Aller au contenu


Photo
- - - - -

Plaidoyer pour le Cornouiller mâle, un arbre miraculeux

cornus mas

  • Veuillez vous connecter pour répondre
212 réponses à ce sujet

#21 pj1234

pj1234
  • Membres
  • 131 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :0
  • Pays :France
  • Département :54

Posté 02 août 2016 - 22:24

 

perte de branches : jamais

épaissement du bois très lent : pas du tout d'accord, bien au contraire : les diamètres croissent à la vitesse grand V et j'en apporterai la preuve le moment voulu

 

Le cornouiller grossi très lentement c'est bien connu, c'est rare de trouver des gros diamètres dans la nature. Si tu observes bien les cornouillers dans la nature, tu verras qu'ils ont très souvent des branches mortes un peu comme tous les arbres qui buissonnent



#22 Invité_Morvandiau_*

Invité_Morvandiau_*
  • Invités

Posté 03 août 2016 - 03:44

 

 

Le cornouiller grossi très lentement c'est bien connu, c'est rare de trouver des gros diamètres dans la nature. Si tu observes bien les cornouillers dans la nature, tu verras qu'ils ont très souvent des branches mortes un peu comme tous les arbres qui buissonnent

 

Je ne connais pas de cornouillers ayant poussé en pleine nature mais j'en ai d'assez beaux dans mon jardin (5m de haut et s'étalant de plus en plus, pour un age que j'estime à 50 ans minimum). Ce ne sont effectivement pas des arbres impressionnants au premier coup d'oeil. Ils n'y a pas de branches qui meurent dans cette situation, peut-être parce qu'ils ne manquent pas de place.

J'en ai implanté quelques uns en pleine terre pour grossissement ou à un emplacement définitif. Je peux témoigner d'une très nette différence que j'attribue à la terre dans laquelle ils sont installés. Dans une terre de jardin sans travail particulier, la croissance et le grossissement sont au moins deux fois plus lents que dans la terre du potager, amendée au fumier et ameublie régulièrement depuis plusieurs années, et ceci pour une exposition et un entretien comparables.



#23 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 03 août 2016 - 07:57

@pj1234

 

"Le cornouiller grossi très lentement c'est bien connu, …."

Ceci est une contre-vérité que tu colportes sans argumenter

Il suffit de jeter un œil sur les deux branchettes de mon arbre lors de son prélèvement

IMG_0578.jpg

Et de comparer leur diamètre initial avec celui qu'ils ont acquis exactement deux années après :

IMG_5434.JPG

 

On passe de 4-5mm à 25mm (au printemps dernier) en 2ans

 

"….c'est rare de trouver des gros diamètres dans la nature …"

J'en connais un grand nombre qui ont des diamètres de tronc de 40-50 cm . Pour une hauteur qui culmine d'habitude à 8-10m maxi. C'est plus qu'honorable.

 

"...ils ont très souvent des branches mortes ..."

Là tu fait l'erreur de celui qui ne regarde que superficiellement.

Ce ne sont pas ses branches qui sont mortes mais son tronc. En effet on trouve très souvent des arbres qui ont moins d'une douzaine d'années dont le tronc s'est rompu sous l'effet des tempêtes, de la neige, des sangliers ou d'arbres voisins qui se sont abattus en l'affectant. Pourquoi ? Le bois du cornouiller mâle est hyper-dur. Il ne plie pas, il rompt.

C'était le bois par excellence pour les manches d'outils, bien supérieur au frêne ou au hêtre.

D'ailleurs c'est pour cela que les arbres intéressant du point de vue du yamadori sont justement ceux dont le tronc s'est cassé. L'arbre que j'ai perdu ainsi que les trois arbres que je cultive actuellement proviennent de tels accidents.

cornus-mas91b.jpg Détail de mon cornouiller perdu

IMG_5442.JPG Detail d'un autre cornouiller que j'ai en culture

EnzoFerrari1.jpg Cornouiller mâle d'Enzo Ferrari montrant les mêmes caractéristiques

IMG_1466.jpg un C. mas en forêt

En regardant de plus près les bonsais de cornouiller que j'ai donnés dans mon premier message on peut reconnaître aussi leur récupération suite à une rupture de tronc dans la nature.

Mais une fois que l'arbre a atteint une quinzaine d'année, les sangliers peuvent toujours s'y frotter, il reste en place.

Mais comme il pousse en sous-bois, il n'est pas à l’abri de chutes d'arbres voisins. Mais je n'ai jamais vu un cornouiller mâle en bonsai perde une branche, à l'instar des bouleaux par exemple

 

"...un peu comme tous les arbres qui buissonnent "

Le cornouiller mâle ne buissonne pas. Le Cornouiller sanguin en revanche a un port buissonnant.

 

Tout cela me ferais plutôt croire que tes observations sont encore trop partielles.



#24 hin175

hin175
  • Rédacteurs
  • 5 624 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Nanning, Chine
  • Zone USDA :0
  • Formation :Les Amis du Bonsai Plaisir, L'arbre et le Geste, La Scuola d'Arte Bonsaï, etc
  • Pays :Chine
  • Département :Guangxi

Posté 03 août 2016 - 08:46

Perso, un bois qui ne plie pas (et transmet donc toutes les vibrations) mais qui pète d'un coup sec, j'évite pour les manches d'outils... ;-)


"Toute chose a une fin. Sauf la saucisse, qui en a deux.", Monroe.

Lao Tseu a dit :
En premier, on enlève la soucoupe sous le pot, suivant la saison on rempote dans un substrat drainant, c'est à dire SANS terreau (même du terreau "spécial bonsaï") ni terre végétale, on met son arbre à l'extérieur, on l'arrose quand le substrat est sec en surface (pas tous les X jours), et SURTOUT, on lit cet article, et les autres accessibles depuis la page d'accueil ...

Culture et ligature sont les deux mamelles du bonsaï... mais culture est la plus grosse.


#25 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 03 août 2016 - 08:54

Tu privilégies le confort de l'usager à l'efficacité et au rendement de l'outil.

Si tu faisais du vélo tu roulerais encore avec un cadre en acier ou en alu. Mais tout le monde privilégie le carbone. (Je parle de vélo et non de bicyclette)

Un manche de marteau en Cornouiller mâle ne pète pas, justement.

Ceci dit, je n'invente rien : manche d'outils, barreaux d’échelles, canes, armes, l'arc d'Ulysse, la lance de saint Georges  "c'est bien connu" comme dirait pj1234



#26 hin175

hin175
  • Rédacteurs
  • 5 624 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Nanning, Chine
  • Zone USDA :0
  • Formation :Les Amis du Bonsai Plaisir, L'arbre et le Geste, La Scuola d'Arte Bonsaï, etc
  • Pays :Chine
  • Département :Guangxi

Posté 03 août 2016 - 10:19

Pour la lance de saint-George, il y a plusieurs versions: 

Dans les romans médiévaux, la lance (ou dans certaines versions, une épée longue) avec laquelle saint Georges terrassa le dragon fut appelée « Ascalon », du nom de la ville d'Ashkelon en Terre sainte. Un forgeron de cette ville la lui aurait façonnée dans un acier spécial.

 

(https://fr.wikipedia...eorges_de_Lydda)

 
Pour le confort, le frêne (par exemple) apporte à la fois le confort à l'utilisateur, et l'efficacité... Car à quoi bon utiliser une fois un outil, qu'il remplisse son office, et ensuite avoir les poignets en compote ? Si je ne peux pas utiliser un outil sur de longues périodes de travail parce qu'il est inconfortable, il m'est inutile... :-(
 
Pour le vélo, si j'en faisais, je pense que je privilégierais le carbone, pour un bon amorti des chocs (flexibilité et résistance)... comme le frêne pour les manches d'outils :-D
 
Mais bon, faut voir de quels outils on parle... évidemment que le choix de l'essence ne sera pas la même pour un ciseau à bois et pour une masse... comme en bonsaï, il n'y a pas de bons ou de mauvais bois, il n'y a que de mauvais usages... ;-)

"Toute chose a une fin. Sauf la saucisse, qui en a deux.", Monroe.

Lao Tseu a dit :
En premier, on enlève la soucoupe sous le pot, suivant la saison on rempote dans un substrat drainant, c'est à dire SANS terreau (même du terreau "spécial bonsaï") ni terre végétale, on met son arbre à l'extérieur, on l'arrose quand le substrat est sec en surface (pas tous les X jours), et SURTOUT, on lit cet article, et les autres accessibles depuis la page d'accueil ...

Culture et ligature sont les deux mamelles du bonsaï... mais culture est la plus grosse.


#27 Invité_Morvandiau_*

Invité_Morvandiau_*
  • Invités

Posté 03 août 2016 - 10:56

Cornouiller vient du latin Cornus car son bois est dur comme de la corne.



#28 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 03 août 2016 - 14:00

Presque ;)

Cornouiller vient du latin cornu (sans S, 4eme déclinaison, génitif cornus ou cornuis). Ex : Cornu copiae (Corne d'abondance)

 

Autre chose : on peut lire ici ou là que le bois de cornouiller mâle coulerait dans l'eau (densité >1) ce qui est évidemment faux. J'ai essayé. Le seul bois que je connaisse qui coule c'est l'ébène du Gabon. J'ai essayé aussi.



#29 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 05 août 2016 - 08:15

J'aimerais vous en dire un peu plus sur le développement racinaire de cette espèce. Je ne l'ai abordé que très sommairement dans mon premier message dans la partie

 

2/ Caractéristiques de culture

- ….

- Il réagit bien à la taille des grosses racines

- ….

 

Dans le compte rendu de mon prélèvement ci-dessus, vous avez pu constater l'indigence des racines que j'ai réussi à ramener.

En Février 2015, une année après le prélèvement, je sors l'arbre de sa caisse : plein de radicelles partout (pas de photos). Voilà en gros ce que j'ai supprimé pour le faire entrer dans une caisse deux fois plus petite (vol. 6 bouteilles de pinard au lieu de 12) : ce sont essentiellement des bouts de tuyaux avec des toupets de radicelles aux extrémités.

IMG_2903.JPG

Voici le racinaire après cette taille et durant le rempotage dans sa nouvelle caisse

IMG_2900.JPG IMG_2901.JPG IMG_2902.JPG

En plus des racines-tuyaux raccourcies (prudemment), j'ai légèrement réduit la racine verticale pour asseoir l'arbre plus bas. Notez bien que la racine verticale n'est pas à proprement parler une racine pivot comme le chêne en possède. C'est une prolongation du tronc qui se subdivise assez rapidement. Sa section lors d'un prélèvement ou sa réduction au cours des années de culture ne pose pas de problèmes majeurs puisque l'espèce développe naturellement des racines horizontales et puissantes au niveau du nebari.

Encore un point positif pour les futurs amateurs de Cornus mas.

 

Sur la photo ci-dessous on voit bien comment cette espèce produit d'abondantes nouvelles radicelles le long des racines-tuyaux. Elles permettrons l'année suivante de réduire encore d'avantage ces tuyaux.

IMG_2896.JPG IMG_2898.JPG

 

Quand je vous dis que c'est une espèce sympa, ce n'est pas une blague.

 

Je tacherai de rassembler quelques photos significatives des racines telles qu'elles se présentaient une année après ce rempotage au printemps 2016 (à suivre)



#30 PetitRoro

PetitRoro
  • Membres
  • 537 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :0
  • Pays :France
  • Département :94

Posté 05 août 2016 - 09:53

J'en veux un !!
Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse.<p>N.Mandela

#31 synodontis

synodontis
  • Membres
  • 172 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :0
  • Formation :euh non pas trop.
  • Pays :france
  • Département :54

Posté 05 août 2016 - 15:37

Encore un issu de:

http://roland-bonsai-eng.blogspot.fr/

Miniature(s) jointe(s)

  • Capture.JPG


#32 pj1234

pj1234
  • Membres
  • 131 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :0
  • Pays :France
  • Département :54

Posté 06 août 2016 - 00:19

Merci de m'apprendre la vie! Désormais je ne regarderai plus les arbres comme avant grâce à toi!

 

Je ne développerai pas plus le sujet, libre aux gens de se faire un avis par eux même. Par contre je maintiens, le cornus mas , dans des conditions de pépinière peut atteindre 5 mètres en peu de temps. En pot, c'est différent. Ses branches n'auront jamais de conicité comme on peut avoir avec d'autres espèces. Les exemples des bonsaï sont parlant. Il faut aimer ce type de ramification. La croissance en grosseur reste faible.

 

Cela dit, le cornouiller reste arbre très intéressant qu'il faudrait déconseiller de prélever car il reste rare (c'est pas parce que t'en as plein derrière chez toi qu'il est commun) . Une association naturaliste alsacienne les recense. Si c'est pour prélever des piquets comme tu as, tu ferais mieux de les acheter en pépinière. Ça sera un cornouiller en plus dans la nature!



#33 papymandarin

papymandarin
  • Animateurs
  • 6 558 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :8
  • Pays :Belgique
  • Département :bruxelles

Posté 06 août 2016 - 07:58

encore faut il en trouver en pepiniere ! c'est une espece autochtone forestiere peu ou pas utilisee (maheureusement) en jardinage, moi en pepiniere j'en ai jamais vu



#34 pj1234

pj1234
  • Membres
  • 131 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :0
  • Pays :France
  • Département :54

Posté 06 août 2016 - 09:28

Exacte, en pépinière on trouve pas mal de variétés de cornouillers décoratifs mais peu de cornus mas. Reste le semis ou le bouturage.



#35 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 06 août 2016 - 13:34

Cela dit, le cornouiller reste arbre très intéressant qu'il faudrait déconseiller de prélever car il reste rare


Dire que Cornus mas est un arbre "rare" est un peu imprécis. Ce qui est sûr c'est qu'il n'est pas commun et je te rejoins sur ce point
Qu'en est-il au sein de l'hexagone ? La carte ci-dessous donnée par Tela-botanica est traître.
PrésenceCornusMas.JPG
Elle indique "la présence" mais non l’occurrence. Pour se rapprocher de la réalité il faudrait imaginer un dégradé de l'Ouest vers l'Est avec une occurrence statistiquement plus importante à l'Est. Mais cela ne signifie pas qu'on trouve à l'Est des Cornouillers mâle comme des Hêtres, des Charmes, des Chênes,des Pins ou encore des Épicéas. De plus il se cantonne sous les 600m d'altitude.
En Alsace, par exemple l’espèce est labellisée par un "LC" (Préoccupation mineure)
Voici échelle des statuts des espèces de UICN
Status_iucn_Catégories_uicn_niveau_régional_fr.jpg
Bien que "LC" se retrouve tout en bas de cette échelle, la simple présence d'un label indique un statut non banal. Mais pas assez rare pour empêcher l'autorisation de prélèvement. Dans des cas comme celui ci, j'ai ma petite éthique personnelle : 2 arbres plantés pour un arbre prélevé.
Mais j'avoue avoir eu du mal a faire germer les noyaux de cornouilles à l'époque et je n'ai pu en replacer que 4 pour 3 arbres prélevés.
 
Faut-il déconseiller le prélèvement de cette espèce comme tu le suggères ? Je suis mal placé pour répondre :-( , mais j'aimerais attirer l'attention sur le fait qu'il doit être procédé avec le plus grand discernement.

Vérifiez le statut de protection de l'espèce dans votre région.
Quand l'autorisation est attribuée sur un terrain privé (vous n'aurez sans doute pas l'autorisation sur un terrain publique), ne pas prendre d'arbre isolé et toujours s'assurer de la présence importante de congénères dans les environs immédiats. Ne prélever que des arbres ayant subit des outrages (piétinement, cassures etc...) avec un espoir de survie amoindri.



#36 Invité_Morvandiau_*

Invité_Morvandiau_*
  • Invités

Posté 06 août 2016 - 14:26

Bien que pris en compte dans la carte de tela-botanica, l'inventaire de l'ign (http://inventaire-fo...er.ign.fr/spip/) donne des résultats moins optimistes quant à la présence du cornouiller.

 

http://inventaire-fo...sultation_panel

(pas évident à utiliser. Dans la version découverte, cliquer sur "répartition des placettes par essence d'arbre" et choisir dans la colonne de droite "Cornouiller mâle")

 

Ces résultats correspondent plus à mon expérience: une seule station forestière recensée dans mon département.

 

 

Quant au semis, la première tentative s'est très bien passée chez moi. Noyaux de fruits bien mûrs à la fin de l'automne dans un substrat essentiellement composé de graviers, et après un hiver plutôt doux, la plupart avaient germé.

J'ai cru qu'il avait fallu deux ans pour que les graines lèvent, mais je sais maintenant que j'avais probablement confondu la date du semis avec celle d'un semis de genévriers, qui ,lui, à bel et bien nécessité deux hivers.

 

 

 

 

 

 



#37 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 06 août 2016 - 17:00

Le fait que l'inventaire des forêts  soit "pessimiste" quant à l’occurrence de Cornus mas s'explique par leur méthode de recensement. Ils maillent le territoire de carrés de 1km de coté, puis à l'intérieur de chaque maille ils choisissent aléatoirement un point d’échantillonnage qui va être le centre d'une zone d'investigation de quelque dizaines de mètres de rayon.  Ajoute à cela qu'ils s'aident de photos satellitaires et tu comprendras que des espèces de sous-bois peuvent passer à travers les mailles du filet.

D'après la carte qu'ils produisent, pas de Cornus mas en Alsace mais les Lorrains en jouiraient. Un comble !

 

Je te remercie en tout cas du lien sur leur site que je m'étais promis de visiter suite à une rencontre du 3eme type en plein mileu de nulle part.

Je me baladais au plus profond de la forêt loin de tout chemin quand je tombe nez à nez avec trois gaillards aussi surpris que moi. Sur une souche trônait un ordi portable, un mec tenait dans sa main un GPS. Ils mesuraient le diamètre d'un hêtre quand je suis tombé sur eux. Pas de canettes de bière ou de bouteilles de Ricard : on voyait bien que ce n'était pas des bucherons. Ouf ! je serrais déjà les fesses. On se souvient du film "Délivrance" !!

C'était eux, ceux de l'inventaire forestier comme ils me l'ont gentiment expliqué. (voir ici les détails pour une équipe "Opération de terrain").



#38 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 08 août 2016 - 20:38

Revenons à ce cornouiller mâle prélevé au printemps 2014 avec quasiment aucune radicelle et rempoté au printemps 2015. Au printemps 2016 je le rempote une nouvelle fois. Ce rythme soutenu d'interventions majeures n'est possible qu'avec une espèce généreuse.
 
Sur l'image ci-dessous on distingue le cal qui s'est formé sur la racine verticale réduite l'année précédente (2015) ainsi que les radicelles qui sont maintenant en nombre important. N.B. L'arbre est couché.
IMG_4496.JPG
 
Je continue la réduction de cette racine verticale ainsi que le raccourcissement des tuyaux
IMG_4498.JPG IMG_4500.JPG IMG_4501.JPG
Voici un aperçu de la quantité de racines supprimées en ce printemps 2016
IMG_4502.JPG IMG_4503.JPG
Je continue de diminuer le volume de la caisse de culture en sciant 1/3 de sa hauteur.
IMG_5608.JPG
Durant l'année précédente en 2015 le substrat de culture (2/3 Pumice + 1/3 Akadama) cachait si bien (trop bien?) le nebari que de petites racines se sont développées un peu trop haut.
 IMG_4506.JPG
Je les ai supprimées avec l'idée de profiter pleinement du départ des racines plus puissantes pour former le futur nebari.



#39 bonsaiphil

bonsaiphil
  • Membres
  • 2 491 messages
  • Sexe :Homme
  • Ville :Strasbourg
  • Zone USDA :7
  • Formation :autodidacte
  • Pays :france
  • Département :67

Posté 13 août 2016 - 12:39

Ça ne se pousse pas au portillon.

Après tout vous avez bien raison de ne pas trop vous intéresser à nos espèces indigènes. C'est tellement banal !

C'est tellement plus valorisant d'aller acheter du spectaculaire, de s'occuper d'espèces orientales ou exotiques qui font rêver à des pays lointains ou de se contenter de l'offre des pépiniéristes.

Et puis toutes les maladies, les attaques diverses et variées aux quelles elles sont sujettes alimentent agréablement et à l'infini les colonnes des forums. Ça permet de causer, de conjecturer et, oh délice suprème, de s'étriper.

Quand un érable plamatum débourre au printemps on pleure d'émerveillement. A l'automne l'extase vous fait faire pipi dans la culotte. Il faudrait être une pierre pour ne pas s'émouvoir. Plaisir immédiat garanti !

Mais la magie subtile des cornouillers mâles n'est accessible que par étapes. Sa robustesse devrait séduire les débutants. Mais sa floraison, sa ramification demande à dépasser certains stades. C'est sans doute pourquoi l'acomplissement de cette espèce en bonsaï n'est réservée qu'à l'élite des bonsaî-ka (dont je suis, bien sûr :-) :spb164: ).

J'aimerais remercier Papymandarin, Morvandiau et pj1234. Le premier pour sa curiosité, le second pour son esprit d'initiative et enfin pj1234 qui est, semble-t-il, le seul à posséder un peu de sens critique et à avancer quelques arguments pertinents.

- Faible conicité (à discuter)

- Peu d'épaisseur (contestable)

- Perte de branches (pas d'accord)

- Rareté (voir plus haut)

Il a d'autres points que j'aurais aimé soulever pour partager ma maigre expérience. Mais à quoi bon se décarcasser devant ce manque de retours ?



#40 papymandarin

papymandarin
  • Animateurs
  • 6 558 messages
  • Sexe :Homme
  • Zone USDA :8
  • Pays :Belgique
  • Département :bruxelles

Posté 13 août 2016 - 12:56

il en faut pour tous les gouts, et aimer des especes non autochtones n'empeche pas d'aimer aussi les especes autochtones ( meme si j'ai une dizaine d'erable du japon, un pin a cinq aiguille et des genevrier et ormes de chine et des zelkovas, j'ai aussi 2 hetres deux charmes un orme champetre un chene une aubepine un mirabellier un prunus cerasifera un genevrier commun un if , deux pins mugo ect ect), je ne comprends pas cette attitude de systematiquement vouloir mettre en opposition autochtone et non autochtone, toutes les especes sont gratifiantes du moment qu'on s'en occupe correctement.




0 utilisateur(s) li(sen)t ce sujet

0 membre(s), 0 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)