Acer : feuilles qui retombent

bonjour

acer que j’ai depuis 1 mois et pour lequel les feuilles semblent retomber vers le bas

est-ce normal ?

trop ou pas assez d’arrosage ?

autre cause ?

il est dans un substrat 100% AKADAMA

et l’emplacement est ombragé afin de ne pas avoir de soleil direct sur les feuilles

image

merci pour vos conseils

peux-tu prendre d’autres photos en zoom ? Pour inserer une photo tu click sur l’icone “joindre un fichier” c’est plus pratique.

les jeunes pousses ne semblent pas flétries..

A-t-il été rempoté récemment ?

Ça ressemble à un stress hydrique.

Les feuilles des Érables du japon qui viennent de s’épanouir ont un aspect retombant un peu mou. Il n’y a rien d’anormal à constater ce phénomène. Dans 15 jours 3 semaines elles auront une autre allure, pas d’inquiétude pour le moment.

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bonjour

voici en zoomant

même pot mais changement de substrat par du 100% akadama il y a 1 mois car le substrat d’origine était très compact

hier soir lors des 1eres journées chaudes (28°) l’état des feuilles s’est accentué. il etait pourtant à l’ombre, substrat arrosé et pôt en hauteur pour éviter la chaleur des dalles de terrasse

Rien d’alarmant d’après les photos, quand on débute on s’inquiète pour la moindre feuille qui pendouille surtout chez les Érables. Maintient juste le substrat humide en surface mais pas besoin de sur arroser.

Les « dissectum » sont trés sensibles à l’hydratation, aux vents cjauds / asséchants.

Je rejoins globalement le constat de @Shrub, il est trop tôt pour s’inquieter.
Tu es du 34 ? L’arbre est dehors à l’ombre ???
Un dissectum pourpre dans le 34, tu pars avec un handicap certain.

Si le pain racinaire est réduit, il peut être trés trés limitant vis à vis des besoins en eau de l’arbre. Il faudra peut être / sans doute une saison végétative entière ( avril à octobre ) pour que l’arbre construise un racinaire plus adapté / plus gros. Tu risques de perdre qq feuilles ou bouts de jeunes pousses entre temps, mais on est ( je crois ) loin du risque vital.

Tu viens de rempoter / transpoter, tu lui as chatouillé les bouts de racines absorbantes juste avant les chaleurs donc trop tard. Chez toi, le rempotage automnal serait sans doute plus adapté ( si le 34 ).

Pour entretenir l’humidité en surface, tu pourrais / devrais mettre un « paillage » pendant les 6 mois de saison chaude ( sinon les 2 ou 3 centimètres supérieurs du pot sont trop secs 23 heures sur 24 pour que les racines y vivent donc il ne reste pas grand chose en « viable » ). Pas besoin de dépenser, tu peux découper un vieux jeans, ou un coton lourd, ou un vieux pull en laine ( ou autre, voir du coté « chiffon » ). Et poser le textille en surface sur l’akadama.

Perso j’utilise du feutre géotextile de jardinerie, ça vaut 5 euros le mètre linéaire ( avec une laize de 11.4 ou 1.5 de large ). Mais si tu as un seul pot concerné, ça serait une « dépense » inutile.
Voici en illustration ( c’est pas un palmatum, mais ça montre l’idée ).

J’ai toujours été un peu méfiant quand à l’idée de mettre un “paillage”(feutre/sphaigne) en surface sur les arbres que l’on vient de rempoter. Je m’explique, pour moi je trouve que cette couverture artificielle maintient de manière “trop” constante une humidité en surface. Des avantages peut être: accéleration de la décomposition de l’engrais organique et activation de celui ci. J’ai par le passé déposé de la sphaigne à la surface des pots des arbres fraîchement rempotés. J’ai pu constater bien des fois un fort développement des radicelles dans la zone couverte, mais le jour où on rate volontairement ou non le timing pour arroser au bon moment, ou qu’un merle vient fouiner a la surface des pots. On peut (ça à été plusieurs fois mon cas) se retrouver avec ce racinaire tout fin à l’air libre et il est rectifié en moins de deux à l’air libre. C’est pourquoi je dispense mes arbres de cette précaution, les nébari progressent, les arbres se développent tout autant, bref ça avance quand même. J’ai pris le parti de ne pas m’embêter avec ce genre de précautions qui me paraissent superflues. Et ça reste ma vision que je vous partage.

Bon stress hydrique je pense. Surtout si tu lui as enlevé pas mal de racines. Laisse lui le temps de reprendre, je rejoint tout le monde. Rien d’alarmant pour le moment, même si c’est à surveiller de près.

merci à vous toutes et tous pour les nombreux conseils.

reponses (pas forcément dans l’ordre !) aux différentes questions :

  • oui je suis (et donc l’arbre aussi !) dans le 34 (Montpellier)
  • lors du changement de substrat je n’ai pas touché aux racines mais elles ont peut-être malgré tout été abîmées un peu…
  • je suis totalement novice avec les acer. j’ai un orme de chine depuis 3 ans et cette variété est connue pour pardonner les erreurs et cela m’arrange bien :slightly_smiling_face:
  • l’acer est beaucoup plus exigeant et je m’en rends compte de suite !

sur la derniere photo, j’ai l’impression qu’il y a des zones noirâtres en bout de branches. Tes photos ne sont pas de bonne qualité (eclairage nétteté), hélas.

désolé pour la qualité des photos. pas de taches noires visibles sur l’arbre en tout cas

Le paillage élimine le grattage du merle, c’est même avant tout la raison première du pourquoi j’en met. Ici, ça ne fonctionnerait pas avec du paillage spahigne d’ailleurs. Les arbres sont le long d’une haie libre, et c’est un « paradis » à piafs.
Dans mon cas, le granulaire nu est ( était devenu ) « impossible », ça a duré ainsi pas mal d’années.
Y’a 3 ou 4 « couples » de palombes résidentes à l’année sur la parcelle ( on peut noter leur écclectisme pour l’arbre choisi pour établir le nid, 1 cyprés colonne, 1 chêne, etc…). Du merle gratteur laboureur, y’en a 20.
Le paillage surface permet AUSSI un dév’ racinaire en surface, donc une exploitation de toute la profondeur du pot. Quand celui est limité ( hauteur, volume ) ça compte pas mal.

L’oubli d’arrosage ne se pose pas pour moi en automatique.
En fait tout dépend de la situation de chacun, ce qui est vrai pour presque tous les paramètres. D’un autre coté, on voit fleurir ( pas rarement ) des conseils généralistes sans précautions du cas particulier, sans que ça puisse heurter bcp de monde.

Dans le cas présent, le pot est « petit », le racinaire sans doute faible, et l’érable trés avide d’eau ( sans colmatant / saturé non plus ), d’ou mon conseil de « paillage », gratuit en recyclage / système D.

Reviens dans 1 semaine, vu la croissance en ce moment ( et la météo annoncée sur 8 jours ) on aura une idée de l’évolution des feuilles.

Et en effet, un palmatum à la fois pourpre ET dissectum, c’est « fragile ». Clairement pas le plus facile, c’est le maximum de difficulté du palmatum ( et bien plus fragile / sensible qu’un palmatum vert et non dissectum ).

J’entends bien le rôle anti merle du paillage en geotextile mais pour moi ça reste un dispositif un peu casse gueule quand on ne maîtrise pas le sujet, si je dois confier mes arbres à quelqu’un qui ne maîtrise pas le sujet oui peut être que je mettrais un paillage en place temporairement. Mais j’estime que l’on est à même de juger des besoins en en eau des arbres que l’on cultive, si l’on absente et que l’on confie ses arbres cela reste différent.

Sauf substrat DEJA trop colmatant ( trop rétenteur / asphyxiant, pas assez aéré, etc… ) il n’y QUE des avantages ( multiples ) et aucun inconvénient.
Le développement préférentiel de racines trés superficielles n’exclut pas un racinaire plus profond, selon l’arrosage fourni. Même si ce racinaire superficiel doit péter au 15 aout si tu t’absentes 4 jours, il aura eu son utilité avant. En fait y’a rien de spécial à maitriser ( à part le substrat, avec ou sans paillage ), c’est tout bonus.

Je ne pousse en rien l’achat de géotextile, d’ailleurs j’ai signalé ( pour des faibles surfaces ) des solutions de recylage de tissu. Si on est plus « riche » pour faire presque la même chose, il y a la sphaigne, qui je crois est employée par certains, et pas que des débutants naifs. La différence est que la sphaigne sera plus dure à ré hydrater quand elle sera trés sèche, alors que la réversibilité est autrement plus facile en géotextile. Et que la sphaigne sera un source de labour de choix pour un merle gratteur.

La question des absences est - je crois - ultra sensible en bonsai. En été, un pot de micro volume suportera la même absence qu’un chien laissé seul dans un logement, et un gro pot de clulture sera l’équivalent d’un chat. Si 90% des débutants bonsaïs ( donnez votre pourcentage ) abandonneront aprés 1 ou 2 essais, qu’ils soient en appartement ou en pavillon, c’est en énorme partie à cause de celà. Faut pas s’étonner du succès des cactus, dans un monde normal IRL ou 90% des gens seront hors domicile 3 jours par an ( ou plus ), plusieurs fois par cycle végétatif de avril à fin septembre. Pour rendre le bonsaï plus « attractif » vers les masses, le régime hydrique est primordial, sauf à la jouer élitiste esclave de ses arbres et arrosage manu avec un voisin bonsaika lui même. Si un géotextile permet de passer ( toutes conditions égales par ailleurs ) de 3 jours à 5 jours avant le stade « crevata » alors c’est un progrés.

Tu peux pas écrire cela. Le geotextille ne va pas espacer l’arrosage de 5 jours sur un bonsaï. Tu vas gagnef au plus une demie journée. Du coup ton argument sur l’irrigation auto ne tient plus. Tu peux te passer de paillage et rajouter un tour d’arrosage. Déjà que l’arrosage est pas simple pour les débutants, faut pas faire miroiter des idées non réalistes.

Avec tout mon respect je trouve un peu capillo tractés tes justifications sur le rôle bénéfique d’un geo textile, entre un feutre geotextile non tissé et une fibre qui ne l’est pas la capacité à laisser s’infiltrer l’eau d’arrosage est loin d’être la même. “Il existe plusieurs types de fibres classées comme geotextiles. Un geotextile exposé à l’air libre à la surface d’un pot n’aura pas la même réaction qu’un geotextile enfoui entre deux couche de substrat. Un geotextile sec en surface exposé à l’air ne prendra pas l’eau comme ça au premier arrosage il faudra pour moi arroser en deux fois pour être sûr que l’eau le traverse. Un geotextile posé en surface aura tendance à faire un effet parapluie tant que les fibres ne sont pas imbibées à coeur. Je connais bien cette matière et son comportement c’est pour cela que j’émets quelques doutes sur son réel intérêt dans notre passion par rapport à de la sphaigne. J’ai utilisé ces geotextiles dans mon travail pendant des années et maintenant j’en vend quelques milliers de m2 par an, c’est un matériau qui présente de nombreux avantages mais dans notre domaine je cherche encore à m’en convaincre.