L'absorption foliaire

sur cet articleVoilà un sujet qui est mal connu je crois, perso je viens de m’y intéresser de plus près et je suis tombé …on y apprends beaucoup de choses et il mérite d’être lu jusqu’au bout (pas trop barbant à lire comparé à d’autres articles scientifiques lourds à la compréhension.).

On y apprends entre autres que l’absorption foliaire (légèrement variable suivant espèces) :

-Est maximale à 20°, en dessous et au dessus elle diminue graduellement.

-Nécessite de la luminosité, mais pas trop forte, elle est quasi nulle en obscurité.

-Nécessite une forte hygrométrie, de l’ordre de 90 à 100 % pour être pleinement efficace !! Car elle permet la pleine ouverture (avec d’autres facteurs) des stomates et la pleine solubilité des sels…

-Les jeunes feuilles sont plus efficaces pour l’absorption car la couche de cire est peu épaisse…

-L’absorption est meilleure lorsque le ph de la solution est acide.

-Des pulvérisations à faible dose mais souvent sont bien plus efficaces que des pulvérisations à dose normale ou forte à fréquences plus faibles.

-Etc, etc…

Alors du coup je comprends mieux l’intérêt d’envelopper un prélèvement ou une bouture dans un plastique transparent.

Lorsqu’on fait une bouture ou que l’on prélève, on diminue considérablement (ou totalement) la masse racinaire.

Donc la plante est en déficit hydrique puisqu’elle ne peut compenser la perte d’eau due à la transpiration par l’absorption racinaire.

En mettant son prélèvement ou sa bouture en sac transparent (pot y compris) et à l’ombre, on les mets en conditions quasi optimales d’absorption foliaire, ils peuvent s’hydrater correctement et assimiler au mieux les engrais ou phytostimulants qu’on leur administre.

Pulvériser en plein air au soleil au final ca n’est pas très efficace, l’eau s’évapore avant que la plante ai le temps d’absorber, il se forme un dépôt de sels phytotoxique…le pourcentage d’efficacité doit être très faible…surtout sur des espèces à cire épaisse comme les junips à aiguilles, les pins, le buis, cèdres, etc…

Et une serre froide…pour être efficace il faudrait qu’elle ai un taux d’humidité de 90 à 100%…et c’est rarement le cas…

Je le remarque bien sur mes junips en reprise :

Un à été prélevé en octobre, en serre depuis avec pulvérisations de produits divers régulièrement, et bien il y a pas mal de dépôts de sels sur les aiguilles, et les gouttelettes ne restent pas bien longtemps sur le feuillage avant de s’évaporer…du coup mes pulvérisations sont peu efficaces…

Alors que deux autres sauvetages sont dans la serre eux aussi, mais sous plastiques transparents, je les aères touts les deux jours environ et je pulvérise par la même occasion avec une mixture qui normalement devrait former du dépôt…et bien non, tout est absorbé, quand j’aère les feuilles sont encore humides du fait de l’étanchéité et que le pot est enveloppé aussi, donc l’humidité du substrat contribue à garder l’air humide…

Je vais tester d’envelopper le premier, pour voir si le dépôt disparait…

Après, de part le fait que les jeunes feuilles soient plus efficaces pour l’absorption et que l’on conseille de ne pas trop tailler les conifères prélevés, je me demande si au lieu de tailler, on ne pourrait pas désaiguiller et supprimer les pousses faibles (comme la préparation pour un ligaturage)…on ne laisserai donc que des parties pouvant bien absorber et tous les apex qui stimulent la formation des racines…

Vous en pensez quoi ?

Intéressant ce sujet sur l absorption foliaire.

  • Est ce que quelqu un saurait si cette absorption continue à se faire l hiver, lorsque l arbre est en « dormance » ??

En fait j ai 2 cèdres prélevés à l automne, qui n ont tjs pas débourés, ce qui est normal pour cette espèce qui se réveille très tard. Je pensais les mettre tout l hiver sur lit chauffant, mais ça ne s est pas fait… du coup j ai peur qu ils n aient pas encore créé de racines. Je sais pas si je peux les aider un peu par voie foliaire. Ils sont en serre bien humide, du coup je ne voudrai pas non plus favoriser une moisissure si ça ne sert à rien, s ils n absorbent rien tant qu ils ne sont pas « réveillés » …

Dans cette video, Walter Pall parle des pins Blancs qui s hydrateraient essentiellement par les aiguilles en hiver. https://youtu.be/ykVqOfyRr4M

Je suis toujours très sceptique sur ce type d'affirmations données en dehors de tout protocole rigoureux de mesure.

Je sais que pour les forêts boréales, où  les sols sont gelés durablement, les mesures montrent que les arbres finissent l'hiver très déshydratés ce qui est un peu contradictoire avec l'idée d'une hydratation par les aiguilles.

Faut dire aussi que là bas en hiver il ne tombe pas beaucoup d'eau liquide ^^ Et que l'humidité de l'air quand il fait très très froid est proche de 0 :newsm_5:

Faut dire aussi que là bas en hiver il ne tombe pas beaucoup d'eau liquide ^^ Et que l'humidité de l'air quand il fait très très froid est proche de 0 :newsm_5:

Même quand il ne fait pas si froid que ça (cf. courbe psychrométrique de l'air humide). Déjà à 0°C, la quantité maximale d'eau contenue dans l'air est faible.

Tout à fait, mais je ne suis pas sûr que les conditions soient très différentes en montagne. Donc pourquoi les pins se comporteraient-ils de manière différente ?

Je crois que ce qui importe c est surtout l humidité relative de l’air. Plus il fait froid, moins l air peut contenir d eau, du coup le point de saturation (100% d humidite relative) arrive plus vite… c est le point de rosée…

Mais comme le dit Tony en début de post, la température joue beaucoup. Au dessus de 0 bien sûr…

D après ce tableau, à 5 degrés, l’air peut contenir 5gr d eau dans 1kg d air. Assez pour faire une petite condensation et mouiller les feuilles du coup…

Pour revenir à ma question, comme je disais toit à l heure, mes prélèvements passent l hiver en serre, et ne reçoivent donc pas une seule goutte de pluie, et la rosée ne reste pas longtemps le matin sur les aiguilles car la température monte vite.

Le problème de ces cèdres, c est qu ils démarrent vraiment très tard, surtout ceux de l atlas. Les températures montent deja bien ds la serre, et dehors il fait déjà chaud et sec ds le sud. D où mon interrogation sur leur capacité à absorber par les aiguilles, alors que les bourgeons n ont même pas encore gonflés!

D après ce tableau, à 5 degrés, l'air peut contenir 5gr d eau dans 1kg d air. Assez pour faire une petite condensation et mouiller les feuilles du coup...

 

 

En supposant que la température des aiguilles est supérieure ou égale à la température de l'air, il n'y a pas de raison qu'il y ait de la condensation sur les aiguilles. Pour condenser, il faut que la température de surface soit inférieure à la température de l'air, et il n'y a pas de raison que la température de surface des aiguilles soit inférieure à la température de l'air. Donc, je ne comprends pas ton raisonnement.

 

Je suppose que les aiguilles captent l'eau de l'air qui est sous forme de vapeur, donc sans passer par de la condensation.

 

J ai confondu la condensation, que l on peut observer sur un verre d eau froide l été par exemple, avec la rosée… Ma pelouse est trempée tous les matins (pas d arrosage!), les feuilles sont pourtant certainement plus chaudes que l air, comme tu le dis…

Les aiguilles d un arbre sont mouillées de la même façon par la rosée, même à 5 degrés…

Si quelqu un sait quelque chose sur l absorption pendant la dormance… Je n ai rien trouvé comme infos.

non les feuilles sont plus froides. C'est le même principe qu'un pare brise de voiture. Tu roules en fond de vallée, l'air est froid, ton pare brise refroidit.

Tu montes sur un coteau, l'air est moins froid, et donc ton pare brise est plus froid que l'air > paf! y a de la buée ^^

Tu remarqueras que la rosée n'est la que le matin, et même pas au levé du jour, mais quelques minutes plus tard, quand l'air se réchauffe. La végétation est plus froide que l'air en train de se réchauffer > paf, de la rosée..

 

C'est pour cette raison que la plupart des horticulteurs sont passé au chauffage basse température, sous les tablettes de culture.(contrairement au chauffage haute température, avec les ventilo en haut des serres),  Ainsi la végétation est plus chaude que l'air, donc pas de rosée sur les plantes, et donc moins de problème fongique. En plus c'est plus économique en énergie, c'est royal! ^^

 

Bon pour ton histoire d'absorption, ya pas de risque à tenter de brumiser tes arbres... Si tu ne le fais pas, ils risquent de pas reprendre et tu t'en voudras après... Puis un coup de glucose, puis en coup de stimulateur racinaire, puis en engrais léger...

Beaucoup de pro font reprendre leurs yamadoris en serre brumisée...y a surement une bonne raison..

Pi si t'a peur des problèmes fongi, ba traites en préventif ^^

La rosée se produit même lorsque l’air n est pas en saturation d humidité, c est ca? Il suffit donc que l’objet soit plus froid que l air, mais seulement à partir d une humidité relative assez élevée je pense. L exemple du verre d eau froid, par temps très sec je sais pas si ça fait aussi des gouttelettes à l extérieur du verre…?

Bon, pour mes cèdres je vais suivre tes conseils, avec purin de Prêle en préventif.

Je suppose que les aiguilles captent l'eau de l'air qui est sous forme de vapeur, donc sans passer par de la condensation.

 

Je ne pense pas cela possible physiquement.