Combien d’arbres pouvons-nous cultiver?

Je rebondis sur les propos très justes de Shrub et de Clem
Propos que l’on peut lire ici. Metasequoia (nouveau venu âge 25/28 ans) - #23 par Meleze67

Combien d’arbres pouvons-nous cultiver ?
J’ai maintes fois réfléchi à cette interrogation et suis arrivé à la conclusion qu’elle est et restera toujours sans réponse universelle pour les bonsaïka.

Je vous partage cette réflexion. :slightly_smiling_face:

Facteurs déterminant le nombre d’arbres cultivables en bonsaï.

1. Facteurs fondamentaux

L’espace disponible
Surface de culture, organisation, accessibilité, densité possible.

Le temps que l’on peut consacrer à une collection en tenant compte de nos autres charges
Temps quotidien + disponibilité saisonnière.

La dimension des arbres
Shohin ou grands bonsaï, ça a un impact direct sur manutention et entretien.

La passion ou l’engagement personnel
Énergie, motivation, constance dans le travail.

Les moyens financiers, il faut bien le dire :kissing_face_with_closed_eyes:
Achat, substrats, pots, outils, infrastructure, les produits phytosanitaires

2. Facteurs techniques et horticoles

Le stade de développement des arbres
Formation (chronophage) vs arbres aboutis (entretien fin).

La synchronisation des travaux saisonniers
Pics de travail (rempotage, taille, défoliation).

La diversité des espèces cultivées
Exigences différentes = complexité accrue.

Le microclimat et les conditions de culture
Homogénéité ou hétérogénéité des besoins (ombre, vent, humidité).

Le système d’arrosage
Manuel ou automatisé, précision et fiabilité.

3. Facteurs humains et cognitifs

La capacité d’observation
Détecter précocement maladies, stress, déséquilibres.

La charge mentale fatigue, décisionnelle
Nombre de décisions à prendre quotidiennement.

Le niveau d’exigence esthétique et technique
Culture “artistique poussée” ou gestion plus large.

L’expérience et le niveau technique
Un expert optimise mieux son temps et ses interventions.

Notre capacité physique
Force, endurance, mobilité, résistance à la fatigue.
Elle conditionne directement la manipulation des arbres (surtout les grands sujets), les rempotages (poids des pots, substrats), les déplacements (tables, arrosage, manutention)
la durée effective des sessions de travail
Avec le temps, ce facteur devient souvent limitant. Elle impose souvent une réduction du nombre d’arbres lourds, une adaptation vers des formats plus petits (shohin, mame) ainsi qu’un besoin d’aide ou d’outillage adapté.

4. Facteurs organisationnels

La qualité de l’infrastructure
Tables, circulation, zones de travail, stockage.

L’ergonomie de l’espace de culture
Réduction des efforts et des pertes de temps.

La préparation et l’anticipation des travaux
Substrats prêts, outils accessibles, planification.

Le travail délégué ou partagé
Aide extérieure, élèves, famille.

La capacité d’organisation
Aptitude à structurer le travail dans le temps et dans l’espace : planification des interventions, priorisation des arbres, gestion des urgences et régularité des soins
Une bonne organisation permet d’augmenter significativement le nombre d’arbres sans dégrader la qualité, alors qu’une mauvaise organisation entraîne l’effet inverse, même avec peu d’arbres.

5. Facteurs dynamiques de gestion de collection

La rotation des arbres (entrée/sortie)
Vente, don, élimination, renouvellement.

La hiérarchisation de la collection
Arbres prioritaires vs secondaires.

La capacité à renoncer / sélectionner
Maintenir la qualité globale plutôt que la quantité.

Notre capacité à transmettre ses arbres à une personne de confiance
Possibilité de confier, céder ou léguer des arbres à un amateur compétent.
Ce facteur permet d’éviter l’accumulation excessive, de garantir la continuité de la qualité des arbres et de donner une perspective à long terme à la collection
Il introduit aussi une dimension éthique, car un bonsaï dépasse souvent la durée de vie de son propriétaire.

Un principe, une règle simple et pratique : "Un arbre entre, un moins beau sort."

Cette règle simple permet d’éviter l’accumulation et impose une sélection constante.
Elle contribue directement à l’élévation du niveau global de la collection.

Comme on le voit, c’est à chacun d’analyser ces différents facteurs.
Mais il y a le véritable indicateur. :wink:

6. Facteur synthétique

Le seuil personnel de compromis acceptable.
Le moment où l’on commence à ne plus pouvoir accorder à chaque arbre l’attention qu’on juge nécessaire.

En d’autres mots : plus la quantité augmente et plus la qualité diminue.

Bisous, bisous.

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Très bien fait!! J’ai 39 arbres à cette heure que je peux tous porter seul. Je n’avais que ma forêt ou il fallait être 2, 10kg rien que pour le mica pot.

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Pour ma part, le travail partagé ne doit pas être imposé à nos proches, cette passion est chronophage et accepter de l’aide c’est rendre la pareille, et là je ne vois pas comment se rajouter du temps là où on en manque déjà..
De plus l’arrosage très technique ne doit pas faire l’objet de remarques ou reproches, même pour nous il faut des années pour maîtriser et encore, on reste tributaire des aléas climatiques .
Je possède une cinquantaine d’arbres que je porte seul, je ne veux surtout pas d’arbres à quatre mains :wink:

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Tes grands palma sont à la limite, donc!

Le béni chidori est mon max oui :wink:

Tu as bien résumé la chose Toche :wink:

La même de mon côté je suis à environ une bonne vingtaine d’arbres ( pour la plupart en formation), plus des petites bricoles à côté. Je pourrais en avoir quelques uns de plus mais clairement si on veux vraiment y passer le temps et faire les choses comme il faut on ne peut pas avoir une centaines d’arbres de qualités.

Autre chose mes arbres sont quasiment tous chez mes parents car je vis en appartement donc même si ça ne les dérange pas et me les arrosent même souvent, c’est pas une raison pour envahir leur jardin d’une foret en pot ( même si c’est un peu tard :joy:)

Donc oui il y a pleins de facteurs a prendre en compte et chacun est différents. Mais personnellement j’ai 30ans un travail, une vie sociale, d’autres passions/activités bref malheureusement les journées ne font que 24h. Après on va pas se cacher notre passion une fois attrapée est vraiment dévorante … et contagieuse :face_with_medical_mask: . Mais j’arrive toujours à libérer du temps pour mes arbres et je crois que j’en ai besoin :grinning_face_with_smiling_eyes: .

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perso une vingtaine mais en augmentation.

Concernant les arbres à 4 mains, une table hydraulique permet de les manipuler (descendre/monter/déplacer) relativement facilement, du moins c’est indispensable si on est seul ou si on veut se débrouiller seul. Olivier Barreau utilise un palan de levage pour rempoter ses gros yamads.

Une quinzaine, essentiellement en culture et qui ne nécessitent donc pas trop d’intervention de taille en saison.

J’ai passé aussi une vingtaine de jeunes plants en pleine terre pour passer moins de temps à arroser. Avec le temps, j’espère qu’il en restera une petite poignée qui seront intéressants pour le bonsai.

J’ai pris aussi le parti de planter (de rendre leur liberté?) dans un coin de jardin ou dans la friche d’à côté tous ceux qui végétaient ou qui ne poussaient pas suffisamment à mon goût. (2 palmas, 1 érable de Montpellier, 2 micocouliers, une cépée d’orme, 2 junips)

Je dois avoir une cinquantaine /soixantaine d’arbres en pot à peut près, une vingtaine pleine terre…

Je trouve déjà d’année en année que j’en ai de trop… au détriment d’un travail correct sur chaque arbre.

C’est vraiment compliqué à maîtriser la perfection de la maintenance dune collection avec les enfants en bas âge, le travail, ma femme, le restant de ma famille, les amis, les passions autres ( aquariophilie, potager, verger, beat maker/ djing) … les 24h dune journée est vraiment insuffisant…parfois je sent presque le surmenage mais l’autosatisfaction d’une journée bien remplie rattrape le tout…

Enfin courir après le temps c’est vraiment barbant… j’espère pouvoir arriver un jour jusqu’à la retraite :blush::crossed_fingers::innocent:

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Bonsaika ,aquariophile et jardinier ! La même pour moi :sweat_smile:. Mon bac est beau l’hiver et moche l’été… :sweat_smile:

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j’ai une cinquantaine d’arbres, plus une vingtaine en devenir. En lissant les travaux sur l’année pour garder du temps pour le jardin au printemps et les autres activités, avec un arrosage auto, je pense arriver au maximum pour que cela reste un plaisir quasi quotidien. En plus de la culture il y a aussi toute la réflexion sur le choix des pots, la préparation des expos, le club, les formations. je passe en moyenne 5h/semaine autour des bonsai, je pense, et c’est le maximum que je puisse faire.

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Une quinzaine aussi pour ma part, et autant en pleine terre, mais ce sont tous des prélèvements (de 1 à 3 ans), donc je passe plus de temps à les regarder qu’à intervenir dessus :sweat_smile: La plupart attendant patiemment leur première mise en forme !
J’ai hâte d’avoir plus souvent les ciseaux dans les mains !

Environ 40 arbres chez moi, mais je ne compte pas les semis récents car difficile de prédire leur avenir. Seulement 4 gros sujets mais que je peux encore manipuler seul. Sur le total de 40 une quinzaine ne dépasse pas les 30 cm, donc l’ensemble est gérable.

Sur les critères de Toche, je trouve que la diversité des espèces cultivées permet de réduire les pics d’activité : 15 grands acer palmatum ou pins noirs à pincer au printemps, ça me parait problématique. Je préfère avoir de quoi m’occuper à différentes périodes. Je viens de compter 18 espèces d’arbres chez moi, clairement je ne serais jamais un spécialiste de tous :grin:. Mais j’aime bien expérimenter et découvrir sur des arbres à petits budgets. Les arbres qu’on a depuis longtemps s’améliorent doucement et on en profite chaque jour, ceux dont on découvre la culture apporte une autre forme de plaisir.

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Une soixantaine d’arbres chez moi et 25 padawan. Des petits formats principalement ce qui impacte nettement le volume de travail. Et bien sûr, c’est beaucoup trop pour bien les travailler. Mais c’est irresistible !

Une petite centaine pour ma part, presque autant de variétés… la passion ca n’a pas de limite :sweat_smile: et avec le côté pro qui s’y mélange c’est encore pire

Par contre, je suis d’accord avec toi @davy14 , avoir une collection très diversifiée est pas plus mal pour éviter la repetition des meme travaux sur certaines périodes !

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Je suis pas sur que la diversité soit un gage de tranquillité. J’ai par exemple une majorité de pins et d’orme. Le fait de bien connaître l’espèce permet d’échelonner le travail. Tout les pins ne sont pas ligaturés, tous ne doivent pas être pincés, rempotés cela dépend de leurs avancement et des travaux fait l’année d’après. Et la connaissance de l’espèce permet d’aller plus vite dans les gestes routinier. Par contre la taille des arbres est un facteur important, les gros arbres demandent plus de temps passé, on rentre plus facilement dans le détail, le temps de décision est souvent plus long.

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Pour ma part je possède une petite cinquantaine d’arbres, certains très jeunes , d’autres plus matures. Chaque soir je sors (à la frontale l’hiver) et je passe 20 à 30 min à les observer , notamment ceux qui attendent de gros travaux / choix . Le processus de prise de décision peut prendre plusieurs mois pour certains , quelques jours pour d’autres. Je fonctionne beaucoup à l’instinct.
Jusqu’à présent j’étais indépendant avec pas mal de temps pour moi , la reprise d’un poste en CDI change le rapport au temps et me montre que plus d’arbres serait sûrement une erreur . Ou alors comme le dit @Toche , si un nouvel arbre arrive il remplace un moins bien. Mais il n’y a pas beaucoup d’arbres desquels je serais prêt à me séparer… A part ma 1ere forêt d’érables champêtres peut-être ? vraiment pas folle…

La diversité des espèces est aussi une forme de sécurité vis à vis des maladies contagieuses et des aléas climatiques, car ça évite de voir ses arbres contaminés en masse. Maladies fongiques ou bacteriennes, bourgeons multiples sur pin sylvestre etc. Y’a un amateur en region parisienne qui a perdu 90% de ses ormes de Chine suite à gel rigoureux et long.

J’ai pas dis que j’avais que des pins et des ormes de chines non plus, j’ai une dizaine d’espèces différentes qui sont cultivées sur 4 coins différents. Et par exemples plusieurs types de pins. Paradoxalement il est plus facile de faire un traitement préventif ou curatif sur plusieurs arbres que sur un seul.

Bon, ça fait un moment que je n’avais pas compté mes arbres et j’arrive à 60 mais sans les semis, boutures et pré-bonsai.

Sur ce total, 16 sont exposables et quelques autres le seront bientôt.

Je dois dire aussi que j’en ai eu une centaine mais entre les dons, les ventes et les arbres morts j’arrive au total actuel.