Il se pourrait que des facteurs génétiques soient en cause, de la même manière que les pins de certaines zones sont nettement plus tortueux que la moyenne.
Chez les junip phoenicia, on rencontre des spécimens isolés dont toutes les branches sont en tire-bouchon très serré, même leurs nouvelles pousses semblent presque "crépues" (je penserai à faire une photo la prochaine fois que j'irai me balader dans leur coin).
Avec l'expérience de pas mal de prélèvements, j'ai constaté que la frondaison des pins poussant dans des terrains difficiles est dirigée pour faire de l'ombre aux racines actives..
Dans ce cas, si le système racinaire évolue, le pin se tord pour suivre le mouvement.
L'effet d'une saillie de pierre entaillant le tronc le long de sa pousse peut aussi provoquer un tel enroulement,de la même manière qu'un copeau s'enroule sous une gouge. On voit cela plus couramment sur des buis.
Cette cause me semble la plus probable pour les pins vus en photo.
Parmi les déformations possibles, il y a encore l'effet d'un manque de bore, qui tord les chandelles.
La génétique n’est pas en cause, les essais de semis issus de plants torsadés ne donnent pas de résultats identiques aux parents. Idem pour la pierre le tronc peut se blesser sur une petite longueur mais pas sur toute la longueur et pourquoi en torsade… le système racinaire oui il semblerait que lon observe cela sur les vieux châtaigners. Mais qu’elle en est la cause ? Mais ici on est en présence d’une blessure. Pour les juniperus c’est différent je pense, ce nest pas des vrilles juste des veines qui meurent et façonnent les troncs. Un vrai mystère…
en gros si on prend les hypothèses les plus probables, ça serait en partie du au caractère génétique et en partie à une adaptations aux conditions difficiles.
La génétique n'est pas en cause, les essais de semis issus de plants torsadés ne donnent pas de résultats identiques aux parents.
Pourtant sur le grenadier par exemple, l'espèce classique ne vrille généralement pas, alors que la variété "Nejikan" vrille systématiquement, la différence entre les deux est génétique. Mais peut être que sur pas mal d'espèce, un caractère génétique permet la vrilles uniquement si certaines conditions de vie sont réunies.
En y reflechissant j'arrive à comprendre comment on passe d'un pin avec plusieurs veines qui tournent tout autour du tronc à un arbre qui n'a plus qu'une veine qui tourbillonne tout autour du tronc et qui change sa ligne avec le temps sous l'effet "corrosif" du soleil et de la neige : mort d'une cime, d'une branche ou d'une racine et donc de la veine qui les reliait.. par contre j'arrive pas à comprendre comment on passe d'un pin classique sans veines tournantes à un pin dont le flux de sève tourne autour du tronc.. peut-être la genetique, peut-être les conditions climatiques comme vous l'evoquez ?
ps : Naka a expliqué qu'on peut faire un shari tournant sur un pin ou un junip en posant d'abord une ligature et en laissant les veines se former autour du tronc au fil du temps, puis en retirant la ligature et creation d'un shari à l'emplacement de l'ancienne ligature et année après année, on élargit le shari tournant
On observe des buis, dans les collections telles que celle de François Gau ou d'Olivier Lozère, dont le tronc est entamé tout le long de sa pousse par une saillie rocheuse, formant alors un shari continu et parfois un net enroulement.
L'action de la roche est d'autant plus forte que le vent peut contribuer à un frottement permanent, empêchant la fermeture de la blessure.
J'ai personnellement observé des buis affectés par ce phénomène, dans la nature, c'est pourquoi je pense que cela peut aussi se produire sur des pins.
Cela donne des arbres affaiblis et impropres à l'exploitation sylvicole.
Malgré quelques recherches, je n'ai jamais trouvé des explications sérieuses de ce type de croissance
Dans la nature que je connais et que je fréquente, je ne vois pas de blessures qui suivent cette structure spiralée. C'est pour cela que l'écorçage de ce pin , contrairement au genevrier sabine, ne m'évoque rien, sauf un artefact .
ps : Naka a expliqué qu'on peut faire un shari tournant sur un pin ou un junip en posant d'abord une ligature et en laissant les veines se former autour du tronc au fil du temps, puis en retirant la ligature et creation d'un shari à l'emplacement de l'ancienne ligature et année après année, on élargit le shari tournant
Oui, je suis d'accord, c'est exactement les même marques que va provoquer une plante grimpante sur un jeune arbre. Il est courant de voir des arbres avec des marques en spirales (comme sur ce pin) et de les garder très longtemps. Une ligature naturelle.
Cela donne des arbres affaiblis et impropres à l'exploitation sylvicole.
Malgré quelques recherches, je n'ai jamais trouvé des explications sérieuses de ce type de croissance
Dans la nature que je connais et que je fréquente, je ne vois pas de blessures qui suivent cette structure spiralée. C'est pour cela que l'écorçage de ce pin , contrairement au genevrier sabine, ne m'évoque rien, sauf un artefact .
Ici on est vraiment sur une pousse en spirale, avec des fibres qui poussent toutes dans le même sens, mais sans blessure apparente. Cela fait longtemps que cela est observé, et aucun scientifique ne peut donner une explication... l'arbre vrille sur un coup de vent et en garde la mémoire? toujours est il que les résineux que j'ai observés finissent par s'écrouler sur leur propre poids. Mais pas les feuillus qui reste en place longtemps après leur mort et montre cette belle structure. Mais on est ici face un phénomène différent du pin en question sur les photos.
C'est pour cela que l'écorçage de ce pin , contrairement au genevrier sabine, ne m'évoque rien, sauf un artefact .
c'est marrant j'ai l'impression que tu apprecies les arbres avec ton cerveau analytique (analyse froide). L'emotion qu'on ressent devant un arbre ou un Bonsai est bien differente d'une analyse froide, d'ailleurs tu l'aimais bien au début (au 1er regard) et tu t'es mis à gamberger pour ensuite le rejeter.. Pour moi le beau c'est tout de suite, en 1 sec : un bel arbre ça fait "boum" en 1 sec, et même si un pin n'est pas représentatif des pins chokkan quelle importance, j'ai même envie de dire que c'est tant mieux si tu trouves un pin exceptionnel par son shari tournant.
en gros si on prend les hypothèses les plus probables, ça serait en partie du au caractère génétique et en partie à une adaptations aux conditions difficiles.
Pourtant sur le grenadier par exemple, l'espèce classique ne vrille généralement pas, alors que la variété "Nejikan" vrille systématiquement, la différence entre les deux est génétique. Mais peut être que sur pas mal d'espèce, un caractère génétique permet la vrilles uniquement si certaines conditions de vie sont réunies.
On observe des buis, dans les collections telles que celle de François Gau ou d'Olivier Lozère, dont le tronc est entamé tout le long de sa pousse par une saillie rocheuse, formant alors un shari continu et parfois un net enroulement.
L'action de la roche est d'autant plus forte que le vent peut contribuer à un frottement permanent, empêchant la fermeture de la blessure.
J'ai personnellement observé des buis affectés par ce phénomène, dans la nature, c'est pourquoi je pense que cela peut aussi se produire sur des pins.
Je comprend bien mais j'ai du mal à imaginer une blessure qui fasse une spirale et soit aussi régulière, tant sur l’espacement que sur son angle, soit le résultat d'un frottement.Un shari oui sans soucis, en forme de courbe aussi, mais en spirale....
On peut proposer que l'allongement des cellules du coté vivant du tronc exerce une poussée mécanique assymétrique provoquant sa courbure, et donc une spirale sous l'action permanente de cette contrainte.
Un phénomène de poussée assez comparable est connu dans le mécanisme de l'héliotropisme, ou l'on voit que les cellules de la plante non exposées à la lumière s'allongent plus que celles exposées, du fait de la dégradation par la lumière des auxines initiant l'allongement cellulaire.
Le résultat est une coubure de la tige, orientant la plante vers la lumière, et si cette force était constante, la tige prendrait une forme spiralée.
On peut d'ailleurs supposer que c'est le cas des volublis, dont le tuteur provoque une ombre déterminant leur croissance en tire-bouchon.
Bien-sûr, un pin est apparemment difficile à comparer à un lizeron, pourtant leurs mécanismes biologiques sont très semblables
On peut proposer que l'allongement des cellules du coté vivant du tronc exerce une poussée mécanique assymétrique provoquant sa courbure, et donc une spirale sous l'action permanente de cette contrainte.
Un phénomène de poussée assez comparable est connu dans le mécanisme de l'héliotropisme, ou l'on voit que les cellules de la plante non exposées à la lumière s'allongent plus que celles exposées, du fait de la dégradation par la lumière des auxines initiant l'allongement cellulaire.
Le résultat est une coubure de la tige, orientant la plante vers la lumière, et si cette force était constante, la tige prendrait une forme spiralée.
On peut d'ailleurs supposer que c'est le cas des volublis, dont le tuteur provoque une ombre déterminant leur croissance en tire-bouchon.
Bien-sûr, un pin est apparemment difficile à comparer à un lizeron, pourtant leurs mécanismes biologiques sont très semblables
Bien sur l'héliotropisme ou phototropisme est bien connu et expliqué, mais dans ce cas ce n'est pas possible, la croissance en spirale reviendrait vers l'ombre. La croissance asymétrique du à du bois mort serait plus généralisé. De nombreux arbres ont du bois mort ou dégradé et continues à pousser droit. Désolé tsubaka, à ce jour à ma connaissance, la science n'a pas d’explication.
Comme pour pas mal de formes particulières, celle-là doit être complètement absente de certaines zones, et plus courantes dans d'autres.
Perso et par exemple, je suis dans un secteur ou les vieux sylvestres nanifiés sont en forme en parapluie, sans contorsions ni branches basses, donc sans grand intérêt.
On est pas dans les alpes ou en Auvergne
Si j'en croise un tirebouchonné, je regarderai avec soin comment il aura poussé pour en arriver à ce résultat.
on est d'accord, et toutes les sabines qui poussent en montagne ne forment pas des veines avec shari tournant, certaines ont des veines et bois morts tout raides, ininteressants tandis que d'autres ont des veines et des bois morts avec un superbe mouvement .. c'est ce qui fait la beauté et le prix (fonction de la rareté).. Si on fait pousser une sabine dans son jardin, elle va pousser sans faire de shari tournant, donc on peut dire qu'un shari tournant (sur pin, prunus ou juniperus etc) est une rareté et quelque chose de beau.. rareté + beauté -> prix/valeur en forte hausse
on est d'accord, et toutes les sabines qui poussent en montagne ne forment pas des veines avec shari tournant, certaines ont des veines et bois morts tout raides, ininteressants tandis que d'autres ont des veines et des bois morts avec un superbe mouvement .. c'est ce qui fait la beauté et le prix (fonction de la rareté).. Si on fait pousser une sabine dans son jardin, elle va pousser sans faire de shari tournant, donc on peut dire qu'un shari tournant (sur pin, prunus ou juniperus etc) est une rareté et quelque chose de beau.. rareté + beauté -> prix/valeur en forte hausse