Faut-il présenter les Bonsaïs en Vidéos et/ou Photos ?

Je suis persuadé que pour provoquer des émotions, la vidéo est un meilleur outil que la photo.

Elle me semble tout aussi importante quand un spectateur est désireux de proposer un projet ou une modification structurelle. Dans ce cas, fort d’une vision globale de l’arbre, il pourra toujours provoquer un arrêt sur image ad libitum, faire une ou plusieurs copies d’écran, et illustrer ses idées dans un logiciel de traitement d’image. L’image ainsi captée sera de qualité largement suffisante pour servir de support à la traduction fidèle de sa pensée.

L’avantage de ce processus en deux étapes serait de mieux faire prendre conscience du réalisme de la proposition.

Copie d’écran du dispositif. Lien ci dessus pour jouer avec.


A vrai dire je n’ai pas compris d’emblée la portée du dispositif. Après avoir joué avec la simulation, j’ai compris qu’il s’agit d’un genre de pantographe permettant de déporter physiquement le centre de rotation à distance du sujet (travelling circulaire) avec – et c’est ça le clou – une caméra qui le pointe invariablement, sans intervention du cameraman.

C’est de la bonne géométrie euclidienne. La réalisation pratique reste à bricoler.

Faire tourner la caméra ou l’arbre ? That is the question.

Le fait de pouvoir faire tourner l’arbre - et non la caméra - permet de multiplier les angles d’éclairage sur tout ou partie de l’arbre (un collet, un bois mort, un embranchement…). La rotation de l’arbre crée alors un jeu d’ombres et de lumières qui évolue à la surface du sujet. Cela induit une connaissance volumique d’un détail jusqu’à en modifier profondément la perception initiale et unique qu’on pourrait avoir avec une photo.

Pour des raisons de stabilité, les travellings horizontaux ou verticaux sont plus difficiles à réaliser : il faut tourner la caméra sur son trépied.

Néanmoins j’aime alterner les deux.

Bravo pour la curiosité.
Je confirme que le dispositif a été (mal) réalisé par un jeune photographe et vidéaste.
Je l’ai modifié afin qu’il soit conforme a l’usage en termes de montages de roulements.
J’avoue que de le voir bien fonctionner en vraie grandeur est très gratifiant.
Le proto était fait en alu; Pour une adéquation avec les transports longue distance en avion il était question de le refaire en fibres de carbone, mais je n’ai pas eu de retour depuis longtemps.

Maintenant, l’un n’empêchant pas l’autre, faire tourner un plateau qui supporte un bonsaï est vraiment simple;
Vitesse de rotation constante; nombre de tours minute; source d’alim etc… sont des choix a faire; Mais pour la réalisation je ne vois pas de gros problèmes quand bien même il serait question de très lourdes potées.

Il est vrai que les supports tournants électriques sont maintenant de prix abordables, au moins pour supporter des charges en dessous de 10 kg.

Une astuce utile lorsqu’on dispose d’un tabouret tournant sur son axe, est de prendre une longue tige de bois aux extrémités de laquelle on fixe un ou plusieurs sandows tendus et enroulés sur leur longueur libre en deux spires autour de l’axe.

De cette manière la tige tenue par une extrémité et effectuant des mouvements rectilignes imprime une rotation à l’axe.

Un crobar:

Je trouve que vous cherchez midi à 14 h ! Je tourne mon plateau à la main. C’est tellement plus simple.
Les plateaux électriques ? Pourquoi ? Ils tournent à vitesse constante quel que soit l’instant dans la séquence. Quel ennui ! Moi, j’aime accélérer un peu sur des passages moins intéressants ou m’appesantir sur des angles plus dramatiques.
A quoi sert un lateau électrique quand on balaye l’arbre de haut en bas en contre-plongée ? Quand on veut se balader de gauche à droite dans le bas d’une forêt ?
C’est bien plus vivant que la rotation uniformément monotone.
Ces variations de vitesse ou ces travellings verticaux, les ressentez vous comme gênants ?
Pas moi.

Artisanal contre industriel, manuel contre motorisé, peinture contre photo, photo contre vidéo… sont des choix personnels.
Je n’y trouve rien a redire.

J’ai proposé un dispositif permettant de faire tourner un support depuis une position hors champ.

Décidément, si on zappe tes « moi je », tu n’as plus vraiment d’heure à donner

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Le dispositif avait été proposé par @petitpoissondansleau et j’ai expliqué dans ma réponse pourquoi il ne me convenait pas. C’est même le fait de l’avoir testé qui m’a convaincu de la nécessité de procéder à des montages vidéos.
Ton mérite est de l’avoir fort bien illustré.

Je n’utilise pas l’expression « moi je » et pas seulement parce que c’est une tautologie… On peut vérifier.
Cela ne m’empêche pas d’exprimer sur ce forum mes idées personnelles.
Je ne comprends pas l’expression « tu n’as plus vraiment d’heure à donner ». Ce doit être idiomatique dans le Midi, non ?

manuel ET motorisé, peinture (ou dessin) ET photo, photo ET vidéo…
Ces choix ne se valent pas.
La décision devrait se faire en fonction de ce qu’on vise.
Le dessin, par exemple, dépouille la scène de la couleur, de tous les détails inutiles pour se centrer sur un point ou une idée précise. Le dessin épure.
C’est un peu le même rapport qui existe entre la vidéo et la photo.
La vidéo (à 360°) ne cache rien. La photo expose un seul angle de vue, par exemple celui dont il est question dans un débat.

Je suis bien d’accord.
Je n’ai pas écrit que les choix pouvaient se valoir, en aucune manière.
Chacun emploie la technique qu’il veut en fonction de ses aspirations et de ses choix personnels ses gouts, ses objectifs, peut etre même en fonction de ses moyens ou de ses possibilités.
Par exemple, je suis bien incapable de produire un quelconque dessin et donc c’est un choix que je ne ferai jamais.

Je suis en mesure de concevoir et réaliser un dispositif motorisé tout simple sur lequel on a l’entière maitrise de la rotation.
Continue ou saccadée, vitesse fixe ou variable, arret et reprise de la rotation a la demande…tout cela par l’intermédiaire d’un simple bouton a tourner dans un sens ou dans l’autre.
La poésie et la créativité ne sont pas ennemis de la technicité.

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