constater que des éléments un peu plus complexe et organiques ont été renié (qui va à contre courant de l’industrie liée aux engrais et phytosanitaire).

Se prononcer pour ou contre, porter un jugement prématuré n’a aucun intérêt.

Il faut commencer par voir ce qu’est un milieu de culture minimum avant d’écrire ce genre de choses.

Tu joues avec les mots. Débat stérile.

Tu peux m’expliquer où ? Tu affirmes que les bactéries n’ont pas besoin d’azote. Je te donne un lien (et je pourrais te fournir des centaines d’articles de recherche) qui montre que ce n’est pas le cas. J’ai du mal à voir où je « jouerais sur les mots ».

Pour l’azote:

Un milieu en fermentation part avec une fraction levurienne et bactérienne bien trop faible pour “fermenter”. Cette dernière n’aura lieu que s’il y a création de biomasse fermenteuse, ce qui demande de l’azote. Qui sera ponctionné dans le milieu et qui se retrouvera plus tard……

Une carence azotée est un problème assez classique en fermentation en terme de condition limitante.

Bien entendu il y a des transformations, avec à la fois la “fabrication” de composés nouveaux, et dégradation d’autres.

Force est de constater que des éléments un peu plus complexe et organiques ont été renié (qui va à contre courant de l’industrie liée aux engrais et phytosanitaire)

Oui certainement. Mais rien ne dit que du “jus de riz” soit plus légitime que du jus de blé, de mais, d’orge, de raisin, de pomme, etc……

Le jus àprés trempage à froid est trés limité en composants ( versus un grain qui serait malté ). Et encore faut il la présence de champignons qui dégradent l’amidon. Et ensuite le “jus” dégradé sera “fermenté” de manière plus ou moins aléatoire, selon les bestioles qui passent par là et qui y trouveront un environnement favorable.

Tout ça reste quand même une sauce trés aléatoire. OK avec une source de riz ça fait japonisant et donc bonsai, mais c’est quand même capillo tracté.

Pour ce qui est des observations, la difficulté c’est que pour conclure il faudrait des comparatif entre du témoin et du traité, toutes choses étant égales par ailleurs sauf un seul paramètre. C’est déjà pas simple en condition labo, c’est illusoire pour un pratiquant.