Sur un pin d’Alep, cet amas d’aiguilles bien vivantes, bien vertes, bien différentes de l’arbre hôte. Ca fait plusieurs fois que je passe voir cet arbre, ça fait donc plusieurs années que ça dure.
Un balai de sorcière? j’ai trouvé ça sur Wikipedia.
La Maladie du balai de sorcière est le nom de différentes maladies galligènes de plantes ligneuses, surtout des arbres. Elle se manifeste par la formation d’une abondante ramification agglomérée en boule dense ou informe, le plus souvent stérile et composée de feuilles sous-développées.
C’est exactement cela, un balai de sorcière, c’est causé par un champignon ou une bactérie. Sur pin c’est généralement une bactérie. Cela à fait l’objet de plusieurs discussions sur ce forum. C’est relativement courant.
C’est vrai qu’en plus, visuellement, ça n’a rien à voir ! Peut-être pour servir de mémo technique ?
En parlant de choses bizarres et vu qu’ici il y a énormément de connaisseurs, j’ai aperçu en allant balader des bouleaux qui sont en train de dépérir (enfin celui sur les photos est mort depuis longtemps ^^). Quelle en est la cause ?
D’ailleurs cela m’a fait découvrir que le bouleau se plaît dans les sols les plus incongrus, ici, dans le nord, ils poussent comme des petits pains sur les terrils. (schiste et grès il me semble mais aux vues des bêtises que je sort en ce moment, méfiez vous ! ) Bref, je vous met les photos du boulot en question :
Le bouleau chez nous fait partie des espèces pionnières, capables de (re)coloniser rapidement des sols mis à nu, suite à des coupes rases, des incendies, à la fin d’activités minières ou sur des friches.
Ces espèces poussant rapidement ont en général une espérance de vie bien plus limitée que celle d’autres essences forestières de milieux “en place” comme le chêne par exemple.
Ces pionniers préparent le terrain pour d’autres formations végétales plus pérennes, mais cela peut prendre du temps (de quelques décennies à plusieurs siècles).
Sur les terrils, les temps de réaction seront forcément très ralentis avant de trouver un équilibre de type forêt originelle, par contre ils peuvent être très rapidement colonisés par tout un tas d’espèces adaptées aux terrains en mutation, qui peu à peu céderont la place à d’autres.