Je pense que dans quelques décennies, quand nous aurons compris, nous arriverons à trouver notre propre style.
Si j'ai bien compris il faudra attendre plusieurs dizaines d'années avant qu'on puissse prétendre créer une nouvelle forme de bonsaï ? Déjà, nous pouvons voir des arbres qui sont plus naturels que ce que nous faisions il y a quelques années et qui sortent des canons japonais. J'apprécie beaucoup la volonté actuelle des européens qui est de revenir à plus de naturel : on ne travaille plus un pommier comme un pin : ouf!
A présent les jeunes écoutent de la musique classique et plus du rock'n roll. Ouf ! La France va mieux. Un peu provoc je sais mais ce genre de discours me fait peur. Mais, en attendant d'arriver à ce stade, faisons déjà du bonsaï "japonais" correctement...
Essayons seulement.Rassure toi, aujourd'hui, la grande majorité du monde du bonsaï ne résonne plus qu'à la mode japonaise à tel point que des tas de jeunes ont déserté cette pratique parce que trop complexe, trop codifié, trop élitiste....
C'est quoi un jeune ? Un truc en mouvement, tout le temps, comme une balle de ping pong, qui n'aime que les choses novatrices, qui cherche quelque chose qui l'éloigne du monde des adultes.
Le bonsaï c'est pas si dogmatique. Les arbres japonais sont beaux, c'est vrai, mais ils ne sont pas innaccessibles et puis ils sont aussi austères, répétiifs, codifiés. Quand j'ouvre un catalogue koufu je cherche toujours le bonsaï qui me surprendre, celui qui est différent des autres, qui ne répète pas un message par cent fois entendu. Peut être parce que je suis jeune, les vieux ça les rassure peut être la répétition. Je ne sais pas ?
Un bel arbre se fait en moins de dix ans. Pas besoin d'attendre plusieurs générations. C'es fou de dire des trus comme ça !
Il faut ouvrir le bonsaï à tous, arréter ce genre de propos, chahuter un peu son esprit et admettre qu'on est tous différent sans retomber toujours dans l'uniformisation des pensées et des êtres. Non ?
Coup de gueule du soir, espoir.
Un
malus parviflora