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Rempotage en fin d'été


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29 réponses à ce sujet

#1 meushi

meushi
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Posté 08 septembre 2019 - 11:08

Fil ouvert pour ne pas pourrir le fil de Fandango13 sur son mugo :)

 

 

Citation

Alors que tous ceux que j'ai pu faire en fin d'été sont passé comme une lettre à la poste.

Et ceci de fin aout à mi septembre..

 

J'ai bien conscience que plein de gens rempotent avec succès leurs pins maintenant, alors que les températures sont encore assez élevées.

Je que je ne comprends pas, c'est la différence avec mon expérience perso.

J'ai essayé l'année dernière en octobre 3 Celtis sinensis. Un assez vieux, deux assez jeunes (diamètre tronc, aux alentours de 2 cm).

Le gros, le nebari étant bien installé, j'ai peu travaillé les racines --> comme-une-lettre-à-la-poste

Les deux jeunes, travail assez sévère des racines ---> 3/4 des feuilles grilées au bout de deux jours, alors que je les avais mis à l'ombre.

Donc ma question, c'est « quelle est l'intensité du travail sur les racines de ceux qui rempotent en septembre » ?

(pour ne pas pourrir le fil de Fandango13, ce serait peut-être bien de transférer le fil ailleurs).

 

Ce mois d'Aout, en rempotage/sortie de terre j'ai fait:

 

-1 pinus mugo (sortie de terre, cassage partiel de motte, démellage du chevelu, passage en minéral dans une passoire) le 17 Aout

-2 itoigawa (sortie de terre, cassage de motte, démellage du chevelu, passage en minéral) le 17 Aout

-1 picea pungens 'super blue' de jardinerie (cassage de motte pour essayer de dégager le tachiagari et trouver le nebari, démellage du chevelu, passage en minéral, taille initiale) le 31 Aout

 

Dans la même période j'ai déterré et remis en terre un palmatum pour le placer dans un endroit plus abrité... mais la motte est restée relativement intacte pendant l'opération.

 

J'ai aussi taillé pas mal de raçines sorties du pot de jardinerie d'un acer campestre, le pot était très instable à cause de la masse de raçine. Je compte le rabattre pour faire un shohin et le rempoter au printemps.

 

Les soins post-travaux pour le mugo et les itoigawa étaient relativement simples: arrosage tous les jours et pulvérisation entre 2x et 4x par jour pendant 10 jours (2x les jours de bureau, 4x les weekends). Le picea pungens a peut-être été pulvérisé 2 ou 3 fois au total.

 

Le mugo commence à perdre ses anciennes aiguilles mais ne montre aucun stress pour le moment.

 

Le plus gros itoigawa a perdu le feuillage le plus faible mais densifie dans les zones fortes. Le plus petit itoigawa n'a pas montré de stress, il n'avait aucune raçines dans la partie de la motte que j'ai cassé.

 

Le picea pungens a perdu quelques aiguilles sur des branches proche de l'apex que j'avais laissées uniquement pour ne pas trop retirer de masse foliaire en un coup. Il n'y a pas de souçis sur les branches que je souhaite conserver. Des bourgeons se sont ouverts et il a fait des nouvelles aiguilles sur toutes les branches.

 

Le palmatum a fait pas mal de pousses depuis son passage à l'ombre.

 

L'acer campestre a pour le moment deux comportements contradictoires: 1/3 du branchage me fait des nouvelles feuilles, 2/3 du branchage fait son automne.


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#2 hin175

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Posté 09 septembre 2019 - 08:19

Je viens de rempoter un buis et un pyracantha, je vous dirai comment ca s'est passé au printemps :-)


"Toute chose a une fin. Sauf la saucisse, qui en a deux.", Monroe.

Lao Tseu a dit :
En premier, on enlève la soucoupe sous le pot, suivant la saison on rempote dans un substrat drainant, c'est à dire SANS terreau (même du terreau "spécial bonsaï") ni terre végétale, on met son arbre à l'extérieur, on l'arrose quand le substrat est sec en surface (pas tous les X jours), et SURTOUT, on lit cet article, et les autres accessibles depuis la page d'accueil ...

Culture et ligature sont les deux mamelles du bonsaï... mais culture est la plus grosse.


#3 lanig

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Posté 09 septembre 2019 - 09:01

Moi, ce qui me turlupine, c'est la différence qu'il y aurait entre les feuillus et les pins ou les genévriers. Pourquoi dans les mêmes conditions un feuillus grillerait-il dans les deux jours après un rempotage et pas un pin ou un genévrier ? Ces espèces auraient-elles un contrôle de l'évaporation foliaire tellement  supérieur à ceux des feuillus ?


OT2 Logiciel libre pour la gestion de votre collection de bonsai. La version 1.1 est sortie.

#4 boots19

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Posté 09 septembre 2019 - 09:33

Je pense que c'est un peu ça. Je pense dans le sens; "j 'ai un peu l'impression, mais je ne m’appuie que sur peu de choses" lol

J'ai aussi l'impression que sur les pins, une grande partie de la force se trouve dans le feuillage, et que en pratiquant dans cette période, il se remet mieux que les feuillus..Les réserves sont en haut, et il les met a contribution pour refaire son racinaire. d'ailleurs en fin d'été les terres sont chaudes et je crois que le pin est conçu pour faire pousser ses racines dans ces conditions.

 

    Et puis je crois qu'aucun arbre aime qu'on l'ampute d'une partie de ses racines, simplement j'ai constaté que cela se passe mieux en le faisant en fin d'été. Puisque le pin aura tous le temps nécessaire pour récupérer l'énergie dans les vieilles aiguilles (chose qu'un feuillu fait plus difficilement). Les bourgeons pour l'année d'après sont fait, il n'a plus que ça à faire, refaire son racinaire tranquillement. Tandis qu'au printemps il doit gérer en même temps la pousse des chandelles. et si par malheur il a trop peu de racines viables pour assurer la pousse, il se bloque dans le meilleurs des cas, ou il fond complètement dans le pire des cas.

 

    J'ai dans l'idée aussi que le feuillu est fondamentalement différent, puisqu'en fin d'été il passe par une phase de libération de son eau. La sève change de constitution pour devenir plus "épaisse", plus sucré, il passe en mode "anti gel". Et donc le perturber durant cette période clef doit être compliqué à gérer pour lui. Tandis que le pin a, dans mon idée, le même mode de fonctionnement en été, à l'automne, et en hiver. Simplement il ralentit..

 

    Bref un gros tas d'hypothèses lâchées comme ça pour essayer de théoriser ce que je peux observer avec mes yeux...

A savoir aussi que mon climat est surement différent de celui du nord de la Loire, et que l'été se termine trèèèèèèèès très tard.


"La critique constructive est un levier du progrès." "Ayez le culte de l'esprit critique." Louis Pasteur

#5 fandango13

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Posté 09 septembre 2019 - 09:42

Peut-être un élément de réponse ?

Chez les arbres, leau effectue la plupart de son parcours au sein de tissus conducteurs (le xylème), constitué de cellules creuses, qui sont appelés trachéides chez les conifères et vaisseaux chez les angiospermes (plante à fleurs).
Au sein de ces tuyaux spécialisés, leau (aussi appelé sève brute) circule sous tension : elle est tirée par le haut grâce à la transpiration qui seffectue au niveau des stomates et sa pression est donc toujours négative. Ce système de transport très élaboré a toutefois ses points faibles et, lorsque la force de tension est trop forte, des bulles dair peuvent se former et rompre la colonne deau : ce phénomène est appelé cavitation ou embolie. Les éléments
conducteurs embolisés deviennent inutilisables.
Chez les conifères, lorsque 50 % de lappareil vasculaire est embolisé, larbre nest plus capable de transporter efficacement la sève jusquà ses feuilles pour les refroidir et meurt en
quelques jours ou quelques semaines selon lespèce.
Ainsi, chez les conifères, il existe deux caractères indispensables leur permettant de résister à la sécheresse : la résistance à la cavitation du xylème et la limitation des pertes deau
par fermeture des stomates via la synthèse dune hormone, lAcide Abscissique (ABA).
Cest fort de ce constat, que nous avons caractérisé la résistance à la cavitation de plus de
260 espèces de conifères à travers le monde. Cette base de données unique permet maintenant de classer les espèces selon leur résistance et fournit ainsi une gamme de résistance pour les pépiniéristes et les amateurs.

DIFFÉRENTES FAMILLES, DIFFÉRENTES STRATÉGIES

Les Cupressacées
Ils se retrouvent sur des territoires aux climats très variés.
Cette grande variabilité se traduit au niveau de la résistance à la sécheresse. Les taxidium et les metasequoia sont les plus vulnérables à la cavitation tandis que les Juniperus (Genévriers), les cupressus (Cyprès) sont de loin les genres supportant le mieux les climats arides.

Les Pinacées
Ils se développent aussi en conditions climatiques variées.
Certains sont très adaptés au froid et à laltitude (Mélèzes et Sapins) et dautres aux milieux relativement secs (Cèdres et Pins). Cependant, la diversité des climats de laire de ré-
partition ne correspond que peu à leur résistance à la cavitation qui est considérée relativement faible.
Les Pinacées ont, en fait, développé un autre mécanisme physiologique leur permettant de survivre en milieu aride. Les pins font varier le taux dABA afin de limiter la transpiration foliaire, réduisant ainsi leur consommation en eau.
Le seul genre de cette famille qui a misé sur la résistance à la cavitation pour résister à la sécheresse est le Cèdre.



https://www.jardinsd...ance-632 10.pdf

#6 Clem

Clem
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Posté 09 septembre 2019 - 10:35


 

    Et puis je crois qu'aucun arbre aime qu'on l'ampute d'une partie de ses racines, simplement j'ai constaté que cela se passe mieux en le faisant en fin d'été. Puisque le pin aura tous le temps nécessaire pour récupérer l'énergie dans les vieilles aiguilles (chose qu'un feuillu fait plus difficilement). Les bourgeons pour l'année d'après sont fait, il n'a plus que ça à faire, refaire son racinaire tranquillement. Tandis qu'au printemps il doit gérer en même temps la pousse des chandelles. et si par malheur il a trop peu de racines viables pour assurer la pousse, il se bloque dans le meilleurs des cas, ou il fond complètement dans le pire des cas.

 

 

Pour moi la pousse des chandelles n'est pas un handicap mais au contraire un signal fort envoyé aux racines pôur pousser, et au printemps les T° montent et l'arbre entre en activité progressivement : T° augmente, debourrement et pousse des radicelles, T° augmente encore activant encore plus la pousse des chandelles et des racines. ça me semble plus "sûr" de faire un rempotage au printemps plutot qu'à l'automne.

 

Pour info, tous ou presque tous les "semi-pro" préleveurs rempotent leurs pins sylvestre au printemps (Gaby, Olivier80 etc.. après chacun fait comme il veut mais je préfère aussi rempoter au printemps, ça me rassure de savoir que la pousse des chandelles va activer les racines



#7 jox

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Posté 09 septembre 2019 - 10:55

Voilà un énorme avantage à habiter dans une région avec des été courts et des hiver rigoureux: la question ne se pose même pas.


Ca court, ça s'agite! Et après ça s'étonne de ne pas vivre vieux.


#8 meushi

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Posté 09 septembre 2019 - 11:53

Moi, ce qui me turlupine, c'est la différence qu'il y aurait entre les feuillus et les pins ou les genévriers. Pourquoi dans les mêmes conditions un feuillus grillerait-il dans les deux jours après un rempotage et pas un pin ou un genévrier ? Ces espèces auraient-elles un contrôle de l'évaporation foliaire tellement  supérieur à ceux des feuillus ?

 

De base, la surface d'évaporation des aiguilles du pin est déjà très faible par rapport à la surface d'évaporation des feuilles d'un feuillu. Je ne suis plus certain à 100%, mais il me semble aussi que la cuticule est plus épaisse sur les conifères persistants que sur les feuillus caducs. C'est un peu pareil pour les genévriers... la surface d'évaporation de l'écaille ou de l'aiguille est ridiculement petite par rapport à celle d'une feuille. La sève brute circule plus lentement vu l'évaporation limitée, donc l'arbre survit peut-être plus façilement à ce genre de choc.

 

Ceci dit, je crois qu'il y a aussi feuillu et feuillu... j'ai eu dans le passé des très bons résultats en prélèvement de quercus robur en feuilles sorties mais pas encore durcies. Le résultat était meilleur qu'en prélèvement avant l'éclosion des bourgeons, beaucoup moins de stress pour l'arbre. J'avais lu dans le passé que le quercus robur pouvait se prélever très tard dans la saison (après mi-Aout, et pendant le mois de Septembre), mais je n'ai pas encore pu tester.

 

J'ai aussi sorti de terre des jeunes acer campestre et des crataegus oxyacantha  dans la première moitié d'Aout cet année... les deux espèces ont eu l'air de bien supporter la mise à nu des raçines et le rempotage mais il s'agissait vraiment des très jeunes plants. J'ai également sorti de terre des rejets de prunus non identifié (il y a plusieurs arbres mères potentiels dans la zone) mais ils ont un peu moins apprécié... les feuilles étaient très fraiches et sans cuticule.

 

EDIT: auto-correction d'une typo d'inattention, les feuilles de prunus ont une cuticule et pas une coticule... elles n'affutent pas les rasoirs ;)


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#9 Gwinru

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Posté 09 septembre 2019 - 12:24

Hans van Meer https://hansvanmeerbonsai.com/ qu'est pas un manche, rempote ses pins au printemps. Il l'avait fait en fin d'été sur deux de ses pins qui sont morts ensuite.

 

Un article de sa pomme encore d'actualité:

https://artbonsai.al...-t418135-1.html

 

Je pense aussi qu'il faut tenir compte de la zone climatique. Concernant les pins, mugo et sylvestre en particulier, le rempotage est certainement faisable en fin d'été, au sud de la Loire. Au nord, la relative fraîcheur de l'automne, les premières gelées, sont beaucoup plus problématiques


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#10 fandango13

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Posté 09 septembre 2019 - 12:38

C'est quoi une gelée ?
Dans le sujet sur mon modeste pré-pré-pré bonsaï de mugo vous aurez peut-être remarqué que je l'ai rempoté dans un pot gélif en terre cuite de base, celui-là même qui a chaussé mon olivier pendant 4 ans, et encore un autre avant ça. En fait ce vulgaire pot de terre est dehors depuis une bonne quinzaine d'années.

#11 Gwinru

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Posté 09 septembre 2019 - 12:46

C'est un truc coloré, vendu en pot, et quand tu le retourne ça reste collé au fond. :newsm_8:


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#12 fandango13

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Posté 09 septembre 2019 - 12:54

Ah oui, c'est un truc anglais ?

#13 meushi

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Posté 09 septembre 2019 - 13:05

Ce qui est surprenant c'est que je me serais plus attendu à cette perte sur du sylvestre que sur du mugo.

 

Si je ne me plante pas, Hans van Meer est à Rotterdam en zone 8b (entre -9.4 et -6.7), je suis à la limite entre zone 8a (entre -12.2 et -9.4) et 8b, Graham Potter est en zone 8b aussi (mais encore plus au nord).

 

Graham préfère rempoter à la fin de l'été.

 

Par contre, potentiellement, les chutes de températures et le début du gel ne sont pas même moment bien que nous soyons dans à peu près la même zone.

 

La date moyenne historique des premiers gels chez Hans est entre le 11 Novembre et le 20 Novembre.

La date moyenne historique des premiers gels chez Graham est entre le 11 Décembre et le 20 Décembre.

La date moyenne historique des premiers gels chez moi est entre le 21 Octobre et le 31 Octobre.

 

Donc Graham a encore un mois hors gel quand il gèle chez Hans, et Hans a encore 3 semaines hors gel quand il gèle chez moi.


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#14 Olivier31

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Posté 09 septembre 2019 - 13:55

Avec ma petite expérience en région Toulousaine pour ma part je procède de la sorte:

-Rempotage des pins (et feuillus de même) par habitude en fin d'hiver (début mars) quitte à protéger des gelées tardives.

-Prélèvements des yamas de pins en fin d'été (fin aout début septembre), que l'on peut considérer un peu comme un rempotage ++ , l'avantage c'est d'éviter les grosses chaleurs de l'été que les arbres fraichement prélevés n'aiment pas et d'avoir 3/4 mois de températures clémentes où les arbres ont le temps de fabriquer du racinaire (vérifié mainte fois ). Évidement pour les régions plus froides ce délais peut être fortement raccourci.

En conclusion, je me dis que si ca marche pour les prélèvements il n'y a vraiment aucune raison que cela ne marche pas pour un simple rempotage (du moins dans ma région où la pousse racinaire peut se faire pendant les longs automnes et avec des gelées hivernales assez rares et pas très fortes...)



#15 papilou

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Posté 09 septembre 2019 - 14:04

Juste pour le sourire et pour Fandango : ils nous rasent avec leur gel.
Je pense que les explications de boots et l'article de Fandango éclairent le sujet et qu'il reste encore à découvrir beaucoup.
Par expérience et avec la douceur du coin, j'ai toujours rempote octobre novembre et de fin février à début mai au plus tard.
Je n'ai pas constaté que l'une ou l'autre période était plus bénéfique.
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#16 lanig

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Posté 10 septembre 2019 - 06:02

OK dans une certaine mesure pour la résistance à l'évapotranspiration des pins et des genévriers.

 

ça me rassure de savoir que la pousse des chandelles va activer les racines

 

En plus de cela, comme je rempote chandelles sorties, l'état de turgescence des chandelles me permet de savoir en direct live si l'alimentation en eau d'un pin est OK. Je trouve cela inestimable.


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#17 Clem

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Posté 10 septembre 2019 - 08:05

 

 

En plus de cela, comme je rempote chandelles sorties, l'état de turgescence des chandelles me permet de savoir en direct live si l'alimentation en eau d'un pin est OK. Je trouve cela inestimable.

Je suis d'akk avec toi, voir ses pins pousser et faire des aiguilles suite à un remptage ou un prélèvement est quand même rassurant plutot que d'attendre tout l'automne.. ceci dit on peut gratter le sol quelques semaines après rempotage ou prélèvement d'automne pour voir si des mycorhizes ou des petites radicelles de surface sont présentes dans le mélange en periphérie de la motte.

 

perso je préfère rempoter quand les bourgeons gonflent de façon sensible mais j'ai constaté comme toi qu'on peut rempoter encore plus tard, quand les chandelles commencent à monter (par exemple sur un prélèvement où tu es "obligé" d'attendre que la montagne devienne accessible à la voiture donc ton arbre à prélever est en cours de debourrement).

Par contre Gaby et Olivier80, formés par Liporace, s'interdisent absolument de rempoter à partir du moment où les bourgeons des pins bougent : pour eux il faut le fait juste avant quand le bourgeon montre qu'il est "pret", turgescent, quitte à risquer un gel tardif post rempotage. Après rempotage au début du printemps, Gaby ne s'inquiete pas d'une gelée matinale éventuelle mais par contre il rentre ses pins en serre en cas de gel sérieux ( -4°C).

J'aime bien retransmettre ce qui dit Gaby car il a une expérience énorme sur les pins sylvestre :D mais je dois dire que je ne comprend pas pourquoi on ne devrait pas rempoter à partir du moment où les bourgeons gonflent..



#18 Olivier31

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Posté 10 septembre 2019 - 08:34

D'accord avec ce qu'a dit Clem juste au dessus, rempoter un arbre avec des chandelles qui ont démarré celà signifie que dans le substrat les "coiffes" sont déjà actives depuis un mois et en rempotant à ce moment là tu as de grandes chances de détruire toutes ces jeunes coiffes au combien fragiles (ceci dit je l'ai déjà fait ca marche aussi pour peu que l'arbre soit suffisamment fort pour refaire une nouvelle pousse racinaire facilitée par la "machine" déjà en route), alors qu'avec un rempotage en fin d'hiver (et oui malheureusement il faut faire avec les gelées plus ou moins possibles suivant les régions) juste avant la pousse des chandelles tu évites de toucher à des racines déjà en grosse activité.....Pas facile tout çà ;-)


Je pense qu'il n'y a rien de figé, et que en fonction des régions, des arbres, et des modes de culture tout reste plus ou moins possible



#19 papymandarin

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Posté 10 septembre 2019 - 09:43

dans le nord evidemment faut etre prudent avec un rempotage de fin de saison, et il faut bien appeler ca rempotage de fin d'été et pas rempotage d'automne. Je prefere toujours rempoter au printemps, mais ca m'est arrive de faire quelques rempotages en fin d'été. Il faut le faire lorsque l'arbre a finit de pousser mais n'est pas encore entré en mode automne, ici c'est entre la mi aout et la mi septembre au plus tard. Il ne faut pas oublier que l'arbre va avoir besoin de plusieurs semaines pour refaire ses racines AVANT de s'endormir pour l'automne et les températures doivent rester favorables a la pousse racinaire pendant ces semaines post rempotages. Meme si on tend a avoir des automnes de plus en plus doux et longs il vaut mieux agir plus tot que trop tard (cf les celtis rempotes en octobre c'était sans doute trop tard). Je le reserve donc en en general a des arbres au racinaire déjà bien établis qui ne vont pas necessiter de grosses coupes (donc pas de jeunes arbres en formation) et qui ont vraiment un besoin d'etre rempotés (probleme de drainage, arbre ayant beaucoup poussé et trop a l'etroit et la on se rapproche plus d'un transpotage…)



#20 papilou

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Posté 10 septembre 2019 - 09:48

Je pense qu'il n'y a rien de figé, et que en fonction des régions, des arbres, et des modes de culture tout reste plus ou moins possible


Entièrement d'accord, c'est un très bon résumé.
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