Prélèvement à l'italienne

Salut a tous!

Je lance ce post pour avoir un max d’info sur ce type de prélèvement.

En dehors des infos du topic en page d’accueil, il subsiste quelques questions :

-Quand prélever ?

-Sur quelles espèces (de feuillus) ? Mahaleb, aubépine, érable, chêne, buis…

-Des retours d’expérience ?

-Taux de réussite?

S’il y a déjà un post sur le sujet, désolé je l’ai pas trouvé! :blink:

Bonsoir, je déterre un peu ce sujet car j'aurais besoin de compléments d'info sur cette technique.

Je l'ai utilisée pour optimiser la reprise de 2 prélèvements de (petits) chênes réalisés fin novembre 2015 (mes premiers prélèvements, pour être tout à fait franc).

 

En résumé (je ferais un post spécifique dès que possible) : prélèvement, rempotage dans un mélange pumice / pouzzo / zéo avec une granulométrie autour de 3 - 4 mm, bien humide et ensemencé en trichoderma.

Le tout en sac noir dans le garage avec structure en tasseaux de pin pour éviter que ça touche.

Depuis 2 / 3 semaines, passage en sac transparent à l'extérieur + ventilation régulière de quelques heures (je repulvérise à chaque fois avant de refermer les sacs). Toujours à l'ombre.

 

Au final, ça marche super bien, les feuilles sont en train de sortir, et j'ai des pousses de 10 - 20 cm qui sortent de la base pour chacun des 2 chênes !!!

Là je commence à me dire qu'il faudrait que je perce les sacs transparents pour assurer une ventilation continue et les habituer un peu à ne plus être à 100% d'hygrométrie.

 

La question qui me taraude, c'est à partir de quand on fertilise ?

Et de quelle façon ? sachant que - sauf erreur de ma part - les racines ne doivent a priori que commencer à sortir.

 

Merci d'avance à tous pour vos lumières ;)

Quelques photos pour étayer mon propos :

 

Le 1er chêne :

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chene 1 - ramif.jpg

 

La base du 1er chêne :

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chene 1 - base.jpg

 

Le 2ème :

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chene 2.jpg

Des nouvelles un mois plus tard?

Apparemment ce n'est pas un pur "prélèvement à l'italienne" car les sujets sont jeunes, et avaient peut-être quelques racines?

En tout cas c'est très intéressant pour obtenir de belles bases, mais s'il est possible de faire reprendre une bûche, pourquoi est ce que ça n'est pas pratiqué plus souvent? 

Est-ce trop tard, mi-mai, alors que pratiquement tout à débourré, pour le tenter?

Oups, j'étais passé à côté...

Donc 2 mois plus tard, quelques nouvelles : j'ai sorti complétement des sacs une semaine après mon poste précédent, tout le temps à l'ombre et j'ai dut commencer la fertilisation encore une semaine après (à la louche...).

Là, ils prennent le soleil du matin seulement, et tout le monde se porte bien.

 

La preuve en images :

 

Le 1er chêne :

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IMGP3912.jpg

 

Et le 2ème :

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IMGP3917.jpg

 

Effectivement, ce n'étaient vraiment pas des gros prélèvements (le 1er fait 3 cm de diamètre à la base).

En revanche, je n'avais quasiment aucune racine, d'où l'utilisation de cette méthode pour optimiser mes chances, et aussi en raison de la période de prélèvement (novembre).

 

 

Il serait peut-être temps de faire une sélection parmi les drageons du 2e. Le chêne est réputé pour sécher facilement en tête et si tu laisses trop de force sur la base ça peu peut-être devenir risqué pour le haut de l'arbre qui semble un peu moins vigoureux. Ne pas tout virer en bas non plus car ces rejets peuvent utilement activer la pousse racinaire.

Le chêne est réputé pour sécher facilement en tête et si tu laisses trop de force sur la base ça peu peut-être devenir risqué pour le haut de l'arbre qui semble un peu moins vigoureux.

 

Merci pour l'info, je ne savais pas. Effectivement, le 2ème est moins vigoureux que l'autre en partie haute.

J'étais parti sur le fait de ne rien couper cette année pour activer le racinaire, mais si tu me dis que c'est peut-être prendre des risques pour la tête, je vais sûrement faire un peu de sélection en bas.

Salut, je reviens sur le sujet 3 ans après. C est super pour ça ces forums...

je voulais savoir comment placer mon sac noir... il me semble que vous mettez le pot complètement dedans, mais j en suis pas sûr? J hésitais à le fermer seulement autour du pot, de manière à laisser le dessous aéré. j ai peur de faire pourrir les quelques radicelles sauvées, et les futures... je me demandais même si c était intéressant de fermer le sac autour de la base du tronc, afin de laisser le substrat respirer encore plus, et pour aussi en contrôler l humidité?

Autre question sur les espèces possibles pour cette technique. Le cade? J ai lu quelques infos sur le forum, il n a pas l air de se laisser "déménager" facilement... alors je me demandais si cette technique était envisageable? j ai cru comprendre que c était particulièrement adapté aux espèces méditerranéennes, qui ont de bonnes réserves d énergie en stock pour les périodes sèches. et je crois que le cade a de sacrés réserves, alors? et puis il reprends bien sur le vieux bois, du coup on peut lui supprimer toutes ses aiguilles, avant de lui mettre son "cocon" ...

et pour le buis? j en ai un en survis, quasiment sans racines...  je lui ai pour l instant laissé un minimum de feuillage, en imaginant que ça serait déjà ça pour l aider à créer ses racines, mais j ai peur qu il se mette à suer un peu trop vite... du coup, j hésite aussi à l "épiler" pour le mettre dans le noir, ou peut être juste en sac transparent en lui laissant ses feuilles?

voilà. en tout cas bravos à vous tous pour ce forum, c est une mine d infos passionnantes. 

Une petite semaine de mistral bien sec annoncée ici dans le vaucluse, et mes 3 prélèvements, buis cade et chêne vert, viennent juste d être rempotés. J ai déjà soif pour eux! Je les vaporise au max, mais je ne pourrai pas continuer ces 3 prochains jours. Pensez vous que ce sera toujours mieux de garder l humidité grace au sac, au moins une semaine, pour la transition...? Saleté de mistral! Bon, peut être que les arbres apprécient comme nous le beau ciel bleu qu il apporte, mais j en doute!!

Le pot doit être dans le sac, pour l'humidité mais surtout pour la chaleur.

ok, merci. Même à cette période de l année, et dans le sud? Du coup, il faut mieux attendre que le substrat sèche un peu j imagine?

autre question, j ai juste quelques vieilles feuilles restantes car j ai coupé au dessus, j imagine qu elles font bien moins de photosynthèse que les nouvelles pousses, du coup est ce ca vaut le coup de les laisser pour le sac transparent, ou il vaut mieux enlever ces quelques feuilles, pour le sac noir?

Je ne vois pas trop l’intérêt de vouloir mettre en sac noir un buis ou un cade, hormis les faire mourir.La technique du sac noir est plutôt recommandée pour des feuillus me semble-t-il pour les conifères et les persistants je doute…

Voici la traduction de Tony Tickle qui pratique beaucoup cette technique en Angleterre sur les aubepines et prunus

Source Facebook 307170

Screenshot_20190222-111455_Chrome-270x480.jpg

Ca marche apparemment bien avec le chene vert, qui est persistant, et très bien avec l olivier d après nos amis italiens, du coup le buis?

merci pour ces infos bao!  

Oui mais dans ces cas là les sujets sont défoliés non?

Effectivement, défoliés ou taillés court, sans feuilles…

Personne n a essayé cette technique avec le cade ou le buis alors? Sinon au moins en sac transparent?

Effectivement, défoliés ou taillés court, sans feuilles...

Personne n a essayé cette technique avec le cade ou le buis alors? Sinon au moins en sac transparent?

Defolier un cade ? Sur les pins et les genevriers une branche sans aiguilles / épines est une branche morte. Donc je pense que ça répond à ta question :wink:

Cest vrai et faux à la fois car sur un ensemble de branche de pin à crochet prélevé il y a deux ans où toute la végétation avait été dévoré par des chenilles et est resté nu pendant plus de 6 mois, au printemps suivant 90% des bourgeons sont repartis et deux ans après cette zone est parfaitement dense! Bon ça reste probablement une exception :wink:

Oui mais je trouve que c'est différent. dans le cas que tu décris les bourgeons étaient présent.

Or plus haut dans le sujet j'avais compris que notre ami voulais tout tailler "à blanc" donc enlever aussi les bourgeons.

Bonjour!

j'aurais besoin de vos lumières sur certains détails du prélèvement à l'italienne.

Je sais que c'est un peu tôt pour développer un sujet concernant plutôt le mois de novembre, surtout dans le cas d'un vieux St lucie qui m'intéresse, mais j'anticipe au possible sur les dispositions à prendre pour tenter un prélèvement difficile, sur pivot profond.

Dans la situation de l'arbre, des travaux de préparation type cerclage ne sont pas possibles.

J'ai donc lu le conseil très partagé de couper toutes les branches de l'arbre avant mise en sac, juste après la chute des feuilles, pour ne laisser qu'une ligne de tronc.

Mais quel est donc l'avantage de cette coupe, sachant que le moment habituel de ce type de prélèvement tient compte du maximum de ressources encore contenues dans la parie aérienne de l'arbre, avant descente hivernale dans les racines?

Deuxième question:

Sachant que les oliviers racinent plutôt bien sur du cambium "arraché" et non coupé, et que j'ai même l'expérience d'un (gros) pin sylvestre ayant repris sans racines, sur une base arrachée de la même manière, après accident de pélèvement, je me demande s'il ne serait pas aussi utile de faire une bordure "arrachée" de cambium de toutes les coupes rases de pivots plutôt que laisser des coupes nettes, dans le procédé à l'italienne?

Qu'en pensez-vous?

Merci pour vos réponses!

Hello!

Bon, je comprends votre réticence à me répondre. Je ne sais pas bien m'exprimer dans le ton des forums. J'écris un peu comme si je parlais à moi-même, et je m'en aperçois en me relisant plus tard.

Pour faire plus simple, j'ai trouvé des mahalebs intéressants à prélever, et obtenu l'autorisation de leur propriétaire pour ça.

Je ne peux pas les préparer, ils sont trop loin de chez moi, et pour ne rien arranger, ils risquent fort d'y passer comme beaucoup d'autre à cet endroit, because sécheresse persistante. Une catastrophe, en fait.

Je me pose donc la question d'un prélèvement à l'italienne.

Les articles là-dessus disent qu'il faut rabattre toutes les branches, est ce que c'est judicieux, pour des arbres aux réserves sans doute limitées?

On voit les oliviers reprendre mieux sur des bases à cambium arraché, plutôt que coupé, et j'ai même vu un vieux pin sylvestre reprendre de la même façon, sans aucunes racines.

Est-ce que quelqu'un a essayé cette méthode sur des prélèvements de mahalebs dégarnis de chevelu?

Merci pour votre attention.