On venait de couper un tronc de grenadier. Je l’ai immédiatement ramené chez moi. Le tronc mesurait environ 1,5 mètre de long et je l’ai coupé en 2 pièces. J’ai ensuite recoupé ces deux morceaux et j’ai ainsi obtenu quatre grenades.
Je tiens à préciser qu’ils ont été plantés sans racines. Ils ont été placés dans des pots et entièrement recouverts de sacs plastiques afin de maintenir une humidité et une température contrôlées. Un peu comme dans une serre. On estime leur âge entre 45 et 50+ ans.
Pour l’instant, concentrons-nous sur la présentation d’un grenadier, le plus gros. Je vous montrerai les autres pièces plus tard.
Il a finalement produit des pousses atteignant presque 25 cm de long, signe qu’il a réussi à développer des racines, puisqu’il n’en avait absolument aucune lors de sa première mise en pot, comme je l’avais écrit. Le fait de le recouvrir entièrement d’un sac transparent a été très bénéfique. J’ai raccourci les rameaux et les ai tuteurés avec du fil de cuivre. J’ai ajouté le petit pot blanc visible sur les photos afin de favoriser la croissance des racines. Si cela fonctionne, tant mieux ; sinon, je devrai procéder à un marcottage aérien, car le tronc atteint le fond du pot. L’objectif principal est le développement des racines et des branches.
Il a fait très chaud en février 2017, et j’ai pensé m’occuper de la partie sèche du grenadier. J’avais déjà fait quelques travaux en décembre 2016 avec des outils barbares (marteau, burin, perceuse, brosse métallique), alors j’ai décidé de faire les finitions avec une Dremel. Je crois que j’ai enfin bien commencé, mais je n’irai pas plus loin pour le moment. J’attends le printemps pour que la sève redonne vie aux branches. Ensuite, je verrai jusqu’où je peux creuser dans le tronc et quelles nervures je peux préserver .
Joli projet à suivre, la section bouturée à un joli mouvement. Merci à toi pour le partage, ça devrait intéresser plus d’un ici présent sur le forum. Suivre l’évolution d’un projet sur plusieurs années est très riche d’enseignements divers et variés, reprise, travail sur le bois mort, sélection des branches et travaux de ramification sur celles ci.
Les photos ne sont pas dans l’ordre. Je suis sûre de faire une erreur, mais je ne sais pas laquelle. Quelqu’un pourrait-il m’aider à les ranger comme je le souhaite ?
J’ai pensé offrir un nouveau studio à la grenadière !
(En grec, grenadie est un nom féminin. Ροδιά)
Entre nous, elle n’est plus une petite fille, car elle a plus d’un demi-siècle. Le rempotage et l’élagage étaient prévus depuis deux ans. J’avais donc mis un anneau en plastique autour pour favoriser l’enracinement, une sorte de marcottage aérien, mais j’avais oublié d’enlever une partie de l’écorce. La scie a pris feu, j’ai perdu le contrôle et j’aurais dû sortir la tronçonneuse du placard, mais je me suis dit que je serais un héros et que je serais fort malgré mon âge. Le diamètre du tronc est d’environ 12 cm. La nouvelle hauteur (à partir de l’endroit où il a été coupé) est d’environ 50 cm. Tout le travail a été fait car le grenadier commençait à bourgeonner. Il sera mis à l’abri jusqu’à ce que les températures remontent.
On pourra noter un substrat qui est de type « terreau », attention ce n’est absolument pas une critique au sens négatif ( au contraire ).
C’est juste qu’il serait bon de faire avec son climat, et Athènes ( ou ailleurs en Grêce ) ce n’est pas la Normandie ( ni le Japon ) en terme de climat ( T°, précipitation, humidité de l’air ).
L’adaptation aux conditions du lieu sont primordiales, il est regrettable que « LE » substrat pseudo idéal soit un peu standard quel que soit l’endroit ou on se trouve ( en France ) sans trop insister sur cette adaptation nécessaire. Du moins, dans les conseils assez généraux.
Observation juste. Du terreau acheté en supermarché, avec du gravier de différentes tailles (en millimètres). Je n’ai jamais acheté d’acadama ni d’autres terreaux sophistiqués pour bonsaï. Comme je l’ai déjà dit, je suis un amateur de bonsaï à l’ancienne. Pensez aux terreaux utilisés par les pionniers : pots, fils, engrais, outils… Rien à voir avec ce qu’on utilise aujourd’hui ! Un plat ou un récipient en terre cuite, de la terre du jardin (pour les fils, je ne sais pas) et un petit couteau.
Je reste amateur et ne souhaite pas devenir professeur ou maître. Je n’ai pas acheté d’arbres déjà cultivés et je n’en ai pas prélevé dans la nature (yamadori). Je respecte certaines choses.
La composition du sol dépend de la région. J’habitais à Athènes, mais maintenant je vis dans le centre de la Grèce. Le climat étant différent entre les deux villes, la composition du sol est similaire.
il y a un bon du mauvais dans « le » substrat ganulaire aéré et peu rétenteur en eau, tel qu’abondemment conseillé en milieu bonsaï aujourd’hui.
Les avantages d’un coté ( risque moindre de saturation humide sous pluie hivernale - pas à Athènes ), O2 dissout favorable.
Mais aussi des inconvénients qui deviennt souvent des problèmes vitaux ( et morts ) pour les débutants qui n’arrosent pas 2 fois par jour en plein été. Et c’est LA la source de perte majeure, ce forum est là pour l’illustrer sur les messages de newbes au retour des vacances.
En somme, l’approche du conseil le plus général est aussi plus élitiste dans le sens ou elle écarte complètement celui qui ne vit pas bonsaï H24, ou qui n’a pas installé une solution d’arrosage automatique.
Il y a, ou il y a eu, des centaines de milliers de personnes ( voir qq millions ) en milieu francophone qui ont eu un arbre en pot à un certain moment. C’est la base du vivier, cette masse qui fournira ensuite qq personnes en ceinture noires. On ne devrait pas forcément conseiller le granulaire peu rétenteur à des apprentis ceinture blanche, ça devrait rester réservé aux ceintures marrons ou au delà. Avec un « terreau » qui pardonne plus en été, il y aurait plus de survie aprés abscence, des pertes existantes mais moindres en hiver, et le vivier de masse du primo accédant serait moins « dégouté » par la pratique.