Je crois que je préférais l'ancien pot ;) J'ai du mal avec ce pot lisse et raffiné et un arbre au côté sauvage, sans compter ses dimensions qui le rendent instable
L'ancien pot convenait mieux parce qu'il était non émaillé et rectangulaire.
Le nouveau pot est de toute beauté mais ne convient pas à cet arbre . On ne voit plus que lui. Il dame le pion à ton arbre.
Pour moi un bon pot doit se faire oublier pour focaliser l'attention sur l'arbre. Ça me rappelle les cadres des tableaux chez les mémés (et pas que). Ils dégoulinent de stucs et deviennent plus importants que la peinture elle-même.
Je suis persuadé que tu trouveras un jour un emploi plus approprié à ce pot émaillé blanc qui est vraiment magnifique.
D'ailleurs, concernant l'ancien pot, je n'adhère pas à l'idée simpliste qui consiste à prolonger sur la céramique une caractéristique de l'arbre (ici l'écorché), comme si ce détail sur l'arbre ne se suffisait pas à lui-même. L'intégration ne fonctionne pas sur la similitude ou la redondance. C'est trop lourd pour être efficace. Jouer sur la complémentarité par exemple me semble être une stratégie esthétiquement plus efficace.
Le pot peut se faire oublier, ou bien remplacer le paysage absent dans une exposition, le pot craquelé peut représenter un paysage, aride et rocheux, et plutôt que rappeler le bois mort, il peut tout aussi bien être la terre craquelé, la pierre érodée...
Car si le pot te "rappelle" quelque chose, ANTONIN, c'est déjà foutu, si le pot "représente" quelque chose (cf paysage...) ton attention s'est déjà éloignée de l'arbre. Seule la position de l'arbre dans le pot, le jeu subtil des vides , de la surface du substrat inoccupé peu induire l'idée d'un paysage. Si le pot doit y contribuer, c'est simplement que l'ordonnancement de l'arbre ne se suffit pas à lui même et il faut revoir la copie.
Encore une fois, le pot est un cadre. Trouver un cadre neutre c'est très difficile. Moins c'est mieux. Le pot rond émaillé blanc de notre ami est loin d'être neutre et je répèterai que son pot précédent - qui était plus adapté - procède d'un rappel de bois mort à la fois inutile et dérangeant.
Je le redis : la similitude (bois mort => pot craquelé) c'est une ficelle trop primaire et ballot. La complémentarité ou le dépouillement c'est subtil.
Je suis d'accord avec les deux commentaires de bonsaiphil.
Sur la première photo je regarde le petit bois mort en bas, un peu le tronc creux, puis la sorte de gravouille sur le pot, sur la deuxième photo je regarde les pieds du pot, l’arbre disparait sur le deuxième pot.
L’idéal aurait été un pot das la forme du premier, ou dans le même esprit, mais probablement avec un émail qui contraste avec les fleurs, ou le feuillage, un bleu ciel mat et un peu délavé peut être bien avec fleur-feuillage et bois assez foncé en hiver, en tous cas c’est le choix que j’aurais fait.
Sur le deuxième arbre, ce qui me dérange c'est l'apsect gros truc plat blanc du bois mort depuis sa retouche, il etait plus sympa avant, mais du coup pour corriger, je verrais une solution de ce genre, pour casser visuellement le truc plat et aussi la raideur.
Ce serait le mien je laisserai se développer la cime vers la droite pour qu'elle se développe un plus au-dessus de la longue branche descendante de droite.
Vu la vitesse de pousse du Ste Lucie, ça devrait aller vite