Je n'ai pas trop eu le temps de passer mais c'est chose faite.
Le P.spinosa quelque soit sa provenance garde les même caractéristiques contrairement à P.domestica, son cousin proche. On peut même les confondre parfois car ils peuvent s'hybrider dans la nature. P.domestica à un avantage, il est plus vigoureux alors que P.spinosa est un arbre faible (en pot) malgré son caractère pionnier.
Pour commencer, il a mauvaise réputation pour le prélèvement. Tout simplement parce que c'est un arbre qui se multiplie par des rejets sous terrains sur ces racines. (C'est aussi une des caractéristique de P.domestica (mirabelliers sauvage)). Quand vous voyez un buisson, en fait, ce n'est qu'un arbre.
Si dans la nature, il accepte volontiers d’être brouté par le bétail sans trop en pâtir, en pot ce n'est pas la même chose. Une fois les pousses ayant fait 3 paires de feuilles, il ne faut plus intervenir contrairement au P.mahaleb par exemple. Cela dit on ne peut pas comparer ces 2 espèces qui n'ont rien à voir en fait. (cerisier VS prunier)
Donc on peut éventuellement intervenir dès la sortie des pousses mais une seule fois et sur les plus vigoureuses en pinçant à 2 feuilles. Après on laisse pousser.
Sur le P. domestica, on doit respecter le même protocole. Il est possible de pincer un peu plus tard voir une 2ème fois si l'arbre est vigoureux.
Si, par malheur, votre lapin à mangé les pousses à la mi juin et que l'arbre ne répond pas, il vous faudra éliminer toutes les fleurs au printemps prochain (et le lapin avec).
Pour garder la vigueur de votre prunellier en construction, le mieux est de laisser pousser toute l'année et de tailler comme vous en avez envie au printemps.
Avec une arbre en finition, il faudra gérer l'arrosage et le garder dans un pot assez petit tout ça avec un substrat fin.
Les Pspinosa aiment la lumière, il est préférable de les garder au soleil jusqu'aux grosses chaleurs cependant il est capable d'encaisser un été au Nord de la Loire en plein soleil.
Une exposition mi ombre est tout à fait possible mais j'ai remarqué que les couleurs d'automne sont moins flashies. Exposé à l'ombre et à trop d'humidité, vous risquez beaucoup de maladies cryptogamique car il y est assez sensible.
Au niveau de l'arrosage, il demande une arrosage copieux un peu comme les aubépines. Vous pouvez y aller ABONDAMMENT!
Les pucerons verts et les cochenilles sont ses ennemis. Une seule attaque de puceron non maitrisée et toutes les poussent sont déformées puis l'arbre s'affaiblit. Il faut traiter impérativement. Bio ou systémique les 2 fonctionnent bien. Surveillez régulièrement. Les cochenilles sont moins faciles à repérer et les symptômes sont la perte d'une branche puis une autre comme si elles étaient brulées.
La construction d'un prunellier se fait par la taille et un peu de ligature dès la sortie des pousses seulement pour les guider.
Tant que l'arbre n'est pas en exposition au printemps, vous devez garder le moins possible de fleurs.
C'est un arbre qui répond très bien aux tailles d'hiver et ne fait quasiment pas de retrait de sève. Il accepte les sharis mais il faut protéger avec du liquide à jin car son bois n'est pas très pérenne.
Il supporte bien l'eau calcaire et poussera bien dans la pouzzolane ou pumice.
Pour le marcotage, j'ai essayé 2 fois et j'ai eu 2 échecs alors que je n'ai pas de problèmes sur d'autres espèces comme les aubépines par exemple. Je ne peut pas en tirer de conclusion mais je dirais que ce n'est pas aussi facile que ce qu'ont pourrait le croire....
Voilà j'ai peut etre oublié 2 ou 3 choses...