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marcotte plutôt que yamadori


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44 réponses à ce sujet

#1 Romain26

Romain26
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Posté 14 juin 2020 - 23:22

Bonjour

 

Depuis que j'ai commencer le bonsai, il y a quelques mois, je me suis énormément documenté, et renseigné ect....

 

J'ai été particulièrement attiré par le yamadori, la philosophie du prélèvement, d'un arbre façonné par une nature contraignante, d'un arbre qui ne peut pas se développer normalement a cause de l'activité humaine ou d'autre espèce qui le gêne, d'un arbre qui pousse à l'ombre d'autre arbre plus grand ect...    bien sur il y a aussi le gain de temps qui permet d'avoir un arbre avec un tronc très développé,sur des espèces qui poussent très  lentement , sur lequel on construira les charpentières et la ramification.

 

Cependant je me suis fait a l'idée que je ne possède pas le niveau pour de tel prélèvement , je m'en voudrait que l'arbre ne reprenne pas.

J'ai alors opté pour une autre méthode inintéressante,    la marcotte aérienne. Si ça ne fonctionne pas, aucun arbre ne sera mort en vain au moins.

 

La méthode utilisé: J'ai trempé de la sphaigne dans de l'eau avec un peu d'hormone de bouturage, j'ai écorcer une branche inintéressante sur 6 cm jusqu'a l'aubier, j'ai mis la sphaigne autour , dans un sac plastique noir bien scotcher.

 

J'ai mis en place des marcottes sur plusieurs variété d'arbres qui m'attire et que je trouve magnifique, un aulne glutineux , un frêne commun, un merisier sauvage, une aubépine, un hêtre, et un érable champêtre.

  

  post-99586-0-28381400-1592173139_thumb.j

 

Voici celle que j'ai posé sur l’aubépine, l'arbre mesure 1 m 30 , il a été scier il y a plusieurs années, j'ai marcotté à 50 cm, et il y a des branche qui repartent de la base, donc l'arbre repartira.

Pensez vous que j'ai des chances que cela fonctionne???. De se que j'ai vu se sont des espèces qui se prêtent bien à la marcotte.

Dans combien de temps il y aura des racine, ??afin de prélever et soulagé le pied mère ?? 

Miniature(s) jointe(s)

  • DSC_0107.JPG


#2 bonsaiphil

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Posté 15 juin 2020 - 14:21

 

Pensez vous que j'ai des chances que cela fonctionne???.

Dans combien de temps il y aura des racine, ??

Je trouve que mettre en concurrence la marcotte et le prélèvement comme méthode d'acquisition d'un arbre à cultiver est une démarche qui mérite effectivement qu'on y réfléchisse un peu.

 

Je ne cache pas mon penchant naturel de préférer, et de très loin, le yamadori.

 

Pour moi, une marcotte devrait développer des racines dans les 12 mois. Si rien ne se passe dans ce laps de temps ça sent le roussi.

Pour ce qui est des chances de succès, la sphaigne et les hormones plaident pour toi. Mais le point crucial reste le bon grattage du cambium. Et là tu ne dis rien.

 

Mais ton questionnement  sur les chances de réussite montre bien que la marcotte c'est pas gagné. Pour ma part j'estime que même avec peu d'expérience on a plus de chances de réussite avec un prélèvement.

 

Concernant le prélèvement tu as prononcé le mot clé : "philosophie". Je préfère le terme "démarche".

Le yamadori est une quête. Le marcottage est une technique.

La technique c'est facile. La quête procède d'une ambition et fait appel à des valeurs

Il se fait qu'une telle quête possède des retombées sur ta personnalité. En cherchant, en marchant, en observant tu risques non seulement de trouver un arbre, mais tu vas te transformer physiquement (beaucoup de marche) et surtout, tu vas évoluer psychologiquement, ta personnalité se développera, ton rapport au temps va s'affiner. Bref , tu feras des pas de géant pour devenir un "honnête homme" comme disait le philosophe.



#3 Shany

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Posté 15 juin 2020 - 16:56

Cependant je me suis fait a l'idée que je ne possède pas le niveau pour de tel prélèvement , je m'en voudrait que l'arbre ne reprenne pas.

 

Étrangement moi plus de 95% des arbres que je prélève passent doucement le processus d'adaptation à la culture en contenant et passe le cap critique des deux ans, mais mon taux de succès avec les marcottes est de.. bien un gros 0%.


L’art du bonsaï c’est pouvoir créer une histoire sans utiliser de mots. Derrière chaque arbre se cache un monde miniature, où la seule frontière est celle de l’imagination de celui qui le regarde.  


#4 Romain26

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Posté 15 juin 2020 - 17:17

Coucou, bonsaiphil, oui effectivement c'est cela , cette approche, et tous se qui va avec, la connaissance des essences de nos forêt, le fait de se balader avec les yeux ouvert sur la nature qui nous entourent et non pas la tète baisser a regarder ses pieds ,

et se sont des choses que j'ai toujours fait, et toujours apprécié, c'est pour cela que lorsque je me suis mis au bonsai j'ai tout de suite aimé cette démarche du prélèvement, et comme je connais bien les foret du coin j'avait déjà repéré de très beau spécimen,  

Après il ne faut jamais dire jamais, car dans tout les cas c'est quelques choses qui m'attires et je sais que j'y viendrait un jour

Vraiment de se lier avec  un arbre qui a un age peut être supérieur à moi, que la nature n'a pas épargné, et qui c'est développé avec d'énorme contrainte,  apprendre a le connaitre  et lui donner une seconde vie en avançant avec lui , c'est pour moi toutes la démarche , de la recherche, la rencontre , le prélèvement et la culture , pour finir à un bonsai.

 

Pour la marcotte, je suis d'accord avec toi, c'est plus une technique, mais il y a cette petite partie de recherche aussi,de trouver la branche, de pouvoir aussi se projeter sur un projet avec la partie qui sera prélever, 

 

Effectivement j'ai bien gratter jusqu'a l'aubier, (sève montante), et j'ai bien retirer le cambium (sève descendante) j'ai bien appliquer la technique, car si le cambium n'est pas bien retiré l'arbre préférera faire un cal de cicatrisation et une nouvelle écorce plutôt que de faire de nouvelle racine si j'ai bien compris, alors que si il est bien retiré , la sève ne pouvant plus descendre formera de nouvelle racine, si j'ai bien compris, donc oui je me suis bien appliquer a cette étapes

 

Sinon se que j'ai peur pour les chances de réussite, c'est que si il n'y a pas encore de ravine d'ici octobre, j'ai peur que les gelés viennent tout détruire et que cela aura était fait en vain.

Un débat intéressant je trouve merci pour la réponse


Shany tu as 95 % de réussite au prélèvement?

Comment fais tu , pour tes prélèvement? as-tu déjà prélevé des essences type hêtre, frêne, chêne, merisier, aulne glutineux, cornouiller sanguin ,prunier sauvage, se sont les arbres de ma région et avec lequel j'aimerais travailler

Dans un premier temps et comme les forets qui m'entourent je souhaiterait faire des feuillus, j'ai une préférence pour ces essences, un rapport particulier, l’esthétisme  

 

Selon se que j'ai vu, la meilleur période pour le prélèvement serait au mois de mars avant le débourrement de l'arbre, une fois l'arbre prélever avec la motte, on peut gratter un peut la terre mais éviter de les nettoyer pour ne pas détruire les micorise  et symbiose des racines. On taille en haut aussi pour pas qu'il y est trop de végétation, on rempote en pot de culture, substrat drainant type pumice   pouzzolane 50/50, on arrose pour que se soit 

humide, mais sans trop forcer , et on met a l'ombre le temps que le racinaire se refasse; 

 

Si des conseils , des choses que je n'aurais pas bien compris, ou des choses que j'aurais raté sur comment faire un prélèvement je suis preneur .



#5 bonsaiphil

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Posté 15 juin 2020 - 17:42

Mis à part l'orthographe, tout cela est correct. :spb44:

Cependant il ne faut pas s'attendre aux mêmes types de difficultés pour le prélèvement d'un hêtre et d'un chêne.



#6 Romain26

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Posté 15 juin 2020 - 19:25

Oui désolé pour l'orthographe, je sais qu'il faut que je fasse des efforts, depuis que je suis sorti de la fac, j'ai tout perdu, pendant des années à prendre des cours ou il faut aller le plus vite possible et on fait plus attention lol 😂
Oui je me doute le chêne doit avoir un pivot plus important à mon avis

#7 Shany

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Posté 16 juin 2020 - 02:04

Un bon taux de survie des arbres prélevé passe par trois facteurs selon moi.

 

– En premier lieu, reconnaitre les conditions gagnantes favorisant le prélèvement ; type de sol, comment l’arbre est-il enraciné ? Ce genre de détails font une grande différence. Un sol de type argileux (racines en surface) facilite toujours le prélèvement contrairement à un sol sablonneux (racine profonde) par exemple. Un arbre avec de jolis mouvements, poussant dans des fissures rocheuses… tu vas tuer l’arbre presque à coup sûr. Le moment dans l’année est aussi important, pour les feuillus c’est le printemps lorsque les bourgeons commencent à gonfler. Pour les conifères, deux temps, printemps et automne, selon les espèces, pour ma part je collecte toujours au printemps, car c’est le moment de l’année qui me convient le mieux.

 

— En second lieu, « préparé » l’arbre d’avance, genre l’année avant le prélèvement est une très très mauvaise idée. Comme il est souvent impossible de contrôler les paramètres de culture sur le terrain, cela peut affaiblir l’arbre et réduire drastiquement les chances de survie. Lors du prélèvement, tout coupe tout le superflu inutilisable en une fois.

 

– Finalement, les soins d’après prélèvement sont primordiaux. Internet regorge de trucs et d’astuces, mais la méthode que je privilégie est la suivante. Je place mes arbres dans le pot le plus petit possible avec mon mélange classique à bonsaï et le plus souvent possible qui a déjà été utilisé. De cette façon, l’arbre n’a pas le choc de se retrouver dans un milieu stérile. Je mets une couche épaisse de mousse de sphaigne et je couvre le tout d’un plastique rouge et perforé (serre pour tomates). Je place ensuite le tout au soleil… faut que ça chauffe et que l’humidité soit élevée. Il faut garder le tout humide, mais pas détrempé. Après trois a quatre semaines, ou plus dans certains cas plus fragiles, j’ouvre le dessus quelques jours pour acclimater l’arbre. Afin de ne pas être dépourvue une fois l’hiver venu, protège ces derniers des grands écarts de température dans un abri isolé, quoique pour vous je pense en général que c’est moins froid que chez moi ;). Le plus grand danger, ce qui tue le 5 % de mes prélèvements c’est un gel printanier tardif, ils détestent ça !

 

Je collecte principalement des feuillus (chênes, érables, aubépines, robinier faux acacia, peupliers, bouleaux, chèvrefeuilles, charmes, ormes, etc, un peu de pins et d'épinettes aussi.


L’art du bonsaï c’est pouvoir créer une histoire sans utiliser de mots. Derrière chaque arbre se cache un monde miniature, où la seule frontière est celle de l’imagination de celui qui le regarde.  


#8 Romain26

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Posté 16 juin 2020 - 04:08

Merci pour les conseils, sa me rassure,
De toute façon il faudra bien que j'essaie un jour car c'est l'un des côté de la culture du bonsaï qui m'intéresse le plus,
Donc au printemps, je ferai trois ou quatre prélèvements d'arbre que j'ai déjà repéré en suivant scrupuleusement ta méthode et bien évidemment photo et compte rendu sur le poste (par chez moi, dans les forêts la terre est bien argileuse)

Par contre il y a quelque chose qui m'intrigue sur les essences que tu cite, on m'a fortement déconseillé le bouleau et le peuplier tremble, (tendance à perdre des branches), le robinier aussi (légumineuses fragile des racines), et chevrefeuille on m'a dit que seule la variété nitida fonctionne, car se sont des essences qui sont nombreuses par chez moi et je trouve les bouleau et peuplier tremble très majestueux, et c'c'est des essences que j'aurai aimé essayer, si tu as des photos de ses essences mener en bonsaï je suis preneur

#9 Shany

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Posté 16 juin 2020 - 06:32

Le problème est que beaucoup de personnes n'adaptent pas leurs techniques, ont des échecs et disent au autres que tels ou tels autres espèces ne peuvent être traité en bonsaï. Le classique; laissez pousser fort, lignaturé, branche de sacrifice, grosse coupe, grosse fertilisation etc, c'est bon pour les conifères. Ils ont une excellente capacité de compartimenté les blessures car ils mobilisent plus lentement leurs ressources et ont moins tendance à les gaspiller en abandonnant des branches par exemple. 

 

Avec les feuillus, il faut être prudent et raisonner. On fait souvent le raisonnement qu’une fertilisation plus agressive permet une pousse forte et donc l’élargissement des branches et du tronc. Cependant, l’allongement rapide des différentes branches donne la plupart du temps seulement de longs tubes avec 0 mouvement, peu de conicité et au final, un élargissement très moyen. C’est plutôt le nombre de feuilles, et donc de branches et de ramifications qui est la clé d’une bonne croissance, de l’élargissement et la création de mouvement intéressant. On a comme idée qu’il faut créer les branches secondaires et ensuite créer la ramification, mais en créant de la ramification très tôt dans la vie de l’arbre, celle-ci devient ensuite des branches secondaires avec du mouvement très naturel. On imite ainsi le développement naturel d’un arbre. Oui c'est long, mais pour les gens presser, je conseille les conifères, en 5-8 ans ils ont un beau bonsaï. La voie du feuillus est longue et ardus, dans l'ordre du 15-20 ans voir 30 ans, mais c'est ce qui faut pour un arbres qui aura la capacité de se maintenir dans le temps.

 

Les espèces tels que les bouleaux, les peupliers par exemples sont dites colonisatrices, elles s'installent sur des zones ayant vécu des perturbations. Pour celles-ci la clé de leurs survie est de poussé le plus rapidement possible afin d'occuper l'espace avant les autres grands arbres. Ces arbres vont donc mobiliser tout leurs ressources vers les branches qui poussent fort au profit des autres branches. Il est donc impératif de ne pas laissez ces branches prendre de le dessus.Après que 5 entrenoeud ont émergé, taillées à deux, voire même à un entrenœud. Répété de façon assidue tout le long de période de croissance. . Le but est d’avoir le plus de ramifications possible afin de diviser la vigueur de l’arbre. Je ne laisse jamais tiger l’arbre. Aussi cela créer une accumulation de tissu cicatricielles qui a plus grandes capacités de compartimentation et qui est capable de créer des bourgeons, et donc de ne pas perdre tout la branche en cas de pépin. 

 

Pour le robinier, oui en effet les racines sont plus fragiles, faut juste être plus prudent lors du rempotages. Les azalées sont super fragile des racines ce qui n'empêche pas personnes d'en faire des bonsaï ;) .

 

Dans ma région poussent des chèvrefeuilles de Tartarie, une espèce introduite dans les années 1800, je m’amuse à faire des tests avec quelques sujets, jusqu’à présent ça semble presque indestructible, donc un excellent sujet pour le bonsaï.

 

 

 

 

 


L’art du bonsaï c’est pouvoir créer une histoire sans utiliser de mots. Derrière chaque arbre se cache un monde miniature, où la seule frontière est celle de l’imagination de celui qui le regarde.  


#10 Romain26

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Posté 16 juin 2020 - 13:13

Cool,
Du coup je pense que j'essayerai le boulot et le peuplier tremble,
Pour le coup lorsque j'ai appréhender le bonsai, pour moi sa rime avec patience, pour moi un bonsai ne se fait pas en 5 ans, pour moi un bonsai c'c'est pour la vie,
Et si qui est intéressant c'c'est que chaque essence se cultive différemment, que pour chaque essence il y a des techniques à adopter, (de la même façon que pour le bouleau tu réduit à 2 nud, et que tu ne laisse pas tiger, sur un frenes, ou un marronnier, on va pincer les bourgeons terminals, pour ouvrir les bourgeons latent et defolier pour la taille des feuilles)

Je veux dire se serait dommage que toutes les essence réagisse toutes de la même façon, au moins il faut apprendre à connaître l'essence et adapté la technique de culture à elle

Après oui certaine espèce évolue plus vite,

#11 bonsaiphil

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Posté 16 juin 2020 - 14:50

Du coup je pense que j'essayerai le boulot ....

C'est une bonne idée, parce que rester chômeur toute sa vie c'est pas une vie ! :newsm_8:
Quant au bouleau c'est une espèce assez difficile à mener en bonsaï. Il faut une bonne expérience du bonsaï en général additionnée de celle de l'espèce pour voir le début d'un succès.

Pour ma part j'ai jeté l'éponge.

Le peuplier tremble est fascinant, mais j'ai tiré une croix sur tout ce qui est peuplier.

 

Pourquoi ne cherches-tu pas des essences un peu moins ingrates : hêtre, érable champêtre, orme champêtres, chêne. Il y en a surement plein autour de chez toi.



#12 Shany

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Posté 16 juin 2020 - 15:30

Bonsaiphil à raison, il y a beaucoup d'espèces qui sont plus facile à cultivé, à former et à entretenir pour commencer, le temps de prendre du gallon.


L’art du bonsaï c’est pouvoir créer une histoire sans utiliser de mots. Derrière chaque arbre se cache un monde miniature, où la seule frontière est celle de l’imagination de celui qui le regarde.  


#13 Clem

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Posté 16 juin 2020 - 16:03

 

Le problème est que beaucoup de personnes n'adaptent pas leurs techniques, ont des échecs et disent au autres que tels ou tels autres espèces ne peuvent être traité en bonsaï. Le classique; laissez pousser fort, lignaturé, branche de sacrifice, grosse coupe, grosse fertilisation etc, c'est bon pour les conifères. Ils ont une excellente capacité de compartimenté les blessures car ils mobilisent plus lentement leurs ressources et ont moins tendance à les gaspiller en abandonnant des branches par exemple. 

 

Avec les feuillus, il faut être prudent et raisonner. On fait souvent le raisonnement qu’une fertilisation plus agressive permet une pousse forte et donc l’élargissement des branches et du tronc. Cependant, l’allongement rapide des différentes branches donne la plupart du temps seulement de longs tubes avec 0 mouvement, peu de conicité et au final, un élargissement très moyen. C’est plutôt le nombre de feuilles, et donc de branches et de ramifications qui est la clé d’une bonne croissance, de l’élargissement et la création de mouvement intéressant. On a comme idée qu’il faut créer les branches secondaires et ensuite créer la ramification, mais en créant de la ramification très tôt dans la vie de l’arbre, celle-ci devient ensuite des branches secondaires avec du mouvement très naturel. On imite ainsi le développement naturel d’un arbre. Oui c'est long, mais pour les gens presser, je conseille les conifères, en 5-8 ans ils ont un beau bonsaï. La voie du feuillus est longue et ardus, dans l'ordre du 15-20 ans voir 30 ans, mais c'est ce qui faut pour un arbres qui aura la capacité de se maintenir dans le temps.


 

 

 

 

 

 

salut c'est interessant ce que tu dis, même si je ne suis pas sûr de tout comprendre.. Pour eviter un hors sujet, pourrais-tu ouvrir un topic et montrer en photo comment tu fais evoluer tes feuillus ? c'est pas un piège, je trouve interessant que chacun expose ses methodes pour former un arbre.

perso je fais le clip & grow classique et je ligature les branchettes quand elles sont encore souples, puis je laisse pousser etc (sur un cognassier de Chine et sur des acer palmatum seulement)
 



#14 Romain26

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Posté 16 juin 2020 - 18:38

Comme je disais bonsaiphil, j'ai un bon feeling avec les feuillus, une petite préférence esthétique pour eux aussi,quand je dis j'essayerai le bouleau et le peuplier, je veux dire un jour quand j'aurai un peu plus de compétences dans la culture du bonsaï
J'habite dans le nord de la France, entre Lens et Lille, et dans les forêts près de chez moi, les essences que je retrouve le plus, sont notamment les hêtres, frênes, chêne sessile, quelques charmes, cornouiller sanguin, saules pleureur et osier blanc, peuplier tremble, aulnes glutineux, noisetier, grands sureau, chevrefeuille balais, merisier, prunier sauvages, aubépine, érable champêtre, viorne eleagnus, robinier
Voilà une liste de se que je retrouve beaucoup par chez moi

Effectivement parmis toutes ses essences j'ai mes petites préférences, même si dans plusieurs années j'aurais peut être la chance et la place de pouvoir travailler avec chacune d'elle.

Les essences qui m'attire le plus,l'aubépine, le hêtre, le frene, l'aulne, le chêne, merisier, l'érable champêtre peuplier tremble et bouleau

Maintenant que j'ai un peu moins peur de rater un prélèvement, se sont les huits essences que j'aimerai travailler mais je ne prélèverai pas tout sa en un seul mois de mars, donc peut être commencé avec le hêtre, frênes, aulnes et chêne, et l'année prochaine, continuer avec les autres, j'aurais déjà plus de gallon et d'expérience

Je me doute bien que certains seront peut-être plus difficile à travailler, mais j'aimerais ainsi étoffer ma propre expérience en essayant,
J'aime le playdoyer de shany,

Je me doute bien que le mec qui commence le tennis ne va pas jouer contre Nadal lol, donc je ne ferais pas mon premier prélèvement sur une essences dites "difficile"
+1 pour clem, shany si tu pouvais ouvrir un sujet avec des photos de tes arbres des exemples et les techniques que tu utilises avec eux, cela aiderait beaucoup de monde et serais très intéressant

#15 Shany

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Posté 16 juin 2020 - 20:55

Lorsque je pars à la « chasse », je ne cherche pas des essences d’arbres en particulier. Ce qui accroche mon regard et guide ma recherche est plutôt les formes intéressantes et prometteuses. Elles peuvent être très puissantes et dynamiques ou plutôt élégantes et sculpturales, je m’adapte à l’espèce par la suite.

 

Je suis en train de préparer un dossier pour une conférence que je vais donner à mon club cet automne sur le sujet. La technique de formation pour les feuillus que j’utilise vient de Dennis Vojtilla, grand virtuose américain du bonsaï caduc qui cumule plus de 40 ans d’expérience. Ses érables japonais et ses bouleaux sont particulièrement reconnus pour leurs ramifications hors du commun.


L’art du bonsaï c’est pouvoir créer une histoire sans utiliser de mots. Derrière chaque arbre se cache un monde miniature, où la seule frontière est celle de l’imagination de celui qui le regarde.  


#16 Romain26

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Posté 16 juin 2020 - 23:07

C'est vraiment intéressant de converser on apprend plein de choses,
Je suis un adeptes des balades en forêt et du bol d'air frais, et j'ai déjà repéré de très beau arbres pour le prélèvement,
C'c'est à dire qu'au début je regarder tout les arbres et je me disais "celui ci est un sujet intéressant," et j'essayer de projeté à partir de lui, une image du futur bonsai qu'il pourrait être
Et après plusieurs dizaines de balades en forêt, je suis tombé sur une aubépine, de 1m20 de haut, avec une base d'environ 15 cm, une très belle conicitè,et un mouvement brute qui en disait long, et je me souviens avoir admirer cette aubépine longtemps, et je me suis dis que c'était un bonsai naturel, et depuis lorsque je me ballade, je recherche le même sentiment
Depuis j'ai trouvé pas mal d'arbres, de toutes ses essences que j'ai cité, avec lesquels j'ai eu se ressenti,
Je sais où il se trouve et de temps en temps je retourne les voir lors de ballade,
Je pense maintenant tenté l'expérience du prélèvement, en mars 2021, de quelques uns de ses arbres pour lesquels j'ai eu un coup de cur
Bien qu'à chaque fois j'en recherche de nouveaux lol c'c'est devenu un passe temps, ma compagne et décourager car je ne marche pas assez vite pour elle, je regarde trop les arbres 😂

#17 Clem

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Posté 17 juin 2020 - 07:00

 

 

 

Je suis en train de préparer un dossier pour une conférence que je vais donner à mon club cet automne sur le sujet. La technique de formation pour les feuillus que j’utilise vient de Dennis Vojtilla, grand virtuose américain du bonsaï caduc qui cumule plus de 40 ans d’expérience. Ses érables japonais et ses bouleaux sont particulièrement reconnus pour leurs ramifications hors du commun.

 

Salut, si tu peux en faire profiter le forum, ce serait sympa
 



#18 bonsaiphil

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Posté 17 juin 2020 - 07:56

Je suis un adeptes des balades en forêt et du bol d'air frais, et j'ai déjà repéré de très beau arbres pour le prélèvement,

...... et j'essayer de projeté à partir de lui, une image du futur bonsai qu'il pourrait être

Et après plusieurs dizaines de balades en forêt, je suis tombé sur une aubépine, ......et depuis lorsque je me ballade, je recherche le même sentiment

Je sais où il se trouve et de temps en temps je retourne les voir lors de ballade,

C'est exactement la bonne posture !

Ça fait vraiment plaisir de lire ces lignes et je me dis que tout n'est peut-être pas perdu. Il existe encore des bonsai-ka qui préfèrent le chemin de la quête que celui de la caissière de jardinerie.

 

Je pense maintenant tenté l'expérience du prélèvement, en mars 2021, de quelques uns de ses arbres pour lesquels j'ai eu un coup de cur
Bien qu'à chaque fois j'en recherche de nouveaux lol c'c'est devenu un passe temps, ma compagne et décourager car je ne marche pas assez vite pour elle, je regarde trop les arbres

Il est fondamental de connaitre plusieurs candidats avant la période de prélèvement et prendre tout son temps pour se construire un ordre de priorité.

On ne dira jamais assez à quel point des photos de repérage sont importantes dans cette démarche de sélection. Revenir sur place et tâter le sol autour de l'arbre. Y a t il des cailloux, des rochers sous la couche d'humus ? Les outils à emporter pour le prélèvement en dépendent.

Parfois il faut savoir abandonner un projet de yamadori : l'arbre est beau et prometteur mais les circonstances ou l'environnement (sol, racines, pentes, autorisation, essence etc...) ne s'y prêtent pas. Dur dur parfois !
 



#19 Romain26

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Posté 17 juin 2020 - 12:15

Tout des détails qu'il va falloir que j'observe,
La prochaine fois que j'irai en ballade je prends un petit râteau de poche et je gratte le sol à côté pour voir un peu sa composition,
Mais par chez moi sa fait plus terre argileuse,

Instinctivement j'aurais emmener avec moi une bêche, une pioche, un sécateur pour pivot et végétation, et une scie pliable

#20 Shany

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Posté 17 juin 2020 - 12:33

Salut, si tu peux en faire profiter le forum, ce serait sympa
 

Certainement ;) 


L’art du bonsaï c’est pouvoir créer une histoire sans utiliser de mots. Derrière chaque arbre se cache un monde miniature, où la seule frontière est celle de l’imagination de celui qui le regarde.  



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