J'ouvre aujourd'hui ce sujet pour créer un fil de discussion concernant la résistance des oliviers au niveau du rempotage.
En effet, j'ai un olivier qui a été rempoté déjà plusieurs fois mais il lui reste encore de la terre d'origine qui est de la glaise.
C'est une assez grosse pièce, mais je ne pense pas pouvoir lui taper trop dans le pain racinaire d'un coup.
Ce qui serait intéressant dans ce fil, ce serait que tout ceux possédant des oliviers nous donnent leur expérience au niveau des rempotages :
- substrat utilisé;
- mise à nue ou non du pain racinaire à chaque rempotage;
- grosse taille racinaire ou non;
- des soins en particulier au niveau post-rempotage...
Enfin donnez nous tout ce qui vous parait important de savoir niveau culture des oliviers selon votre expérience car on l'oublie souvent mais la base du bonsaï c'est tout d'abord La Culture De L'arbre (si l'on ne sait pas cultiver on ne fera jamais de beaux bonsaï) et PAS sa mise en forme ... enfin en tout cas c'est moins point de vue et je pense qu'il est partagé.
Je possède un olivier de Majorque (olea sylvestris) et je sais qu'il a été prélevé à la tronçonneuse en coupant le tronc sans prélever de racines et puis mis en sac plastique noir jusqu'à la reprise (technique italienne).
J’ai rempoté le mien en mars dernier. Il s’agissait de son second rempotage et cette fois-ci j’ai veillé à enlever tout le reliquat de terre d’origine.
Jet d’eau, trempage de la motte dans une solution d’osiryl, rempotage dans chabazite (réutilisation de son précédent substrat après simple rinçage) + 20% d’écorce de pin compostée grossière.
Non, pas le mien (hélas). C’est un europae europae. C’est peu visible mais il est greffé sur du sylvestris (le feuillage des rejets le confirme).
Il tolère les sols calcaires mais n’est pas très sensible aux variations de PH.
la nature du terrain n'est pas une question vitale car l'olivier est très accommodant. Comme mentionné dans le paragraphe ci-dessus, il accepte aussi bien les sols acides que les sols calcaires.
J’arrose le mien avec une solution à 6,5 et mon substrat est sans doute plutôt acide, mais il pousse comme un malade et jamais de décoloration du feuillage, ni de problèmes fongiques. En 2018 je ne l’ai pas surveillé et il m’a fait un bon nombre d’olives.
Seuls petits soucis, des attaques de pyrale régulières et des cochenilles à bouclier de temps en temps.
Mais au fait, ficus, ton olivier est un sylvestris, non ?
Je confirme: après prélèvement d'olivier sauvage, je coupe la matte à la tronçonneuse, et je passe toutes les racines de surface qui restent au jet, puis en culture avec pomice 90% et 10% écorces de pin compostées.
On laisse pousser librement la première année.
En tous cas, aucun problème pour prélever.......... mais éviter le gel après le prélèvement bien sur.....
Suivant mon expérience en matière d'olivier (plutôt en grand sujet de pleine terre qu'en bonsaï), le calcaire n'est pas un réel problème. Ici dans les alpes du sud, le sol et l'eau sont très calcaires, et il y a des oliviers pluricentenaire à ne plus savoir qu'en faire, et quelques oliviers millénaires (voir mon avatar). C'est sans doute dû à la variété (cailletier), le site de rustica précise d'ailleurs "La plupart des variétés d'oliviers n'apprécient pas les sols calcaires". Après, je ne serais pas étonné qu'un ph neutre à légèrement acide favorise l'assimilation des nutriments, même si la mycorhization est à mon avis bien plus importante...
Par contre, l'asphyxie racinaire est à n'en pas douter l'ennemi numéro un de l'olivier. Au mieux il stagne, au pire, les champignons le bouffent par la racine.
Quant à sa résistance au rempotage, un olivier en bonne santé supporte presque tout, pourvu qu'on lui donne les bonnes conditions et le temps nécessaire pour la reprise. Pendant longtemps, des oliviers millénaires ont été arraché en Espagne pour être replanter un peu de partout dans de riches propriétés. un véritable trafic, parfois il s'agit d'une souche et d'un tronc sans branche ni racine, et ça repart!
On multiplie traditionnellement l'olivier par souchet, autrement dit, par "bouture" d'un éclat de souche.
Par contre, il faut plus craindre de lui laisser trop de feuillage que pas assez. Un olivier avec plus de feuilles que de racines est capable de crever, alors qu'un sujet sans racine ni feuille sait puiser dans ses réserves de bois pour refaire racine. En plus; il n'y a qu'à voir l'exemple de Bonsaiolo pour comprendre que le feuillage se refait très vite.