Une petite idée de ce que ton aubépine donnerait en battue par les vents:
Super virtuel ![]()
Je serais curieux de savoir ce que tu utilise pour simuler le feuillage comme ça. Une brush photoshop ? ![]()
Non, je suis une vieille brêle qui ne sait pas se servir de photoshop.
Par contre j’utilise (poussivement) Inkscape, et pour l’effet en question je pratique d’abord un gribouillage de masses avec l’outil calligraphique en version pinceau fou, ensuite je sélectionne la couleur puis convertis les objets en mode « lave fissurée » dans la palette d’effets de matière.
Voili voilou, c’est vrai que c’est bien pratique pour un résultat de pseudo volumes assez smart.
pourquoi ? c’est une de mes espèces de feuillus favorites, je ne lui trouves quasiment que des qualités !
Désolé j’ai pas trop compris ce que tu veux dire.
J’ai pas fait des dizaines de prélèvements, mais je ne trouves pas que cela s’applique systématiquement. De mon expérience (limité), je trouves les arbres plus vigoureux après une ou deux saisons de reprise. D’autant plus que j’imagine que l’arbre utilise une bonne partie de cette vigueur pour faire des racines dans un premier temps.
Merci beaucoup pour ce virtu, j’aimes beaucoup ta façon d’argumenter ! Je vais devoir renommer ce sujet crataegus monogyna #6 sankan han kengai fukinagashi
ça commence à faire long ! Plus sérieusement, je trouves que c’est vraiment une bonne idée. Peut être essayer de faire l’arbre un peu moins haut, mais j’aimes beaucoup ta proposition, pas trop « fortement » battue par les vents. Cool !
C’est sûr. Exprimer l’œuvre d’un vent puissant et dominant pour cette aubépine peut être assez tentant.
Pour ma part je trouve le style assez casse-gueule.
Je dis cela parce qu’après quelques tentatives je ne suis jamais arrivé à un résultat qui pouvait me convaincre.
Ces échecs sont-ils dus au fait que ce type d’arbres n’existe pas dans mon environnement ? Et que donc la source d’inspiration est absente ?
Que cela ne t’empêche pas de t’y essayer. Le cas échéant, je suivrai la progression avec beaucoup d’intérêt.
Cela dit, @petitpoissondansleau, l’idée d’un arbre qui a poussé en étant coiffé par un géant que tu exprimais plus haut, me semble tout aussi intéressante.
Sur cet arbre, en tous cas, on voit que c’est vrai (vu le nombre de pousses qui sortent sous les coupes). Et concernant la grosse branche (ou tronc) de gauche, j’aurais retiré la dernière section que tu as représentée en jaune (car elle est raide et sans ecorce + faible conicité).
Je pense que j’aurais coupé comme ça et espéré un arbre futur comme celui de droite →
Perso je trouverais dommage de réduire cette belle distribution naturelle de troncs à un moignon.
Comme quoi les goûts et les couleurs! ![]()
Autant sur ton érable croate j’aurais jamais coupé les charpentieres pour repartir du tronc autant sur celle là je raccourcirais carrément !
Comme clem j’enlèverai aussi tout ce qui n’a pas d’écorce.
Bref on s’en fout l’important c’est qu’il te plaise…Mais aussi de faire au mieux pour le futur de larbre (et pour les générations futures qui s’en occuperont).
Concernant l’aubépine perso j’aime pas trop c’est pourquoi je vends quasi toutes celles que j’ai
c’est plus une histoire de feeling que de qualité/défaut je pense.
Concernant la longueur des sections je trouve qu’une bonne façon de procéder pour raccourcir, en cas de doutes, c’est de couper un peu plus court que la section précédente.
Pour l’évoction locale, c’est fort possible, et je serai exactement dans la même situation que toi ( d’autres auront un point de vue différent sous mistral ou tramontane ).
Je crois que pour conduire un battu par les vents, on peut jouer d’un élément facile ( outre taille et ligature ) c’est l’expo à la lumière !
Pas de photo ( désolé ), mais j’ai un orme champêtre qui a été exposé depuis sa naissance vers le secteur Est, contre une haie, et dans un recoin ou la haie libre fait « casquette » au dessus, donc zéro soleil direct avant même midi solaire, soit avant 14 heures en été. L’arbre va chercher la lumière ou elle est, d’un seul coté, dès le débourrement ça va dans un sens et pas vers partout. Ca facilite grandement les choses, et ça fait du « battu » naturel, et c’est un semi cascade naturel ( disons un à peu prés horizontalis ).
Dans la nature, pas mal de « battus » ne le sont pas par le vent, mais par l’exposition et la recherche de lumière justement.
Je pense à un endroit, donc je mets 2 photos, c’est le mont Tianmen ( Chine ).
Sous les pieds ( sous la passerelle ) le sol est qq centaines de mètre plus bas ( 400 mètres ? ), la 1ere photo n’est pas N et B, c’était juste la « couleur » / luminosité à ce moment là. au dessus, je ne sais pas trop combien il reste de relief ( 100 mètres, 200 mètres ?) de toute façon c’est tellement dans un recoin « coincé » que le vent fort n’y existe pas. C’est du battu par les vents, qui est en fait battu par l’ombre…la lutte pour la lumière, premier arrivé premier servi.
Et oui, je trouve aussi ( mais chacun a un avis ) qu’une forme « battue » serait assez propice à cette aubépine…et le virtuel de @tsubaka est inspirant ( comme quoi, on peut être d’accord sur un sujet et pas OK sur un autre, si on prend la peine de différencier les opinions des individus derrière ). En dans ce virtuel, on garde le potentiel existant, sans réduire à « moignon », ce que je trouverai regrettable.
jamais assez depuis 1986 ( oui j’étais mineur et jeune à ma des débuts ). Voile, moteur, jet ski, etc…
Hélas, un seule fois qq heures en passager de multicoque trimaran 60 pieds open / ORMA, y’a longtemps, et qq minutes à la barre ( enfin, le skipper pas bien loin, mais vu le prix du bouzin ça se comprend ).
J’ai pris les exemples qui me venaient, l’hélice propulsive n’était pas le meilleur exemple ( car « hyper » active" ). Même si, à 10 fois la distance et au delà, il reste essentiellement le déplacement de coque, et l’échappement qui trouble l’eau.
Je n’ai pas d’éolienne à proximité, y’en a pas bcp dans le sud ouest, c’est comme ça. Une éolienne reste une hélice passive, dans le sens ou elle en position « frein » en position « stop », ou débrayée ( pas assez de demande commerciale valorisable, comme pas rarement en été à prix négatif en marché spot ). Si l’hélice est débrayée, elle aura un impact minimal en subissant le vent. Si elle est freinée par l’alternateur pour produire du courant, elle « freine » le vent et crée des turbulences, mais sans commune mesure avec un moteur HB.
Avec un moteur HB ( 700 tours / min ralenti à 5500 / 6000 au max ), on aura ( puisqu’il n’y qu’une seule « vitesse » en transmission ) à peu prés la moitié ( en général, en ordre de grandeur ) en régime rotation hélice. Mais même 700 tours embrayé au minimum ralenti marche avant, on est bien au delà d’une éolienne.
Ce qui « me » concerne est une hélice de 14 pouces de diamètres, et un pas de 19 pouces ( 19" = 48 centimètres )., et un rapport réduction de 2/1.
Au ralenti 700 tours embrayé minimum, ça fait 350 fois 48 centimètres, soit un « vent » généré maximum virtuel de 170 mètres / minutes, soit 10 kilomètres / heures. En pirogue, j’imagine que tu penses à la turbulence, mais plus à 4000 tours, soit plus de 50 km/h.
Une hélice éolienne ( semie freinée pour générérer du courant ) sera moins perturbatrice.
Pour une somme de raisons, qu’on peut prendre dans tous les sens, tu n’as aucune raison valable pour « mesurer » du substrat qui s’envole depuis les éoliennes et pas avant, à 30 fois la distance du diamètre, et il te faut chercher d’autres causes, et des phénomènes plus locaux ( murets, exposition, le substrat, etc…). Une fixette sur une mauvaise raison n’a pas grand chance d’aboutir à un résultat, sauf celui de trouver un coupable désigné.
Une voile de voilier, c’est « passif ». Quand une équipe de américa’s cup balance 100 M d’euros de budget, tu peux penser qu’il y a des sous en R et D, en préparation du skipper et du barreur. Et comme ce sont des bateaux qui se tirent la bourre en croisant parfois à trés trés trés courte distance, crois moi que l’effet des turbulences, ils connaissent, et ils savent quoi faire selon qu’ils soient à 5 fois ou 10 fois ou 15 fois la hauteur du mat adverse et sous le vent.
Peut être tu as trouvé mon mot « insultant » un peu fort, je peux l’admettre. Toutefois, il existe des sommes de réalités techniques et scientifiques assez basiques qui régissent notre quotidien, presque à chaque fraction de seconde. Si on n’est pas d’accord, alors il faut se réfugier au moyen age, et Jacquouille trouverait ( parfois ) que la croyance d’antan était plus fiable que la techno science de maintenant.
Les simulations donnent des résultats différents selon les paramétrages d’origine.
Lorsqu’on parcourt les différentes illustrations des vitesses de flux traversant les modèles connus de turbines, un seul coup d’oeil sur le panorama d’images obtenues sur internet montre les variations substantielles entre les résultats.
On a même vu une étude remettant en cause la nature de turbine à trainée de la turbine Savonius avec une simulation qui tendait à montrer que ce type de rotor fonctionnait plus en mode portance qu’usuellement estimé.
Le sujet doit être glissant, car personne n’est encore venu extrapoler sur ce résultat peu académique, contredisant justement la plupart des autres simulations.
Perso, je trouve que ces technologies de simulations ont crées un espace économique propre, où elles se développent et leurs réalisations se vendent sur un marché dédié, en roue libre sur leur succès d’estime et au détriment des observations analogiques pourtant largement accessibles en souffleries et bassins d’essai.
Au début du siècle dernier, Gustave Eiffel a calculé presque à la perfection le Cx de différents formes et volumes en procédant de manière analogique. Aujourd’hui on déploierait des trésors de ressources de calcul informatique pour le même résultat, avec la seule différence que ce serait le procédé en vogue du moment.
Revenant à mon observation, j’ai pourtant bien appuyé sur l’incidence probable de la topographie particulière des lieux (barre de sommets montagneux réhaussés par l’obstacle consécutif aux éoliennes, suivi de vallées encaissées) ainsi que la disposition des différents groupes d’éoliennes (produisant un effet venturi entre elles) en cause pour expliquer le phénomène que je décris et qui est bien consécutif à l’implantation de ces machines, puisqu’il a débuté exactement à partir du moment où elles ont été mises en service.
Ce genre de variables complexes n’est pratiquement jamais paramétré dans les simulations connues des turbulences causées par une éolienne (les équations de Navier-Stokes sont déjà assez compliquées à résoudre sans cela) et pourtant je témoigne formellement, encore une fois, de la violence, littéralement, de leurs effets.
Je pense qu’on peut raisonnablement en aborder l’explication dans la perspective de certaines formes de résonances bien connues pour mettre soudain un bordel monstre et sans crier gare dans la plupart des systèmes mécaniques en mouvement.
Le style battu par les vents n’est pas sorcier à obtenir, il faut juste se plier à l’obligation d’orienter toutes les pointes des branches dans le même direction.
C’est vrai que cela fait un peu bizarre au moment de le réaliser, un peu contre-intuitif par rapport aux habitudes, mais une fois fini, on se rend compte combien le résultat d’ensemble dégage de force d’évocation.
Tiens, j’ai poussé la blague à piquer une slab à Walter Pall et installer ton arbre dessus:
je suis assez ok avec ça, il y a la base du modèle, ensuite les contigences pratique du cas cas in situ, ou ça peut varier.
Dans le genre, il y a l’acoustique ( sujet qui m’intéresse ) avec les phénomènes modaux, et les énormes surprises qui peuvent en découler, et qui peuvent s’inverser à se déplaçant d’une distace trés courte. Je dirai aisément que lesplus grand « experts » véritables d’un sujet sont à la fois en parfaire maitrise d’un sujet théorique, du trucs trés grossiers jusqu’à des trucs fins, et ensuite ils ajoutent une sur couche d’expérience, de flair et de connaissance, sur le cas pratique considéré. Il subsiste des ordres de grandeurs, et ( ça reste un avis perso) je reste vraiment TRES dubitatif devant un effet majeur à 30 fois la distance. Qu’il existe des perturbations à 10 km/h de vent à 35 fois la distance ( avec un vent source de 100 km/h ), pourquoi pas, mais de là à remuer le substrat par l’effet éolien, c’est le pas quantitatif qui m’interpelle bigrement.
La divergence théorie / cas appliqué, pour se rapprocher nettement plus du bonsai, serait « au hasard »
l’idée que je défend selon laquelle la minéralisation d’organique est un illusion en pot bonsai ( peu profond, ultra rincé, température, substrat « granulaire » alors qu’il est bien différent en horticole dans le cadre le moins éloigné ) devant le modèle théorique ( et pratique ) du plein champ. Je ne peux pas démontrer son inapplication en cadre bonsai, mais personne ne peut montrer non plus que ça resterai valable en bonsai, avec pourtant à peu prés tous les paramètres de bases qui sont totalement différents, voir opposés. Quand le cadre diffère du modèle ( les paramètres théoriques ou réels ) alors le cadre prévisionnel n’est plus prédictif parceque le modèle est hors des clous pour lesquels il est conçu.
Ben c’est pourtant simple, j’ai juste dit que les bourrasques du vent complètement haché, générées par le fonctionnement des bidules, étaient assez puissantes pour balayer la pumice sur le dessus de mes pots, et en plus, je n’avais pas précisé que j’ai entouré ma petite terrasse de 12m2 d’un textile brise vent de 1.20 de haut, c’est dire le caractère fortement tourbillonnaire de ces bourrasques!
Bon, j’arrête là. J’expliquerais que j’ai mal parce que j’ai reçu une enclume sur le pied que ce serait encore mis en doute par les gens qui n’en ont jamais vu une de près.
Merci pour ton avis amigo, je n’ai jamais essayé ce style, et si jamais je m’y frotte, ce sera sans doute du soft, donc effectivement du :
Et bien j’espère tout de même qu’elles seront plus vigoureuses l’année prochaine ! Merci pour ton virtu @Clem, mais je suis assez d’accord avec @tsubaka que ces coupes sont sans doute un peu trop radicales. Pour avoir une idée du diamètre des troncs :
alors que si tu garde un étage supplémentaire, tu as ce genre de diamètre :
Donc je trouves dommage de se passer de mouvement et conicité progressive déjà existante.
Le tronc le plus à droite je n’envisage vraiment pas de le garder… à voir
ah oui c’est marrant, vision complètement différente ! Sur mon érables c’était des tubes très gros et sans conicité, là il y a moyen de récupérer de la conicité en choisissant les sections. Même si je ne compte pas tout garder, ni conserver toutes les longueurs. Si c’est une question d’écorce, elle finira bien par venir un jour. Tu fera sans doute des heureux en vendant tes Aubépines, c’est une essence vraiment intéressante pour le Bonsai amha.
ok, maintenant j’ai compris, des section de plus en plus courte en montant dans l’arbre. Oui, c’est sûr, c’est cohérant.
oui c’est ce que j’écrivais au début
Je trouves que ça permet d’aller dans l’esprit du battu par les vents, sans caricaturer. Même si j’ai déjà vu de très beaux exemplaires en Bonsai. J’aimes bien celui que @tsubaka a posté, on sens bien qu’il a subi le vent, mais avec tout de même un peu de végétation qui pousse dans le sens opposé. Mais c’est sûre que par chez moi on observe plutôt des arbres qui cherchent la lumière. Comme ce prélèvement d’ailleurs, qui a poussé sur la frontière entre un pré a vache et la forêt.
Merci pour le virtu avec le slab, ça va bien effectivement !
Je veux bien te croire, j’ai dû zappé, désolé.
En tout cas, nous serons qq’uns à penser que la forme battue par les vent est assez souvent du battu(e) par l’ombre.
Forme naturelle sur des gros talus trés inclinés, du genre à 50% de pente, d’ailleurs j’en visualise trés bien certains à qq kilomètres de chez moi ( du talus ouvragé par génie civil en bordure de 2 x 2 voies ) avec de nombreuses aubépines qui naturellement poussent à 90 degrés du talus ( et donc à 45° du sol, ou 45° de la verticale ). Elles vont chercher la lumière car le haut de talus est occupé par des arbres de plus grand développement.
En France, il me semble que le « vrai » battu par les vents ( en forme trés claire et trés évidente ) est quand même bigrement limité en zone géographique, d’ailleurs ça sera avec d’autres espèces que l’aubépine. Zone mistral ou tramontane, ou zone bretagne vraiment bord de mer par exemple, mais en dehors de ça ??? Et même…C’est pas gagné.
Chateauneuf du Pape n’est pas le coin le moins venté de France, et pourtant les cyprés y sont encore…( les autres arbres aussi ) …bien droits ou assez droits.
Et en Asie, je ne crois pas en avoir vu non plus. Par contre, du battu par l’ombre par l’ombre, oui pas mal ( comme les exemples du mont Tianmen ).
Et au Japon, le battu par les vents, sauf ce que je n’ai pas eu le loisir d’observer, c’est plus du battu par l’ombre, aussi, sur falaise.
A coté de Tianmen, il y a Zhangjiajie ( que je recommande fortement, enfin, les 2 ).
La 2eme photo est un crop de la 1ere dans le carré rouge, c’est asez explicite, et ça correspond aussi aux pins de falaise au Japon en image d’épinal. PArceque ce qui est haut de falaise, et bien ça pousse…droit.
A vrai dire, dans le rectangle vert, il y aurait du « vrai » battu par le vent, aussi…










