Cadeau de Noël à quatre mains

D’ac merci pour vos conseils à tous deux, à moi de développer la technique qui me convient le mieux (et surtout, qui convient aux arbres de cette pépinière)

Sur ce pin le substrat draine correctement, donc je ne pense pas qu’il y ait urgence : il passera probablement au moins un an dans ce pot en observation avant de préparer la suite.

J’ai par contre un autre Thunberg déjà transpoté, même genre de motte et depuis plus longtemps, dont le drainage est limite : celui-ci aura la priorité pour le rempotage de printemps, ça me permettra d’affiner la façon de faire.

Un instructeur de la FFFB passé au club me conseillait d’y aller sans peur en grattant direct la motte avec précautions sans vraiment tailler les racines, mais j’avoue que ça ne m’a toujours pas convaincu :sweat_smile:

Les mottes glaiseuses de chez Galinou, vous arrivez à vous en défaire uniquement au jet d’eau ou alors il faut griffer abondamment?

je ne suis pas instructeur, mais je pense que ça dépend aussi de la vigueur de l’arbre et la quantité de radicelles/petites racines qui sortent du coeur de motte.

Imaginons, tu sors ton pin de son pot au printemps, et y’a presque pas de petites racines/ radicelles/pointes blanches qui sortent de la motte, alors dans ce cas, il vaut peut-être mieux jouer la prudence, et ne pas toucher la motte. Si y’a un vrai chignon de nouvelles racines au fond du pot, qui soulèvent la motte, alors tu peux gratter le coeur de motte.

T’es d’accord @lanig ?

Pas suffisamment de nouvelles racines et de mycorhizes à mon goût pour que je prenne le risque, raison de ma prudence.

Mais je pense que je commence à comprendre les pratiques de ce pépinieriste.

il sort ses arbres de terre en préservant la motte, les met en pot de culture pour 2 ans pour s’assurer de la reprise, et là deux cas :

  • Il les vend dans le pot de culture, donc c’est direct la motte d’origine, dure et non drainante. Il faut transpoter tout de suite, et ça doit se rempoter dès le printemps suivant, en faisant dans l’intervalle très attention à l’arrosage
  • Il les rempote en pot à bonsaï avant de les mettre en vente, dans du terreau ou équivalent (dommage), ça reste (à peu près) drainant et on peut (et doit) attendre un peu, meme si le transpotage est toujours préférable.

Trouvé ça sur leur blog : La terre made in Galinou ? ça fournit quelques précisions

Ils ont même publié ça, mais ça peut aussi être une façon de se protéger des ennuis : “Nous vous conseillons vivement de garder une partie du substrat d’origine. Il ne faut pas oublier que la majorité de nos arbres sont issus de semis. Leur enlever entièrement la terre d’origine pourrait être fatal sur des espèces comme les pins, azalées ou myrtes”

J’espère pouvoir parvenir à gêrer ça correctement, je m’en voudrais de fermer la porte à ces arbres qui restent abordables, et qui correspondent bien à mes besoins : des arbres non finalisés, mais une bonne base de travail.

J’évite le jet d’eau sur les pins, mais je ne me gène pas sur les feuillus.

Laisser sécher, grattage doux (pas à la triple griffe :grimacing: ), patience et longueur de temps, maudire le pépiniériste :rofl:

Perso je suis obligé de griffer abondamment. Au centre de mottes, j’ai souvent un bloc de glaise compact chez mes arbres de Galinou

Ce genre d’outils aide bien

Les modèles avec un renflement au bout et un manche ovalisé offrent une meilleure tenue en main, du coup on fatigue moins :

Il faut que j’en rachète un avant le printemps : ma femme l’a emprunté pour désherber les massifs du jardin, du coup la pointe a diminuer d’un bon cm au fil des refaçonnages.

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Je n’ai pas d’avis car pas d’expérience. J’ai juste un souvenir, il y a plus de vingt ans, d’avoir rempoté un pin sans pointes blanches, je l’avais mis dans un très mauvais substrat (un samson : sable, terreau, terre de jardin), tout était tombé lors du dépotage mais l’arbre avait survécu.

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Un vieux tournevis affûté et courbé, fait très bien l’affaire pour pas cher.

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Pourquoi pas. Mais un tournevis c’est fait plutôt pour appuyer que pour tirer. Alors que là il suffit d’une pression minimale sur le manche pour tirer l’outil vers soi.

Il arrive un âge où on apprend à se ménager.

Un tournvis que tu courbe pour lui donner l’angle que tu veux et pouvoir tirer avec. Le grand age a pas toute les excuses :grin:

Il y a la praticité de l’outil, mais aussi le plaisir que l’on peut prendre en l’utilisant, personnellement, une griffe comme ça manche en bois, tu en trouve pour 10 euros, moi j’aime bien.

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+1 c’est celle que j’utilise, achetée chez Paris Bonsai. je m’en rappelle car j’avais perdu la mienne, suite à la mise en terre d’un arbre (elle etait dans le sol, retrouvée 2 ans après tout rouillée).

J’ai eu du mal à retrouver ce modèle, avec renflement à la base et manche agréable. Il en existe d’ailleurs 2 modèles, petit ou grand.

J’ai aussi le modèle chinois à 10€ mais il est tellement peu pratique à tenir qu’il prend dorénavant la poussière.

C’est quand tu grattes de la terre dure, des gros galets, que tu prends conscience de l’utilité d’avoir un bon manche :smiling_face_with_sunglasses:

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Au passage, “l’âge auquel il convient de se ménager”, je découvre que ça a du sens avec ces arbres de taille respectable : je commence à avoir du mal à les manipuler seul, alors que mon gendre de 35 ans les attrape sous le pot et les balade dans le jardin avec facilité.

Je pense qu’un jour ou l’autre je chercherai sur le coincoin une petite table élevatrice avec les roues qui vont bien, ça devrait avoir son utilité.

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Au delà du transport de l’arbre, le travail du racinaire au rempotage peut être laborieux sur des gros pépères.

J’en ai fait l’expérience sur un de mes ormes cet année. Heureusement qu’il était en reprise avec peu de branches car j’étais obligé de le poser sur le côté pour travailler la motte. ce qui sera impossible a faire sans casse quand il aura développer de la ramif.

Faut que je me bricole un système de sangles pour le tenir en lévitation la prochaine fois…

J’avais vu quelque part, peut être sur feu EDG, quelqu’un qui avait fabriqué une structure en métal avec une base large et stable et des barres parallèles au sol dans lesquelles le tronc se coinçait sous l’effet du poids de sa motte.

Un truc basé sur ce principe :

Moi, j’évite les arbres de cette taille donc je n’ai pas approfondi le sujet. En plus je n’y connais rien en soudure.

Marrant j’y pensais à bricoler qualque chose, vous faîtes bien d’en parler.

Il faut voir le “rempotoche” et nul doute que si @Toche passe, il se fera un plaisir de vous en dire plus

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Dommage beaucoup de liens sont morts sur le topic en question.

Mais je retiens l’idée du pied support à vélos, je dois en avoir un qui traîne quelque part.