Sur le hêtre la couleur pourpre n’est pas définitive. On voit des vieux hêtre pourpre reprendre une couleur plus verte sur la totalité ou partiellement. C’est propre au fagus me semble t il.
On peut même parfois observer des formes pourpres plus vigoureuses que la forme type. J’ai en tête un hêtre pourpre qui est vraiment très fort et très gros de tronc il vit des jours paisibles au sein d’un petit parc peu fréquenté, il faudrait que je m’équipe d’un mètre ruban le jour où j’y repasse.
Les formes pourpres sont plus adaptées à la pleine lumière que le type sauvage. Sur nos étagères, cette couleur n’est pas forcément un handicap et ça explique probablement l’observation de@Shrub.
Allons y par étapes.
1) la lumière visible par l’homme est trés réduite parmi le spectre existant ( c’est la limite de l’oeil ). Dsions de 380 à 780 nanomètres ( nm )
2) la chlorophylle.
Elle est verte ( pour nous ) , ça veut dire qu’elle renvoie la lumière verte qu’elle n’utilise pas. Inversement, elle absorbe et utilise les 2 exrémités du spectre visibles, vers le bleu d’un coté et vers le rouge de l’autre.
3) carotène.
C’est différent. C’est orange / rouge car renvoit ces 2 couleurs, et ça n’absorbe « que » du bleu.
Pas sûr que ce soit une faiblesse dans tous les cas…Et par ailleurs, ça absorbe du vert, qui n’est pas employé en chloro.
Le carotène a aussi un rôle en photosynthèse ( mais je stoppe là ), donc la faiblesse est trés relative.
EDIT ( ajout image illustration )
LE blanc est virtuellement la somme de toutes les couleurs, il renvoie tout et n’absorbe rien, c’est pour ça qu’une carroserie blanche au soleil sera moins chaude. Inversement le « noir » est aucune couleur ( en qq sorte ), il abosrbe tout et renvoie rien, il chauffe.
4) cas perso pour illustrer ( et au delà du perso ).
Là ou sont mes arbres, les prunus cerasifera ( a priori ) en pleine terre sont plus abondants que le chiendant. Ca sort de partout spontanément. C’est rouge au printemps, rouge en septembre, parfois un peu verdatre / rouge délavé en été ( selon le régime hydrique de la saison ).
En tout cas, ça résiste trés fort en plein soleil et sol hyper sec / filtrant ( et pourtant c’est rouge…).
La floraison n’est clairement pas aussi éclatante qu’un serrulata, mais ça fleurit. La production de fruit est assez anecdotique, c’est fraichement hyper acide. Par contre c’est ultra robuste, même à la sécheresse, même au plein soleil.
Je crois qu’il peut y avoir une association feuille rouge / fragile, qui est assez portée par celui qui est sensible au palmatum. Ca n’en fait pas une vérité généralisable. On peut penser aussi au loropétalum, assez résistant au plein soleil. Le critère de la couleur du feuillage n’est pas un critère pris seul qui permet de conclure quoi que ce soit, dans un sens favorable ou défavorable de n’importe quoi.
Perso avec mon recul des deux espèces, le pourpre est plus vigoureux/fort que le vert. Bourgeons plus gros, ramification plus grossière d’où la difficulté à miniaturiser feuilles et ramification.
En effet des feuilles+/- verte décoloré peuvent apparaître en cours de saison, ceux de pleine terre vire plus vite au vert sur parfois tout le feuillage…surtout en stage juvénile.
Pour revenir au broutage, tous les deux ans l’année N1 post rempotage semble être un bon programme sur les arbres établis qu’on veux faire ramifier.
Merci à tous pour vos infos enrichissantes ![]()
Je n’ai jamais observé de différence entre les 2 au sujet de la vigueur. Au parc de Maulévrier on peut observer un pourpre verdissant magnifiquement énorme. Mais je connais dans les Pyrénées des sauvages particulièrement imposants.
A prendre avec des grosses pincettes d’usages…( je crois et j’essaie de préciser à chaque fois autant que possible le certain, du probable, du possible, et de l’incertain )
- je parle de prunus cerasifera et pas de fagus ( un énorme biais en soi, comme la limite de ce que soulignais plus haut si on extrapolais à tord depuis palmatum )
- je parle de pleine terre spontannée.
- ça reste de l’observation empirique, avec ses limites.
Les juvéniles sont, en gros, toujours rouges, toute l’année. Dans un terrain fortement filtrant / sablonneux, c’est le régime sec en été en surface, et même en demie saison c’est trés vite trés sec.
Pour les sujets plus agés qui ont développé le racinaire ad’hoc, la nappe phréatique est à moins 1.6m en hiver, et moins 2.4 m en été de grande sècheresse. Ceux là, même en été ultra sec avec zéro pluvio pendant 2 mois, ils sont d’un rouge un poil verdasse…et même les junéviles trés rouges restant rouges, ils passent le cap de la saison ultra sèche ans crever ( mais ne pousseront pas…).
La couleur rouge n’est pas due au carotène mais aux anthocyanes.
De manière rigoureuse …presque oui ( mais presque, et autant « non », et dans les espèces les plus connues par le particulier ce sera « surtout non » ), mais d’un autre côté ça n’intervienent plus dans un phénomène de photosynthèse, contrairemenent aux caroténoides.
La couleur apparente ( pour l’oeil humain ) reste l’artéfact d’un appareil de mesure imparfait. De toutes les manières,il y a généralement un peu de tout partout, l’oeil humain « voit » une partie prépondérante selon selon son prisme.
Sur le fond je suis OK sur ta remarque, mais on touche aux limites de la vulgarisation, vu le point de départ qq messages plus haut, qui prtait de loin.
Les anthocyanes sont rouges mais hyper fragiles et peu durables. Pour coté violacé ( j’ai cité plus haut le cas du Loro ), il y a trés probablement une condensation « idéale » tanin / anthocyane ( et / ou les espèces « pourpres » et pas seulement rouges ). Un excés d’antho circulantes, ça conduit à des des petits polymères antho / antho et ça vire à l’orange.
De manière identtique ( enfin différente ! ) une espèce riche en tanins fera facilement des petits polymères de tanin / tanin qui donneront aussi une couleur orangée. L’invisible deviendra coloré !
Les carottes rouges sont colorées en premier lieu par des lycopènes, c’est la famille caroténoides ( et pas anthocyanes ).
Les tomates rouges ( les rouges, pas les vertes ou les jaunes ) sont rouges avant tout par des lycopènes, dont aussi une famille des caroténoïdes et pas des anthocyanes. Le lycopène est aussi majoritaire dans la pastèque ( qui n’est pas orange ), et aussi dans le pamplemousse rose qui pour autant est « rose » depuis l"oeil humain, et pas rouge.
Pour se rapprocher ICI du sujet en cours. Le poivron.
Je zappe lepoivron jaune ( mon préféré en cuisine, de loin ), parlons du poivron vert / rouge. En fait le vert / rouge c’est la même espèce, c’est juste le stade de maturité qui induira un rapport différent entre les pigments. Et le poivron rouge ( pourtant trés trés rouge ) il n’a pas d’anthocyane. Par contre à maturité, il sera bien chargé en …lycopène ( un carténoide, bien rouge ).
La couleur rouge du Fagus sylvatica purpurea est due aux anthocyanes.
https://www.researchgate.net/publication/257526275_Reflectance_spectra_and_images_of_green_leaves_with_different_tissue_structure_and_chlorophyll_content
Wahou la réponse est folle…
la seconde pousse est encore plus forte… allongement des entre noeud super long …j’ai presque envie de revenir à la première feuille de cette nouvelle pousse secondaire….non?
Chez toi @toto25 ça fait pareil?
Quand je dis que le purpurea est fort…
@LeeOw
Cela commence doucement à frémir !
Pour l’anecdote, hier, j’ai vu passer sur FB une video d’abroutage de jeunes feuilles de hêtre commun chez david Benavente
Génial ! Il a bien densifié on dirait. Les feuilles ont l’air de taille raisonnable
Tu avais laissé L’engrais ou tu viens de le remettre ?
Salut, l’engrais a été mis juste après la defoliaton.
Et là ça y est, gros pépère à perdue tout ses fils de ligature… plutôt content dans l’ensemble, tout tient bien en place, peu de marque de fils… je l’ai fait a temps car en apicale, zone la plus forte les fils commençaient à tout juste mordre les branches. Mais ça va, rien de catastrophique.
J’ai par la même occasion fait la deuxième taille de la saison en revenant à une ou deux feuilles.
Une bonne chose de faite… maintenant repos, je lui fou la paix, eau et engrais seront la seule recette jusqu’à la fin de la saison…
Avant :
Voilà une pleine remorque d’enfants remplie après la taille
Puis quelques clichés plein soleil après le travail de deligature et taille.
Il m’a tout de même pris quelques heures le bougre ![]()
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Beau travail ! C’est un bel arbre.
Curieux de le voir cet hiver pour apprécier le gain en ramifications. ![]()











