Orme de chine, Ulmus sinensis

Bonjour,

J’envisage de mettre ce petit orme de chine sur cette pierre.

Vous pensez que ça lui irait bien?

Une photo où on le voit un peu mieux :

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Bonjour,

Il me semble que ta (belle) pierre ne comporte pas de creux pour recevoir tes racines, et comme elle n’est pas très étendue par rapport à ton substrat, tu vas probablement avoir du mal à le retenir bien concentré sur cette surface.

De plus, ton joli orme est trapu, et cette dalle très plate et épaisse aura tendance à donner une composition visuelle un peu trop basse, écrasée même, mais c’est mon goût perso.

En comparaison, un pot lui donne plus d’air pour s’exprimer.

Je t’ai fait une simulation avec ta pierre, et aussi un virtuel sur l’exemple d’une image d’un slab issu de la production de https://bonsaikreativ.com/en/shop et dont les dépouilles aériennes, décrochées de l’horizontale diminuent cet effet de pesanteur..

Merci pour les virtuels

Oui la pierre est plate, je comptais faire simplement un cordon de ketoh ou assimilé pour faire le « pot » du très classique pour un montage sur pierre.

Je pense qu’en live la pierre aura plus de présence que sur ton virtu. Mais c’est vrai que ça fera moins aérien qu’en pot!

Je referai des photos, pt être même sans le pot, pour mieuxvoir

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On ne se représente pas bien la surface de ta pierre, mais sur la photo que tu montres, la bande de keto standard semble un peu juste pour contenir le substrat, mais ça doit être faisable.

En tout cas la pierre est belle, c’est un filon de quartzite dans une matrice sédimentaire?

La question peut avoir son intérêt pour savoir si c’est perçable (la quartzite n’est pas simple à perforer)

J’ai pas eu le courage de sortir larbre du pot pour le mettre au mieux sur la pierre mais j’ai fait d autres photos.

Je pense que ca va rendre pas mal, je vais tenter au printemps je pense.

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La technique classique telle que montrée par Bjorn Bjorholm ou Ryan Neil(qui ont appris avec m Fujikawa et Kimura) est toute simple: tu fais des boules de ton mélange et tu les empiles et les aplatis jusqu’à obtenir la forme souhaitée.

Vous pouvez le voir dans plusieurs vidéos « bonsai art of japan » par ex.

Aucune idée de ce qu’est cette pierre mais elle est coooooool :grinning_face_with_smiling_eyes:

Ta pierre est effectivement bien plus large que présumé par ta première photo.

Cela devrait faire l’affaire, au vu aussi de tes photos de ton arbre.

Par contre question de trous, il vaut mieux les éviter, ton caillou risque de casser au perçage vu les lignes de fractures existantes.

Je viens de voir de quoi tu parles, question boules de mélange: Plantations de bonsaïs sur roche : comprendre le mélange du sol – Tree House Bonsai

A mon avis, ça ne marche que si tu disposes de vrai keto, et non pas simplement d’argile, et tu auras quand même le problème de la fixation de l’arbre à la pierre, que tu peux résoudre en collant à l’époxy des boucles de fil de ligature dans les quelques trous existants (préalablement nettoyés et bien secs) sur ta surface de ta dalle.

Je t’ai fait un crobar, en bleu les scellements à la colle, en rouge les fils:

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Le radeau est trés joli pour ce qui concerne le végétal, la pierre est fort sympathique aussi de son côté.

Ca reste un avis personnel, j’ai par contre bcp plus de mal à « voir » la symbiose entre les 2.
Par contre ( travail assez long terme ), une réduction de la hauteur du pain racinaire par un facteur 2, dans un pot « classique », je dis miam miam.

je me permet d’ajouter une précision concernant Ryan Neil : j’ai vu une video où il indique qu’il n’utilise le keto que pour les plantations suspendues sur roche, pour réduire sa dépendance au Japon autant que possible.
Donc pour les lauzes (pierre plate), il utilise un melange d’akadama + sphaigne à longue fibres. Il pose les longues fibres de sphaigne mouillée contre la motte, puis saupoudre l’akadama et constitue ainsi un mur.

Avec le keto pur, ou bien les mélanges avec keto (akadama-sphaigne-keto) il faut être très vigilant sur l’arrosage pour eviter que le keto seche. j’ai fait l’expérience avec du keto pur : une fois sec, c’est fichu, c’est dur comme du bois, ça se fendille (comme un fond de marre asséché) et ça ne retrouve plus sa texture d’origine dans l’eau.

C’est pour cette raison que j’aime bien la technique de Ryan avec seulement sphaigne et akadama.

Donc le keto n’est pas différent de nos argiles locales.

Je croyais que cette matière était plus aérée du fait des débris organiques présents, en principe, dans le fond des rizières.

Aucun intérêt à aller chercher ce truc au Japon.

La sphaigne non plus ne se réhumidifie pas aisément une fois bien sêche.

Voici comment j’ai procédé pour mon bosquet d’ormes moches :

Par contre, ta pierre me semble fissurée, peut être faire attention avec le gel non?

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C’est la méthode standard du mur d’argile.

Bien menée, avec de la mousse dessus, ça fait le taf.

Par contre une pierre sans trou d’évacuation présente, en plus des problèmes de stagnation, le risque que l’eau fasse elle même son chemin en s’infiltrant entre la pierre et le mur, et l’érode jusqu’à le décoller au final.

Il est judicieux de prévoir des écoulements en insérant des bouts de paille ou de plastique enroulé en forme de petit tube à la base des points les plus bas du mur d’argile pour conduire cette évacuation.

Je suis toujours étonné dans les discussions sur les lauzes de l’omission des points de vues géologiques.
Une lauze couleur orangée ou ocre me fait penser à du calcaire. C’est une roche sédimentaire. elle est plus fragile que les roches métamorphiques.
Je connais un site dans mon coin qui a été utilisé par Neandertal pour acquerir et fabriquer des outils. Je me suis dit que la Rhyolite (roche métamorphique) pouvait donc être assez solide pour servir de lauze à bonsaï. j’ai fait un test après m’être rendu dans la « carrière » vieille de 100 000 ans. Le test ne s’est pas avéré concluant. La pierre a cassé.
Donc, la nature géologique de la pierre est un point sensible qui mériterait plus de considération.

Utilser une roche métamorphiqe me semble de loin le plus indiqué. Or mon expérience avec la rhyolite montre que ce n’est pas une condition suffisante pour réussir.

On ne va pas couper les cheveux en 4 sur le sujet, mais la couleur orange ou ocre n’indique en rien une nature calcaire de la roche, mais plus sûrement la présence d’oxyde de fer.

Le calcaire est bien plus souvent blanc ou très clair, alors que les grès, qui sont aussi des roches sédimentaires mais à base de sable siliceux agrégé, sont très couramment teintés de la sorte.

D’ailleurs, le grès des Vosges est justement caractéristique de ce type de caillou teinté, et il se trouve en abondance dans une région que tu sembles fréquenter assidument.

Enfin, la rhyolite est une roche volcanique, une lave très pâteuse, qui n’est donc pas classée en roche métamorphique. De plus, comme on ne peut pas trouver de rhyolite en feuilles dans la nature, il doit y avoir méprise à propos de ta carrière.

J’ajoute que les lauzes utilisées en bonsaï sont généralement soit des schistes sédimentaires, effectivement souvent fragiles, soit des schistes métamorphiques plus résistants, dont l’ardoise est un genre bien connu.

Ces lauzes peuvent être aussi constituées de phonolithe, type de roche magmatique volcanique se clivant en feuilles, très résistante dans le sens orthogonal au clivage, et trouvée dans certains endroits du massif central où elle sert aux couvertures des maisons anciennes.

En exemple de ces remarques, une lauze en grès schisteux très teinté d’oxyde de fer (et costaud), comme j’en ai beaucoup sous le pied pas loin de chez moi:

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Moi je voulais juste savoir si vous pensiez que ça lui irait bien :sweat_smile:

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T’inquiète, ça lui ira très bien.

Perso je serais curieux de voir le résultat vu du coté où la dalle est courbée vers le haut, ça pourrait être plus intéressant que le coté complètement plat en dessous.

perso je trouve ta pierre un peu épaisse.. donc à voir ce que ça donnera avec l’arbre et sa motte posée dessus..

J’ai mentionné mes doutes plus haut, mais aprés chacun a son avis.

Ce qui m’interpelle, c’est en gros cette image ( vue sur laquelle le radeau a disparu mais c’est pas ma remarque ici )
https://www.parlonsbonsai.com/uploads/default/original/3X/6/5/65f10890c3241024b5229e2bbafc5cab6e7f07f9.jpeg

En « hauteur », la moitié du substrat est hors pot, et la moitié « dans » le pot.
La hauteur totale de motte me parait « importante » ( en l’état ) en vu d’un placement sur lauze ou assimilé.
S’il ne reste « que » la moitié supérieure, ça passe bien mieux, encore faut’il que le végétal le supporte ( et actuellement c’est sans doute LE lieu - la partie inférieure - des radicelles fonctionnelles ).
Peut être prévoir un rempotage un peu intrusif, et un placement intermédiaire dans un pot plus plas ? Ou remettre dans le pot actuel, mais en sabrant par le bas la moitié de partie « enfouie » pour faire une réduction progressive ?

Le projet est viable si tu peux creuser la pierre à mon avis, mais ça risque d’être chaud


Sinon fortement « domer »

Un mix des 2??

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Pareil, il faudrait pouvoir utiliser la partie inférieure de la pierre qui a la bonne épaisseur.

On peut aussi creuser à la meuleuse avec un disque diamant mais le risque de casse n’est pas exclu