Résine deionisante

Il existe des résines qui font de l’échange d’ions, quand on utilise un adoucisseur.
C’est du remplacement, pas de la disparition d’ions ( auquel cas, il faudra à tout prix faire une publication qui vaudra un nobel ). La résine est chargée en cations sodium Na+, et ceux ci « remplacent » le Ca++ de l’eau ( une composante de sa dureté ).
Mais l’effet de la résine est peu durable. Selon sa dureté initiale ( celle de l’eau ) , un sac de résine de 25 litres en bille ( ça se trouve à moins de 100 euros ) ne traitera « que » quelques m3 / qq milliers de litres. La résine en elle même est bien plus durable, mais c’est alors qu’on effectuera des régénérations à des sacs de « sel ». Bref, c’est le principe d’un adoucisseur.
Dans une régénération, le nouveau sodium remplace le Ca++ capté par la résine, puis l’adoucisseur évacue la saumure de sel calcique formé, puis est prêt à repartir pour adoucir qq Mètres cube de flotte plus ou moins dure.

Utiliser une résine à usage unique, sans régénération, serait une totale gabégie ( technique, économique, environnementale ).
Une charge de résine de 25 kilos sera saturée au bout de qq milliers de litres, alors que cette résine serait « régénérée » avec seulement qq kilos de sels de régénération, et pourra effectuer qq grosses dizaines de cycles totaux ( saturation / régénération ) avant d’être vraiment flinguée, et devoir changer changer la résine.

Ensuite,
Il ne faut confondre dureté ( en degré français, c’est Ca et Mg ) et pH, pas toujours corrélé, même si Lanig n’est pas d’accord.
Pour savoir si une eau est « antartrante » ou pas, ou son inverse ( corrosive ou pas ) il faut connaitre l’alcalinité de cette eau et son pH.
J’ai parlé de tout ceci dans ce sujet, voir la fin de dicussion et le diagramme de Taylor.

  • Une eau « antartrante » va facilement déposer des cristaux visibles ( sur poterie, substrat, etc…) et de toute façon même un eau peu antartrante le fera aussi aprés évaporation.
  • une eau « dure » fera facilement du dépôt, mais aprés évaporation même un eau « moyenne » le fera aussi…
  • une eau « dure » serait un problème pour un cultivar calcifuge, une eau trop basique serait un problème pour un cultivar acidophile. Hélas, la nomenclature a tendance à confondre les 2 jusqu’aux années 80, et en gros cette confusion est encore trés présente en milieu « jardinage ».
  • Pour traiter une eau sur un végétal calcifuge, il n’y a d’autre solution qu’adoucir.
  • Pour traiter une eau sur un végétal acidophile, il « faut » acidifier ( baisser le pH ), alors que la dite acidification je jouera pas vraiment sur le Ca++ disponible ( voir…au contraire ).
  • L’importance de la dureté de l’eau et son pH sont trés relatifs vis à vis du substrat, car ce substrat ( selon sa composition ) a un effet « tampon » assez considérable ( potentiellement ) et le substrat ne sera corrigé par son eau d’arrosage qu’au bout d’un temps trés long d’arrosages multiples dans un temps / répétition trés long. Avec une eau un peu dure et un peu basique, le substrat d’un acidophile calcifuge demandera qq années avant saturation ( exemple, de la kanuma pour une azalée ) et de toute façon il sera temps de rempoter.

Oui, je sais, c’est pas simple. Mais au moins, je crois avoir répondu à la question, dans les grandes largeurs.

Par contre pour pulvériser malgré l’acide citrique mon feuillage à la longue fini par se tâcher de tâche blanche de calcaire.
C’est d’une logique ( chimie de l’eau ) assez imparable:
L’acifidication (avec un acide fort type chlorydrique ou sulfurique, ou un acide faible avec un certain effet tampon comme un acide organique qui tendra vers son pKa comme le citrique ou autre chose ) ne baisse pas la concentration de l’eau en calcium ( et même au contraire, la baisse de pH rend le calcium plus soluble et moins précipitable dans le récipient arrosoir du mélange ! ). Il subsiste donc dans l’eau d’arrosage tout autant de calcium que dans l’eau de puit, et celui finit ( par évaporation de l’eau ) par former un sel visible en surface feuille, in fine.
( parenthèse en passant vite fait = arroser du feuillage avec une eau de « sol » et pas une eau de pluie avec dureté de zéro, c’est de toute façon une idée discutable et qui ne peut qu’amener une chose parmi d’autres, çà savoir du dépôt de « sel » ).