Précisions sur les fenêtres et l'intensité lumineuse

Bonjour,

 

J'aimerais partager avec vous quelques réflexions sur les fenêtres (haha  :) ), en particulier à propos d'une affirmation que je vois très souvent sur le forum, et qui est relayée sans vergogne. Généralement elle est formulée à peu près comme ça: "L'intensité lumineuse diminue selon le carré de la distance". Bien que l'intention soit louable (je ne remettrai pas en question l'importance de fournir beaucoup de lumière à nos bonsaï), je voudrais souligner que cette affirmation est strictement vraie uniquement pour une source lumineuse strictement ponctuelle (ce qui n'arrive jamais) et qu'elle est "presque vraie" pour une source lumineuse quasi ponctuelle.

Or je crois qu'une fenêtre ne peut pas être considérée comme une source quasi ponctuelle, et j'ose espérer que personne ne mettra ses arbres suffisamment loin de la fenêtre pour pouvoir la considérer comme telle...

La meilleure expérience qu'on puisse faire pour s'en convaincre est de constater qu'on ne reçoit pas une puissance lumineuse infinie en posant le doigt sur la vitre  :spb102:

On pourra me répondre que c'est juste une approximation et que c'est presque vrai. Mais je ne pense pas que ça soit presque vrai dans le cas d'une vitre (en tout cas c'est complètement faux à des distances faibles, et ce que j'appelle "distance faible" dépend de la taille de la vitre). Donc je pense qu'il serait plus simple, et plus exact d'affirmer que l'intensité lumineuse diminue rapidement lorsque la distance augmente.

 

J'en profiterai aussi pour parler rapidement du prétendu "effet loupe" qui occasionnerait des brûlures sur les plantes disposées derrière une vitre. Heureusement je n'ai pas encore vu ça sur le forum :)

Je rappellerai juste qu'une vitre plate ne se comporte pas comme une loupe car elle n'a pas de courbure et ne déforme pas les images. Une vitre ça ne produit pas non plus d'énergie, et au contraire, ça en filtre une partie par réflexion.

Crois que les deux trois bières rendent ce sujet trop compliqué pour moi …je comprends rien

En faite, plus tu est moins près d’une source de lumière, et moins tu as de lumière en plus. Ou inversement.

Bon moi c’est t-punch ça aide.:joy::joy::joy::joy::joy::joy:

:slight_smile:

Oui, voilà :) En gros je voulais dire que dans le contexte qui nous intéresse (un bonsaï devant une vitre) il est inutile de compliquer les choses en faisant intervenir des notions mathématiques (carré de la distance), parce que ça donnera une affirmation fausse.

C’est déjà plus clair :slight_smile:

La poussière sur les vitres et aussi un facteur à prendre en compte??? :joy::joy::joy: oui je file…

je voudrais souligner que cette affirmation est strictement vraie uniquement pour une source lumineuse strictement ponctuelle (ce qui n'arrive jamais) et qu'elle est "presque vraie" pour une source lumineuse quasi ponctuelle.

 

C'est vrai.

Le machin en carré, ça provient du fait que la quantité d'énergie rayonnée est considérée constante, et que la surface sur laquelle elle se projette croît avec le carré de la distance.

Pour une source non ponctuelle, j'ai jamais réussi à trouver un modèle satisfaisant, mais je ne suis pas physicien ;)

Merci lanig :)

 

Bon, je constate que j'ai encore des progrès à faire au niveau de la mise en forme... J'y travaillerai  ^_^

:spb110: :spb32: :spb32:

Dîtes, ce ne serait pas un sujet pour le bonsaï café ça ?...  :wacko:  :blink:

 

:newsm_6:

273566

qQFKQAylFUl3KWIMR2HwhfAVLoo.jpg
un truc comme ça

Copié sur un livre de conseils pour plantes d’intérieur.

 

273567

luminosité.jpg

@ Fredarb je ne pense pas qu'il s'agisse du même phénomène. Ce que tu montres là est dû à l'absorption lumineuse de l'eau, qui varie en fonction de la longueur d'onde et qui fait que plus la couche d'eau est épaisse, moins il y a de lumière disponible. Ce dont je parle n'est pas dû à un phénomène d'absorption, ça provient du fait que la taille apparente de la source lumineuse (la fenêtre) diminue avec la distance. C'est le même phénomène qui fait que Mercure est plus chaude que Neptune par exemple, parce qu'elle reçoit davantage d'énergie par rayonnement à cause de sa proximité avec la source de chaleur/lumière (le soleil) :)

 

@ Jean-Denis oui, ça doit donner un truc dans le genre.

 

C'est possible que le post soit placé dans le mauvais forum, je ne savais pas où le mettre.

Oui tu as raison Aigle_désabusé

car à cette distance du soleil (considéré comme la source ponctuelle) les rayons sont parallèles et la lumière peut être considérée comme localement plane

le 1/r² intervient quand l'onde est sphérique, donc proche de la source

Je ne parlais pas forcément de la loi en carré inverse dans mon exemple sur les planètes, seulement de la décroissance ;)

 

Mais c'est vrai que sur Mercure, même au plus proche du Soleil celui-ci a un diamètre apparent inférieur à 2° si je ne me trompe pas, donc ça permet de faire l'approximation d'une source ponctuelle.

ah mais je parlais pas de planètes j'étais resté sur les fenêtres perso ^^

Ah, mais alors je n'ai pas bien compris ton message, désolé...

 

Du coup ça me semble bizarre, car pour moi la formule en 1/r2 est valable seulement quand on peut considérer la source comme ponctuelle, donc quand on se trouve suffisamment loin. Et donc sur terre elle serait valable, mais la distance en question serait de l'ordre de 150 millions de km et la variation serait de toute façon infime sur quelques mètres.

 

Et dans le cas de la fenêtre, je considérais que la source était la fenêtre, et non le soleil, ce qui est déjà faux si on veut être précis, car dans ce cas les sources seraient le soleil, ainsi que des sources secondaires comme la lumière diffusée dans l'atmosphère et les nuages et la lumière réfléchie sur les éléments du paysage (arbres, bâtiments, etc) :)

Du coup, finalement il devient impossible de donner une formule valable en prenant comme seule variable la distance par rapport à la fenêtre.

Oui mais on est d'accord pour la fenêtre,

moi je dis juste que la formule en 1/r² intervient lorsqu'on est proche d'une source ponctuelle  et  que par conséquent l'onde est sphérique. Du coup vu que l'énergie se propage de manière sphérique , on retrouve le rapport 1/r²;

ce que je disais dans mon message d'avant c'était que la Terre était suffisamment loin du soleil pour considérer ses rayons parallèles. Cela est équivalent à dire

  la distance en question serait de l'ordre de 150 millions de km et la variation serait de toute façon infime sur quelques mètres

 

comme tu l'as dis

D'accord :)