Perso je me suis fait un programme de formation d'un plant de pin. Bon d'accord ce n'est qu'un ch'tit sylvestre de 2 ou 3 ans, 25cm au garrot. Je procède par étapes de 2 ans mais cette année même s'il a bien poussé, je n'y toucherai pas avant la fin 2015. Je laisse toutes les branches, pas de désaiguillage non plus c'est totalement inutile. Il faut qu'il fasse du bois et tout le feuillage est indispensable. Le bois restant souple, la mise en forme du tronc se fera quand il aura atteint une cinquantaine de cm, soit en 2016/2017 si tout va bien. J'envisage au moins 10 ans de culture avant d'en faire un matériel suffisant. Puis au moins 5 autres pour le travailler. Et encore je suis sans doute très optimiste.
La technique concernant ton pin noir c'est de laisser filer la cime en désaiguillant la branche et en supprimant les rameaux apparaissant sur la tige au-dessus des branches à conserver, en supprimant les bourgeons apparaissant au sommet (parfois ils vont par 3 ou 4), sans toucher au bourgeon apical le plus fort. Ce sera la branche de sacrifice.
Par contre il faut rester vigilant sur le maintien de la vigueur des branches inférieures qu'il faut absolument conserver, sans désaiguillage ni ligature. Le mouvement par la ligature est à donner sur la partie inférieure du tronc qui constituera le futur tronc avec ses branches charpentières. Pas de ligature sur la branche de sacrifice qui pourrait freiner Et bien sûr une fertilisation soutenue et optimale.
C'est une technique très pointue sur 10 ans en partant du semis, mise au point par un pépiniériste japonais. Ensuite il y'a suppression de la branche de sacrifice et travail des charpentières réduites à 3 sur 5/7 ans pour former un shohin. Faut pas rêver et espérer aboutir en 10 ans, là où même les Japonais mettent 15 ans.
Photo d'un petit pin de Thunberg de 3 ans (France Bonsaï N°22 Mars 2001) page 20
OK je commence a comprendre le fonctionnement, ça me parait plus clair.
Comme j’ai plusieurs plans j’en envisageai un en demi cascade , du coup ça se fait comment ? Par la taille en sélectionnant des rameaux descendant ? Par inclinaison du pot pour garder la cime verticale vigoureuse ? Par torsion ultérieure ?
Quelque soit le style c'est une ligature lâche pour orienter le tronc, lui donner du mouvement dans l'espace, tout en laissant pousser une branche de sacrifice. Pour un semi cascade shohin, c'est l'une des petites branches charpentières qu'on oriente, en lui donnant également du mouvement, et qui prolongera le tronc en semi-cascade ou en cascade
Sinon le principe est le même au départ: moyogi, tachiki, kengai, han-kengaï, etc..
Ben v'la t'y pas que arno lâche ses tofs avant que je....
Donc c'est exactement ça et ça illustre mieux ce que j'essayais de bavouser.
Mais à partir du pin de 10ans qui représente un très beau matériel, il reste encore 5 ans au bas mot pour en faire quelque chose. Le plus dur c'est d'avoir conscience du temps.
Par contre il faut rester vigilant sur le maintien de la vigueur des branches inférieures qu'il faut absolument conserver, sans désaiguillage ni ligature.
Ce que tu écris est en contradiction directe avec les photos que tu postes où l'on voit, très clairement au contraire, que les branches du bas sont taillées.
La conséquence immédiate de ne pas tailler les branches inférieures est « l'obtention » de branches sans bourgeons proches du tronc, donc d'arbres inutilisables sans greffe.
Le maintien de la vigueur des branches inférieures même taillée n'est absolument pas un problème comme le montrent les photos suivantes :
Les deux derniers ont 11 ans dont une partie en pleine terre. La base du dernier, un futur chokkan fait 13 cm de diamètre. La flèche montre l'emplacement de la cime de remplacement.
Donc, il faut absolument tailler les branches basses.
Il y a un certain nombre d'erreurs dans cette vidéo.
D'abord, ils ne travaillent absolument pas le nebari dans ces petits pots. C'est pourtant fondamental de le faire. Ensuite, par exemple dans le plan travaillé, il ligature une grande longueur de tronc où toutes les aiguilles ont été supprimées. Cette zone est donc morte pour un shohin. C'est éventuellement encore jouable pour un plan plus grand, mais pour transformer cet espèce de ressort à deux tours en tronc visuellement acceptable, ça va être dur.
Enfin, d'après mon expérience, le point clé du résultat final (c'est-à-dire la raison pour laquelle j'ai raté un certain nombre de miens ;) ), c'est le mouvement initial. J'en ai parlé à M. Tsukada. La première question qu'il m'a posée, c'est « quelle doit être la taille de l'arbre ?» puis il m'a expliqué à quel point c'était important de connaître la taille finale de l'arbre lors de cette phase parce que cela conditionnait la mise en forme. Malheureusement, je n'ai pas pu pratiquer avec lui.
Clairement, les auteurs n'ont pas ce savoir (ce n'est pas un reproche personnel, je suis dans le même cas) donc le point clé est absent de cette vidéo ce qui lui enlève la majeure partie de son intérêt potentiel.
On dira qu'entre un pin de 3 ans et un pin de 7 ans un certain nombre d'opérations sont possibles comme une taille des branches. Et je n'ai pas évoqué de taille des branches me semble t'il.
Revenons à nos moutons, soit un plant de 3/4 ans et une demande sur ce qu'il est possible de faire.... là ...maintenant... tout de suite ou incessamment, à moins que je n'ai pas bien compris la question, ce qui est possible, le projet étant d'en faire un shohin semi cascade.
Je maintiens donc qu'une taille et/ou un désaiguillage maintenant n'apporte rien, sans préjuger de ce qui sera fait ultérieurement. Et sans disserter sur un programme de culture, ni des techniques à appliquer dont je ne suis pas certain que beaucoup en connaisse le bien fondé. Mais c'est juste pour tacher d'être clair
Je pense donc qu'il faut cerner ce qu'il est possible de faire sur les 2 prochaines années, à partir d'un petit plant. Et pour les années suivantes, il sera toujours possible d'y revenir plus tard
Il y a un certain nombre d'erreurs dans cette vidéo.
D'abord, ils ne travaillent absolument pas le nebari dans ces petits pots. C'est pourtant fondamental de le faire. Ensuite, par exemple dans le plan travaillé, il ligature une grande longueur de tronc où toutes les aiguilles ont été supprimées. Cette zone est donc morte pour un shohin. C'est éventuellement encore jouable pour un plan plus grand, mais pour transformer cet espèce de ressort à deux tours en tronc visuellement acceptable, ça va être dur.
Enfin, d'après mon expérience, le point clé du résultat final (c'est-à-dire la raison pour laquelle j'ai raté un certain nombre de miens ;) ), c'est le mouvement initial. J'en ai parlé à M. Tsukada. La première question qu'il m'a posée, c'est « quelle doit être la taille de l'arbre ?» puis il m'a expliqué à quel point c'était important de connaître la taille finale de l'arbre lors de cette phase parce que cela conditionnait la mise en forme. Malheureusement, je n'ai pas pu pratiquer avec lui.
Clairement, les auteurs n'ont pas ce savoir (ce n'est pas un reproche personnel, je suis dans le même cas) donc le point clé est absent de cette vidéo ce qui lui enlève la majeure partie de son intérêt potentiel.
Pour information le nébari d'un arbre ne se travail pas au début de la formation du pin sylvestre. On ne fait pas tout en même temps. Dans les petits pots, l'arbre est géré et ne déborde pas comme il le ferait justement en pleine terre. Le nebari est travaillé par la suite dans les sacs de culture que vous voyez aussi dans la vidéo. Vous y voyez d'ailleurs un plant qui ne réussit pas alors que les autres ont bien la forme que l'on voulait.
Le mouvement initial est le point stratégique et fondamental de cet art. Il est clair que non seulement nous nous sommes posées les bonnes questions mais qu'en plus nous y avons répondu, car nous avons déjà réussi la suite sur d'autres arbres. Nous ne manquerons pas de vous montrer aussi ces vidéos.
Nous réalisons des arbres de toutes dimensions, et c'est naturellement en sachant avant tout ce que l'on veut faire que l'on peut arriver à nos fins...
Clairement, on ne fait pas de vidéos aux hasard et on n'affirme rien au hasard.
J'ai réussi une marcotte de pin noir du Japon par étranglement au travers d'une ardoise, mais l'arbre était assez jeune (4-5 ans). Je n'ai pas d'expérience de la greffe de racine.