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Prélèvement en milieu (très) humide ?

prélèvement yamadori pin zone humide tourbière

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34 réponses à ce sujet

#1 Swarel

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Posté 24 janvier 2020 - 15:18

Bonjour,

 

J'ai repéré quelques pins sur différents sites que je souhaiterais prélever ce printemps (pin sylvestre, a priori).

Ils poussent tous dans un milieu très humide, des sortes de tourbières / marécages en fond de vallée, avec de grosses touffes d'herbes.

Il faut la plupart du temps des bottes pour s'y rendre, on se retrouve les pieds dans l'eau très rapidement...

 

Est-ce que certains ont déjà ce type d'expérience de prélèvement ? A quoi dois-je m'attendre en terme de racinaire dans ce type de milieu ?

Enfin, compte-tenu des spécificités du substrat, quels seraient vos conseils pour la reprise ?

 

Merci d'avance ;)



#2 jox

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Posté 24 janvier 2020 - 15:40

Je n'ai pas ce genre d'expérience par contre j'ai déjà entendu plusieurs fois "prélèvement dans l'herbe, prélèvement de merde". Et ça je l'ai constaté moi-même plusieurs fois: dans de la terre franche, les racines filent dans restriction et les radicelles utiles s'éloignent d'autant.

Est-ce vrai dans un marécage ?


Ca court, ça s'agite! Et après ça s'étonne de ne pas vivre vieux.


#3 Julien49

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Posté 24 janvier 2020 - 18:16

j'aurais tendance à imaginer un système racinaire traçant et pas de pivot, vu qu'il n'y a pas besoin d'aller chercher l'eau bien profond, mais qu'au contraire il faut chercher l'oxygène... mais bon c'est juste l'idée que je m'en fais, jamais expérimenté.

 

par, sans obstacles, ya moyen comme dit jox que les radicelles soient loin.



#4 MICHEL 87

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Posté 24 janvier 2020 - 18:40

bonsoir sawrel, je confirme les dires de jox , à mes débuts j'ai fait comme toi j'ai trouvé des coins vers faux la montagne ou neede, je croyais avoir trouvé des beaux pins mais j'ai déchanter trés vite , pour trouver des beaux yama , c'est dans les cailloux qu'il faut aller, le larzac par exemple.à+ MICHEL


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#5 Clem

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Posté 24 janvier 2020 - 21:24

Pas d' experience là dessus , mais y'a une video qui montre un prelevement de pin sylvestre en milieu type "tourbe" et le prelevement semble facile : ça a pris 5minutes et il a une belle motte sans pivot apparemment..

 

la mise en caisse de culture ->



#6 Julien49

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Posté 24 janvier 2020 - 21:33

moi ce qui m'intrigue, c'est qu'on dit toujours qu'il faut bien laisser sécher le substrat des pins entre deux arrosages, qu'ils ne supportent pas d'avoir les pieds dans l'eau.... et là ça pousse en milieu humide, c'est curieux non?



#7 Clem

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Posté 25 janvier 2020 - 00:19

je crois que ça veut dire que le pin sylvestre peut vivre dans differents biotopes, que le sol soit sec ou humide… il n'est pas difficile quoi.. mais en pot, le pin se sent mieux dans du drainant que dans du terreau.. en tous cas c'est moins risqué niveau pourriture de racines (sinon tout le monde mettrait ses pins dans du terreau ^^)



#8 waoo

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Posté 25 janvier 2020 - 09:08

Je ne suis pas si sur que ce soit un milieu si humide que ça sur la vidéo ... C'est pas plutôt neige et gel une bonne partie de l'année et sec en été ???  Si j'ai bien compris il parle d'un lac asséché et repris par la végétation

 

 

Étrange l'autre vidéo sur cette chaine youtube , avec grosse couche de sphaigne et mousse par dessus , sur ce que je crois être un pin aussi ... Dans le genre pas facile de voir le substrat pour l'arrosage , empêche justement le séchage ... Pas du tout à la mode de chez nous en tout cas



#9 boots19

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Posté 26 janvier 2020 - 15:46

moi ce qui m'intrigue, c'est qu'on dit toujours qu'il faut bien laisser sécher le substrat des pins entre deux arrosages, qu'ils ne supportent pas d'avoir les pieds dans l'eau.... et là ça pousse en milieu humide, c'est curieux non?

Il font rarement de vieux os dans ces milieux là. Ils sont beaux car justement ils ont beaucoup de mal à pousser et sont régulièrement piétiné par des bovins.

Dans ce genre de tourbière on voit beaucoup d'arbres mort lorsqu'ils atteignent une certaine hauteur.

Je pense que temps qu'ils restent dans la couche superficiel tout va bien, puis lorsque leur age leur impose d'aller chercher plus loin dans le sol ils claquent. Donc je pense aussi que le racinaire doit être assez proche du tronc.


"La critique constructive est un levier du progrès." "Ayez le culte de l'esprit critique." Louis Pasteur

#10 Swarel

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Posté 27 janvier 2020 - 14:41

Merci à tous pour vos retours !

@ Boots : tu vois bien de quoi je parle... ;)

 

Il ne semble pas y avoir de consensus, mais j’espère sincèrement que Boots et Julien ont raison. Je rêve secrètement de prélèvements comme celui de la vidéo de Clem... :D

Par contre, si la très forte humidité du substrat n'a pas obligé l'arbre à aller chercher l'eau loin et/ou en profondeur, il n'en est peut-être pas de même pour les éléments nutritifs.

Sauf erreur de ma part, les tourbières sont réputées pour être plutôt des sols pauvres et acides, donc l'arbre a peut-être étendu loin ses racines pour aller chercher davantage à manger.

Je vous dirais ça quand je les sortirais...

 

Sinon, pour le suivi post-prélèvement, instinctivement j'aurais dit qu'il valait mieux les maintenir dans le même environnement que celui d'où ils viennent (très humide et rétenteur).

Mais à bien réfléchir, ce n'est peut-être pas parce qu'ils avaient des conditions difficiles jusqu'à présent qu'il faut les y maintenir, à plus forte raison après une opération très stressante.

Donc je pencherais plutôt pour les conditions de culture habituelles, c'est à dire du drainant (avec peut-être quand même un peu de rétention pour éviter une trop forte hétérogénéité avec leur motte de prélèvement).

Vous en pensez quoi ?

 

@MICHEL87 : pourquoi dis-tu avoir "déchanter très vite" ? Parce-que les pins que tu avais repéré avec tes yeux de débutants n’étaient pas si beaux que ça au final ou parce que leur racinaire ne permettait pas de les mettre en pot ? En tous cas, je suis relativement d'accord avec toi, j'en ai déjà vu des plus beaux, mais ceux-là je les ai à portée de la main et ils ne m'ont pas paru si moches que cela (à mes yeux de débutants ;)). Et si jamais je ne les supporte plus dans quelques années, ils m'auront au moins permis d'accumuler de l'expérience sans flinguer des kokufu !



#11 Olivier31

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Posté 27 janvier 2020 - 16:28

Par expérience, les pins de tourbières ont des racines traçantes et longues donc prélèvements difficiles. La partie aérienne de l'arbre donne souvent de bons indices sur ce qui se passe dessous: longs entrenœuds et faible ramification=racines longues et traçantes, à l'inverse les arbres poussant dans des cuvettes d'éboulis sont souvent bien ramifiés avec des entrenœuds courts.



#12 Clem

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Posté 27 janvier 2020 - 17:30

Merci à tous pour vos retours !


Je vous dirais ça quand je les sortirais...


 

 

tu aurais des photos ? sinon, en remerciements de nos supers conseils, pense à nous et prends des photos la prochaine fois ^^

 

 

pour le substrat post-rempotage, Gaby, qui prélève dans de la glaise, donc fort retention en eau, rempote dans du sable et terreau à parts egales, il me semble. perso je mettrais de la pumice avec ecorces de pin compostées et je mettrais dans 100% pumice dès que l'arbre a repris (l'année suivante ou N+2)..attend d'autres avis, perso les quelques pins que j'ai prelevé dans le passé c'etait dans les galets (marnes)
 



#13 waoo

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Posté 27 janvier 2020 - 20:11


 

Sinon, pour le suivi post-prélèvement, instinctivement j'aurais dit qu'il valait mieux les maintenir dans le même environnement que celui d'où ils viennent (très humide et rétenteur).

Mais à bien réfléchir, ce n'est peut-être pas parce qu'ils avaient des conditions difficiles jusqu'à présent qu'il faut les y maintenir, à plus forte raison après une opération très stressante.

Donc je pencherais plutôt pour les conditions de culture habituelles, c'est à dire du drainant (avec peut-être quand même un peu de rétention pour éviter une trop forte hétérogénéité avec leur motte de prélèvement).

Vous en pensez quoi ?

Condition de culture habituelles ça parait logique ... Pourquoi aller compliquer la vie d'un arbre en lui remettant des conditions de substrat difficiles . Alors qu'en plus on lui met déjà un bon coup en le prélevant ...

 

 Il faut lui faciliter la vie au maximum pour lui permettre de se remettre au mieux de l'opération ... Enfin , ça me parait être la logique ... :)



#14 Clem

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Posté 28 janvier 2020 - 00:02

oui mais si tu mets 100% pumice et que la motte c'est de la tourbe, et bien, tu auras du mal à gerer les 2 sols très differents au niveau arrosage : le substrat granuleux va secher très vite et la motte va rester humide.. C'est pour ça que Gaby mets du terreau autour de ses mottes, pour que la retention en eau soit à peu près equivalente à celle de la motte argileuse, et il ajoute du sable pour que ça draine un peu mieux que du terreau seul.



#15 boots19

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Posté 28 janvier 2020 - 07:17

 

le substrat granuleux va secher très vite et la motte va rester humide

Ou l'inverse plutôt^^

En arrosant l'eau va mouiller la pumice en passant rapidement autour de la motte, et cette dernière restera sèche. De qui me parait bien plus embêtant sachant que 98% du racinaire actif est DANS la motte^^


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#16 Clem

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Posté 28 janvier 2020 - 09:30

possible tout depend de ton climat, de ta frequence d'arrosage et de la nature de ta motte ^^ je n'ai pas d'experience sur les mottes argileuses ni sur les mottes en tourbe..

 

Après logiquement, si tu veux conserver une humidité correcte à ta pumice, tu vas arroser 2 - 3 fois par semaine et la motte centrale va être toujours mouillée vu qu'elle n'a pas le temps de secher. Et si tu arroses 1 fois par semaine (comme conseillé par Mauro Stemberger qui met 100% drainant autour de la motte) alors logiquement tu vas faire secher en surface la motte et en profondeur la pumice. Pour moi ta motte ne sera jamais seche en profondeur, à moins de la laisser completement secher, jusqu'au coeur, mais alors là, ça me semble très risqué :PB233:

 

j'ai du mal à comprendre ton "98% du racinaire actif dans la motte" car avec le developpement de racines dans le substrat drainant, ça change au cours du temps.

De mon experience, en quelques semaines/mois, que ce soit un prelevement de printemps ou en septembre-octobre, tu as des racines et des mycorhizes dans la pumice à tel point que l'arrosage en devient difficile quand la pumice seche trop (j'ai l'impression que les mycorhizes ont un effet hydrophobe : l'eau ne rentre pas bien)



#17 Swarel

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Posté 28 janvier 2020 - 14:46

Du coup, pour le substrat, on est assez d'accord pour dire qu'augmenter son pouvoir rétenteur pour le rapprocher de celui de la motte d'origine (sans toutefois trop nuire au drainage) est la meilleure façon de faire pour ne pas trop galérer sur l'arrosage et éviter des temps de séchage trop différents ? Que ce soit dans un sens ou dans l'autre, d'ailleurs... ;)

 

@Olivier31 : merci beaucoup pour ton retour et ton partage d'expérience. Quand tu dis "racines traçantes et longues", tu pourrais donner un ordre d'idée STP ? (je n'ai encore jamais prélevé un pin, pour info...). Faut aller chercher les radicelles jusqu'où ? 1m ? 2m ?

Quand je retournerais sur les sites, je ferais un peu plus attention à la végétation pour avoir une idée de ce qui se passe en dessous, mais je note qu'il faut s'attendre au pire.

 

@Clem : j'ai déjà quelques photos, mais on ne voit vraiment pas grand chose, je vais vraiment pas vous faire rêver...

Et puis maintenant je prend surtout des vidéos en tournant autour de l'arbre pour me faire une meilleure idée des volumes en rentrant à la maison, à tête reposée.



#18 boots19

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Posté 28 janvier 2020 - 15:36

 

j'ai du mal à comprendre ton "98% du racinaire actif dans la motte" car avec le developpement de racines dans le substrat drainant, ça change au cours du temps.

Évidement à terme le substrat autour se rempli de racine. Mais la on parle de reprise...quand la pumice est colonisé c'est que l'histoire est réglé^^

Je parle dans ce cas des première semaines...la période clef quoi..

 

Pour le reste je persiste, tu feras l'expérience par toi même si tu veux..mais une motte tourbeuse compact + de la pumice autour = une motte bien bien bien sèche en quelques semaines ;)

Sauf si tu trempes le pot dans une bassine, sinon l'eau passe autour et n'a pas le temps de pénétrer la motte d'origine.


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#19 Clem

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Posté 28 janvier 2020 - 17:08

Ok, tu as dejà prélevé dans des tourbières ? ceci dit, je voudrais bien en faire l'experience, ça voudrait dire que j'ai trouvé un coin sympa avec tourbe comme sur la video plus haut ^^ 



#20 bonsaiphil

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Posté 28 janvier 2020 - 17:40

 

tu as dejà prélevé dans des tourbières ? ceci dit, je voudrais bien en faire l'experience, ça voudrait dire que j'ai trouvé un coin sympa avec tourbe comme sur la video plus haut

Je connais pas mal de tourbières dans les Vosges.

Elles sont généralement protégées : vous n'aimeriez pas déranger des plantes carnivores (Drosera) en prélevant ?

Ce que je peux dire c'est que la première vidéo de ce sujet ne montre pas vraiment une tourbière. Il le dit d'ailleurs : c'est un lac asséché. Le sol me semble plutôt sabloneux

Les tourbières que je connais ne possèdent pas de sol au sens commun du mot. Il s'agit de mousses, de sphaignes de carex plus ou moins décomposés, comprimées agglomérées. C'est une éponge qui date de la dernière glaciation . Plus on descend en profondeur, plus on trouve de la tourbe. On y avance avec des bottes.

Si vous avez prélevé un arbre en tourbière c'est que vous avez commis un crime (et vous n'avez surement pas demandé l'autorisation). Les tourbières : pas touche !





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