Bonsoir, bonjour à tous,
Il y a de très nombreuses années j'avais découvert le bonsail de manière presque empirique.
J'avais en effet rapporté de Grèce quelques graines de Punica Granatum nana (grenadier nain) que j'avais fait pousser comme une simple plante de serre froide durant ... 15 années. De taille en rempotage cette plante avait finit par acquérir un port magnifique, sans même que je ne connaisse les rudiments de la technique. Je la laissais simplement pousser en la guidant un peu.
Mon travail m'a alors conduit aux USA pour deux années et j'avais confié mon petit arbre à un membre de la famille. Il n'a pas fallu longtemps pour que la plante meure par manque d'arrosage. Je ne songeai pas à blâmer qui que ce soit, à part moi-même bien sûr. J'aurais dû mieux selectionner le gardien de mon protégé et bien expliquer qu'une journée ensoleillée est différente d'un jours pluvieux. Mais cela me parraissait tellement évident. J'oubliais que ma plante m'avait éduqué depuis 15 ans... Heureusement, pour la personne ce n'était que la perte d'une plante. On m'a même offert de m'en acheter "une autre", c'est dire :-)
Depuis, j'ai continué à regarder les bonsais et lire les experts. J'ai voyagé au Japon, plusieurs fois, toujours pour mon travail et j'ai remis un peu cet art dans un certain contexte, tout en acceptant qu'il puisse exister des variantes plus occidentales de ces techniques.
Tout cela pour dire que par dépit et en souvenir de l'immense peine de ma perte, jamais je ne me suis mis à la culture du bonsai. Je voyage toujours autant (30% de mon temps) et il serait criminel de tenter que que ce soit en comptant sur les autres. De quel droit leur faire endosser la responsabilité et, il faut bien le dire, la corvée de l'arrosage...
Voici pourquoi j'ai cherché sur le Net les réalisations en matière d'arrosage automatique. Et il faut bien dire que ce que je trouve de plus probant ce sont soit des montages pour informaticiens fous, des minuteurs simplistes qui maintiennent (dans le meilleurs des cas) le substrat détrempé parce qu'ils n'ont aucune forme d'intelligence.
Il y a aussi les montages bidon qui se servent de ces capteurs chinois à 1€ et qui sont complètement oxydés au bout de deux semaines... Lamentable.
Pourtant il existe bien des capteurs très performants mais assez chers qui permettraient d'optimiser l'arrosage en ne le déclenchant qu'à un niveau d'humlidité du sol prédéfini., pot par pot, plante par plante, comme le ferait un amateur soucieux...
En plus du niveau d'humidité, qu'il faut évaluer en fonction du substrat, il faut bien entendu aussi évaluer le niveau d'eau dans le réservoir, sans quoi le système risque de mettre sous tension et brûler une pompe qui travaille dans le vide, avec éventuellement des dégâts collatéraux... Puis, comme nous sommes soucieux de l'estétique, il faudrait mettre tout cela dans un boîtier élégant, n'est-ce pas ?
Evidemment c'est ruineux d'un point de vue économique (j'ai essayé) mais ici je parle de principe.
Et puis, à combien j'évalue le prix de mon grenadier qui aurait aujourd'hui une vingtaine d'années de plus, donc 35 au total ? Comme j'aimerais l'avoir avec moi encore...
Voilà c'étaient les pensées que m'ont inspirées cette discussion et je me suis inscrit expressément pour les exprimer.