L’arbre a des défauts : je l’ai rabattu car les branches du haut étaient devenues trop grosses et elles étaient mal placées.
Un côté de l’arbre est dépourvu de branches. C’est de ma faute car je l’avais mis à grossir en pleine terre dans la haie de mon jardin et faute de lumière, les branches d’un côté ont séché.
Je vais voir comment il réagit et je grefferai par perçage si besoin.
Pourquoi ne tenterais tu pas une voir deux greffes par perçage, tu as quelques longueurs utilisables dès maintenant, tu pourrais combler facilement le manque de branches sur le côté concerné. L’arbre est encore jeune et en culture, je n’hésiterai pas amha.
Oui Shrub, j’aurais pu tenter les greffes mais je vais attendre de voir ce qu’il me propose.
Rempotage + coupe de la tête + greffes : je trouve que ça fait beaucoup en une seule fois. D’autant plus que je voudrais freiner la vigueur de certaines branches dès cette année.
Je suis peut-être trop prudent.
Mais bon, il sera toujours temps de faire les greffes l’année prochaine ou la suivante.
Il faut vraiment creuser la coupe.
Dans l’état actuel, tu ne peux que le réaliser difficilement à la pince concave par manque de prise. Il faut y procéder manuellement ou avec une dremel par exemple.
Les notions de concavité et convexité posent souvent un problème de compréhension.
Le bourrelet cicatriciel est grosso modo de la même épaisseur sur le pourtour de la coupe sauf dans le plus bas où il se réduit à un filet mince.
Pourquoi a-t-on une conicité inverse après une coupe ?
Parce que largeur tronc (en haut) plus (largeur bourrelet) *2 > largeur tronc (en bas)
On ne décide pas de la largeur du bourrelet (ça dépend de l’espèce), donc pour éviter l’inversion de conicité, la seule solution est de diminuer la largeur du tronc avec un coupe très concave, pratiquement en sifflet (en bec de flûte à bec pour être imagé).
C’est ce que j’ai fait sur ce hêtre (dommage de pas avoir la photo juste après la coupe).
Très peu d’inversion de conicité
Désolé d’insister lanig mais je ne vois pas en quoi ton résultat est meilleur que le mien.
Je pense que la cicatrisation et l’épaisseur du bourrelet dépendent bien sûr de l’essence considérée mais aussi de plein d’autres facteurs : vigueur de la branche relai, largeur de la coupe, inclinaison de la coupe et bien sûr le temps.
Du coup, j’ai fait quelques mesures au pied à coulisse pour pouvoir suivre l’évolution des coupes réalisées sur ce hêtre (et pour la coupe réalisée sur le charme).
J’hésite à faire sauter le bourgeon situé sous la coupe car il va ralentir la cicatrisation en pompant la sève et puis l’arbre en a fait un plus bas qui commence à se développer.
Je vais laisser les autres bourgeons de l’arbre débourrer avant de faire cette intervention car pour le moment seulement deux ou trois bourgeons sont gonflés.
Du coup, peux-tu préciser le diamètre de la coupe réalisée sur ton hêtre et le temps entre la coupe effectuée et les photos que tu montres ?
Ca permettra de préciser les choses et de pouvoir comparer. Merci.
Je n’ai pas de photos du moment de la coupe qui elle doit dater de deux ans. Ce que je lui trouve de mieux, c’est qu’il y a une très légère conicité inversée en bas mais pas en haut : le diamètre du tronc après la coupe est bien plus faible que celui « avant », ce qui n’est pas le cas sur la tienne.
Il est quand même conseillé depuis longtemps que sur les espèces à petit bourrelet, on coupe à plat, comme pour les azalées.
Depuis plus de 25 ans que je fais du bonsaï activement, j’ai essayé les coupes convexes, les coupes à plat et les concaves. Je ne garantis pas l’absence de conicité inverse sur les espèces à gros bourrelets comme le hêtre mais c’est encore avec les coupes concaves ou en bec de flûte que j’en ai le moins.
Au final, j’ai supprimé le bourgeon situé à environ 1cm sous la coupe puisqu’un autre commence à se développer en dessous (celui indiqué par Fabizen).
J’ai également deux/trois autres bourgeons dormants situés plus bas sur la face “dénudée” de l’arbre. Je compte pratiquer la coupe à deux feuilles dès que les autres bourgeons de l’arbre s’ouvrent pour inciter ces bourgeons dormants à s’ouvrir.