Fertilisation : quelles alternatives aux engrais classiques?

Bonjour à toutes et tous,

Les engrais coûtent cher… et il est probable, voire certain, que leurs prix continuent d’augmenter.

Comment fertilisez-vous vos bonsaïs ?

Avez-vous testé des alternatives comme :

  • Engrais organiques (compost maison, fumier bien décomposé, lombricompost)
  • Solutions naturelles (thé de compost, purin d’ortie, algues)
  • Substrats enrichis ou amendements minéraux

Quels sont vos retours sur ces méthodes ?

Partagez vos astuces, vos réussites… et même vos échecs ! Cela aidera toute la communauté à trouver des solutions durables et économiques.

Et si on s’échangeait nos recettes maison et nos bons plans ? On n’en sera pas moins riche pour la cause, bien au contraire, non seulement on fera des économies, mais en plus, nos arbres nous diront merci !.. peut-être. :wink: :slightly_smiling_face:

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Dans le club où j’ai fais un bref passage, un des membres fertilisais à base de crottes de brebis disposées sur le substrat…

Intéressant comme sujet ça fait bien longtemps que je ne fertilise mes arbres que par des engrais organiques. Pourquoi? Par ce que ils sont produits de manière locale voir nationale,. Mais arbres poussent tout autant et j’y trouve mon compte. Pourquoi chercher ailleurs quand on trouve pleine satisfaction avec ce que l’on a sous la main.

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Perso j’utilise shizen nutrition, engrais produit en France. Anciennement par Jérôme Hay, qui avait aussi les jardins du levant, pas loin de Rennes.

Depuis sa société a été vendu et c’est le fils du propriétaire du jardin de Moji qui gère. Donc l’engrais est toujours produit en France.

En ce qui concerne les matières premières je ne sais pas, mais ça pourrait être intéressant de leur poser la question.

Je crois bien que c’est le seul engrais bonsaï produit en France, en ce qui concerne mon retour client, j’en suis très content.

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Bravo pour ce sujet !

Connaissez vous des engrais organiques qui ont peu d’odeurs et qui sont produit en europe ?

Shizen nutrition. Je l’utilise et honnêtement ça va, il n’y a que l’organic gold, qui sent fort les autres franchement, normal, les engrais boulettes sentent plus que les paillettes.

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Freyssinet ou bochevo, c’est pas cher et made in France.

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Bravo pour ton initiative Toche ! C’est une bonne idée de partager nos expériences sur les engrais.

Pour ma part, j’utilise l’engrais Freyssinet orga 3 et orga 6. En complément j’utilise l’engrais liquide lombrico primavera et autono.

Mes arbres poussent bien et sont en forme. Ce sont des engrais équilibrés et pas trop fort.

Leurs tarifs est correct comparé aux engrais japonais, du coup mon portefeuille est content aussi :wink:

Qui relèvent plus de l’amendement que de l’engrais.
La confusion est trés commune en bonsaî, pourtant ça fait pas la même chose, pas pareil.

Un amendement corrige le sol vers un résultat plus souhaité, sur pleins de paramètres possibles. Rétention en eau, teneur en humus, pH, CEC, etc…

Un engrais « nourrit » la plante ( pas le sol sauf indirectement ).

avant d’ajouter quoi que ce soit, encore faut il savoir QUOI rajouter, pourquoi. Et ensuite…comment ( sous quel produit, quelle forme ).

Donc parlons plutôt de fertilisation, mais un amendement apporte des élément nutritifs après décomposition

Ca parait logique, mais c’est un raccourci qui n’a rien d’une évidence. Surtout en granulaire à faible CEC, et fort arrosage ( ben en gros, du bonsai, quoi ).

Sauf que ce qui peut servir d’amendement pour de la culture en pleine terre peut aussi très bien servir d’engrais pour des bonsaï, mais si on reste bloqué sur l’utilisation conventionnelle du produit et que l’on essaye pas de réfléchir à ce qui peut être libéré par ce produit et comment… c’est sûr que c’est pas facile. Mais presque tous les engrais organiques solides (peut être tous) ont les caractéristiques d’un amendement.

Donc la confusion n’ est pas chez l’ensemble des bonsaïka qui utilisent de l’engrais organique solide mais peut-être plutôt du côté de ceux qui penseraient que ça ne peut pas servir d’engrais.

Pour ma part je suis pas arrêté à un programme de fertilisation figé… j’essaie, je tatone…

Principalement engrais organiques solide Bochevo , Freyssinet ou Angibaud.

J’utilise, aussi de l’organique liquide tout les quinze jours en période de forte consommation.

Puis j’aime bien mettre quelques vers de composteur en surface des substrats de deux ans pour faire des galeries dans les substrats plus compact.

Mes arbres dans l’ensemble sont en forme mais pas des pousses surboosté, juste doux et régulier.

Perso, les vers de terre viennent tout seuls.

Sans doute que le fait d’utiliser une part non negligeable de terreau/tourbe + caisse de culture de +/-20L + non rincage des substrats entre rempotages n’y est pas étranger.

j’en ai aussi dans le substrat 100% granulaire (pumice-akadama) de mes palmatum, que je rempote racines nues. Je ne sais pas comment ils arrivent mais j’en ai parfois :sweat_smile:

Ca doit aider plus que grandement. Au delà du litrage, il y a la profondeur. Un vdt se plaira moins dans un pot soucoupe de 3 cm de haut.
Un VdT n’aime pas les inondations, mais il demande de la flotte ( dépendant du lieu et fréquence arrosage ) en terme de pF ( non, je n’abdique pas sur cette notion ). Donc le terreau tourbe contribue aussi.
Perso, ma caisse de culture un peu standard est une auge à béton de 30 X 40 X 10 , soit 12 litres théorique mais sans doute plus 10 L que 12 en ne remplissant pas ras bord. Donc la moitié de ton cas. Mais oui, même en granulaire, les vers sont présents en demie saison ( moins en été ).
Par contre, en semi cascade ou cascade, c’est plus facile d’en trouver au rempotage.

La profondeur du pot a un impact important sur la notion de l’eau dans le pot.

Bonjour,

Je me permets d’intervenir, même si ce n’est pas chose aisée.

Engrais organique et engrais chimique, ce sont tous deux des engrais. La différence réside principalement dans la rapidité avec laquelle les nutriments sont disponibles pour la plante. L’engrais organique doit subir plusieurs transformations avant que ses nutriments ne soient assimilables, tandis que l’engrais chimique les fournit directement. De plus, en bonsaï, la matière organique n’améliore pas le substrat car elle est généralement fournie dans des sachets qui sont retirés par la suite. Par conséquent, l’idée d’améliorer la CEC, la rétention d’eau ou la structure du substrat avec de l’engrais organique est à oublier.

L’engrais organique n’est pas intrinsèquement meilleur que l’engrais chimique. On pourrait obtenir les mêmes nutriments, en termes d’unités et de qualité, avec de l’engrais chimique, simplement en le dosant moins, ce qui le rendrait plus économique. Dans l’industrie des engrais, qu’ils soient organiques ou minéraux, les grossistes se basent sur le rapport prix/unité de nutriments assimilables (en NPK), quel que soit le nom commercial. Seuls les oligo-éléments ou quelques autres éléments complémentaires augmentent ensuite la valeur commerciale des produits.

En bonsaï, à notre échelle, l’utilisation d’engrais organique ou chimique se résume à une question de dosage. Si, pour apporter la même quantité d’azote (pour ne citer qu’un élément), il faut multiplier la dose d’engrais organique par 10, il est peu probable qu’il y ait une économie réelle.

Personnellement, j’utilise les deux types d’engrais, en fonction des plantes, de la saison (température et humidité) et des nutriments à apporter. Et lorsque je crains de sur-doser et d’accélérer la croissance, je privilégie l’engrais organique, car à moins d’en mettre une dose de dingue, moins de chances de sur doser.

Pour illustrer simplement, prenons l’exemple d’une pincée d’engrais chimique. Mon sac de 10 kg, assez cher, durera 10 ans. Pour un apport équivalent en nutriments, je devrai utiliser une poignée d’engrais organique. Le sac du même poids, certes moins cher, ne durera que 2 ans.

Examinons maintenant les autres options : le thé de compost, le lombricompost et le fumier décomposé. La question cruciale est : quelle est leur capacité d’apport en nutriments pour une dose donnée ? Cette information est primordiale pour déterminer le coût réel de la matière. Sans elle, on se fie à l’intuition. Ces trois engrais organiques sont d’excellentes options, surtout si vous compostez chez vous (mais attention à la qualité du compostage). Le lombricompost est particulièrement efficace, mais son utilisation n’est pas pleinement optimale si l’on ne le mélange pas au substrat ou si l’on ne le laisse pas en surface et contact direct avec le sol, comme tous les amendements.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout …

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pour moi, l’engrais organique apporte plus que le chimique, en plus des eventuels oligo-elements, par ex. il encourage/stimule le developpement des mycorhizes. Je pense que ça apporte aussi un “plus” sur la “vie dans le sol” :thinking:

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Pour ma part, c’est étalé à la surface du substrat. Je pense que je ne suis pas le seul…

Attention à ton fil Clément. :wink:.