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Culture en pleine terre


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243 réponses à ce sujet

#161 -Tony-

-Tony-
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Posté 24 octobre 2010 - 22:17

Salut Kingju, elle a une belle gueule ta terre... :rolleyes:

Déjà de visu elle a une belle structure grumeleuse :newsm_15: , et une belle couleur.

Donc elle doit être logiquement bien drainante...non ?

En tout cas peu d'éléments grossiers, de cailloux.

Les racines y pénètrent bien.

On voit bien en haut de ton profil que l'activité des vers est intense, il y a pleins de déjections.

Pour ce qui est de la texture il manque des éléments : (A l'œil j'aurai dit dominance de sable et argile, peu de limon...j'aurai dit argilo-sablo-limoneuse, ou pas loin)
-Pour le boudin il faut humidifier plus que ca et pétrir pour bien humecter les éléments, si je n'avais pas humidifié plus la mienne ca aurai fait pareil, là ont pourra bien voir. Si il y avait moins de 15% d'argile, tu n'aurai pas ces beaux agrégats arrondis...
-Comment elle est quand tu la roules dans tes doigts une fois humide ? Elle est plastique et douce ? Ou un peu rugueuse ? A l'œil il y a l'air d'avoir une bonne proportion de sable en effet.
-Test du bocal peut-être ?
-Est-ce qu'elle colle aux outils ?
-Elle est dure comme un banc quand elle est sèche ?


Pour le pH, pareil :
-quelles sont les différentes mauvaises herbes ?
En haut à gauche de la première photo, on dirai de l'oseille, si ca en est-> sol acide à neutre.
-Je crois apercevoir en haut à gauche du profil un caillou de calcaire, c'est ca ? Mais ca ne veux rien dire.
-Test du vinaigre ?

#162 KINGJU

KINGJU

    couteau suisse ou fée clochette c'est selon

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Posté 24 octobre 2010 - 22:23

Ah .... Que de questions ... Je regarde tout cela....

Ce que je peux dire avec certitude à la vue des arbres qui s'y trouve c'est que cela leur plaît. A tel point que j'ai plus de boulot pour maîtriser la croissance sur un arbre en pleine terre que sur un arbre en pot. Or on pourrait croire que lorsqu'un arbre est en pleine terre on y touche pas pendant un certain temps. Eh ben non.

A la Saint Gaston, surveilles tes bourgeons.
 
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#163 freddy06

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Posté 26 octobre 2010 - 14:49

SUPER COURS , félicitation !!
C'est vraiment rare d'aller "au fond des choses".

#164 lanig

lanig
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Posté 15 novembre 2010 - 11:12

J'ai été occupé par plus pressant, mais hier j'ai fait quelques trous.
Parcelle de prairie à pH ~5 située sur du grès armoricain, depuis 7 ans je tonds sans jamais ramasser l'herbe. Beaucoup de vers de terre.
La photo après + de 70 mm de pluie en 48h (C'est plus foncé en réalité)
IMG_1350.JPG

Le boudin
IMG_1352.JPG

IMG_1353.JPG
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#165 -Tony-

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Posté 15 novembre 2010 - 12:41

Alors là c'est plus facile déjà :

-Structure grumeleuse.
-Tu arrives à faire un boudin, donc dominance argileuse, à l'aspect sur la photo j'aurai dit texture argilo-sableuse...

C'est gagné ? :rolleyes:

Elle à l'air de bien drainer...

#166 lanig

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Posté 15 novembre 2010 - 14:04

Peut-être plus argilo-limoneuse qu'argilo-sableuse car sans le gant, c'est plutôt doux et on ne sent pas les « grattements » du sable.
Oui, elle est drainante, et j'ai pas mal de chance car en plus elle est épaisse ( 90 cm environ), ce qui n'est pas la règle en Bretagne et comme je suis au 3/4 d'une pente, même quand le sol est complètement gorgé d'eau après un gros épisode pluvieux d'hiver, ça s'écoule vite et cela ne stagne jamais.
Le fils d'un des anciens propriétaires m'a dit que son père y faisait de super récoltes de blé, c'est de bon augure ;)
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#167 -Tony-

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Posté 15 novembre 2010 - 14:17

Effectivement d'après la carte du pH des sols ta terre à un pH de 5 environ...tu chaules de temps en temps ?

#168 lanig

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Posté 15 novembre 2010 - 15:10

Très intéressante ta carte, dommage qu'il n'y ait pas de toponymes qui aideraient à se repérer précisément.
Il me semble que je suis dans la zone [4,5-5]. Je ne chaule pas contrairement aux agriculteurs du coin qui le font tous les 3 ans environ, plus par flemme et incertitude sur la dose à employer que pour toute bonne raison (culture d'espèces aimant les sols plutôt acides) !
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#169 thumberg

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Posté 15 novembre 2010 - 15:38

qui chaule sans fumer s'y ruine sans y penser; donc toujours accompagner le chaulage d'un amendement.
pour les débutants par ici

#170 -Tony-

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Posté 18 novembre 2010 - 20:02

-LES AMELIORATIONS APPORTEES AU SOL

Une terre qui permet de satisfaire les besoins de la plante possède les caractéristiques suivantes :
-Elle est profonde.
-Elle a une texture équilibrée.
-Elle a une structure grumeleuse.
(Si les deux derniers points sont réunis, cela veut dire :
*Qu'elle retient une quantité d'eau suffisante tout en étant perméable.
*Qu'elle est aérée.
*Qu'elle se réchauffe rapidement au printemps.
*Que son pouvoir absorbant est bon.
*Que son pH est voisin de la neutralité.)
-Elle est bien pourvue en éléments minéraux indispensables (primaires, secondaires et oligo-éléments)
En comparant ces données avec son sol, on peut se rendre compte si on s'en éloigne ou si l'on s'en approche.
D'après la notion de facteur limitant, un sol ne pourra pas fournir les meilleurs rendements si il y a un manque, car, chaque facteur ne peut produire son plein effet qu'en présence d'une quantité suffisante de tous les autres.

Le cultivateur doit donc chercher à améliorer les points faibles de son sol, sinon, toutes les autres améliorations possibles n'auront pas l'effet souhaité sur la production

Thumberg : qui chaule sans fumer s'y ruine sans y penser; donc toujours accompagner le chaulage d'un amendement.

:rolleyes: . Par exemple l'apport d'engrais sur un sol très acide ne donne pas la même amélioration que si le sol a été préalablement recalcifié. De même, la recalcification d'un sol gorgé d'eau est peu efficace, l'assainissement est alors le facteur limitant.
Il faut donc définir un programme d'amélioration qui pourra comprendre :
-Des travaux destinés à maitriser l'eau dans le sol : assainissement et irrigation.
-Des apports d'amendement calcique.
-Des apports d'amendement humique.
-Des façons de travail du sol.
-Des apports d'engrais.
Chaque type d'améliorations ne donnera de bons résultats que si celles qui précèdent ont été effectuées (lorsqu'elles sont nécessaires).
Il y a donc une priorité dans les améliorations, dans l'ordre ci-dessus.

#171 Dr. GreenThumb

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Posté 18 novembre 2010 - 23:00

C'est intéressant ton sujet, mais il faut pas mal de techniques (pour identifier les différents éléments), de moyens, de temps et certainement de l'expérience.

Je continu de lire ton sujet parceque j'aime bien comprendre ce genre de chose. Très intéressant.

Personnellement je suis en train d'essayer, 40 cm de pouzzo (5-8mm sur 10m carré), avec une bonne dose de déjection de poulet pour engrais, en plein soleil avec un arrosage automatique tous les matins (en été). Comme ça je ne me casse pas la tête :)

#172 -Tony-

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Posté 19 novembre 2010 - 06:29

Ca, ca n'est pas de la pleine terre, c'est de l'hydroponie dans un gros pot.... ;)

#173 ruds

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Posté 19 novembre 2010 - 16:42

Bonjour,

Sujet très intéressent et qui tombe à pic pour mon cas j'explique, je suis propriétaire depuis peu et je dispose de 120 m2 de jardin mais il a un gros problème ce terrain, je pense qu'il n'a pas été travaillé depuis plus de 10 ans ( c'est de la pelouse partout) la surface n'est pas du tout plane j'ai des mini cuvette et le GROS problème est qu'il est imperméable lorsqu'il pleut longtemps j'ai pratiquement 3 cm d'eau qui stagne en surface pendant 2/3 jours.

Alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai creusé des tranchées de 50cm de fond pour y mettre des drains avec pompe de relevage etccc... et je dois retourner le reste du terrain a la bêche car aucuns passage de véhicule n'est possible, le temps,les années,le tassement font que j'ai facilement 20 cm de racine d'herbe archi compact avant d'être dans la terre.

La terre dessous est très lourde a grande proportions argileuse je peux facilement faire un boudin et en faire un rond même un huit tranquille.

Je compte donc tous retourner puis laisser le gel de cette hiver éclaté les mottes, au printemps passer le motoculteur puis amendé le sol avec du sable/compost/terreau aplanir le tous.

A votre avis est ce un bon programme ou dois je faire autrement pour retrouvé un terrain drainant et un peu moins argileux pour y faire enfin poussé des arbres,fleur,pelouse

Merci de votre aide

#174 -Tony-

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Posté 19 novembre 2010 - 16:54

C'est un bonne partie du programme, demain il flotte chez moi, je vais pianoter sur l'ordi, justement ca va porter là dessus... ;)

#175 -Tony-

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Posté 20 novembre 2010 - 15:10

-LA MAITRISE DE L'EAU DANS LE SOL

-Les actions du cultivateur sur la gestion de l'eau dans le sol.

Toutes les interventions du cultivateur agissent directement ou indirectement sur le comportement de l'eau dans le sol. Des techniques culturales bien conduites permettent :

-De favoriser la pénétration de l'eau dans le sol et d'en retenir un maximum : le labour à grosses mottes, effectué en suivant les courbes de niveau lorsqu'il y a une pente (toujours labourer perpendiculairement à la pente !!), favorise l'infiltration. Lorsque la structure est fragile ( terres battantes, donc sableuses ou limoneuses ) un couvert végétal limite le ruissellement ( adventices, engrais verts, couvres-sol ou autres...). Un labour profond augmente la quantité d'eau retenue, de même que les amendements humiques, mais favorise aussi l'infiltration ! Si et seulement si la terre est vraiment trop argileuse, un apport de sable non calcaire peut être bénéfique.

-D'éliminer l'excès d'eau : les amendements calciques et humiques, qui ont une action favorable sur la stabilité de la structure (voir plus haut, création d'agrégats, CAH...), améliorent la perméabilité. Si et seulement si la terre est vraiment trop argileuse, un apport de sable non calcaire peut être bénéfique. Les travaux d'assainissement proprement dits interviennent lorsque l'excès est très important.

-D'économiser l'eau emmagasinée en culture sèche : la destruction des mauvaises herbes par des binages, qui en même temps ralentissent la vitesse d'évaporation du sol (sans en diminuer la quantité), la diminution de la densité des cultures en terrain sec (chaque plante à alors un volume de terre plus important à sa disposition), le paillage du sol ou le mulching avec des matières naturelles ou synthétiques, contribuent à limiter les pertes. Les engrais jouent aussi un rôle d'économiseur d'eau : une plante bien alimentée utilise moins d'eau pour fabriquer la même quantité de biomasse qu'une plante moins bien nourrie. Le roulage, sur une ligne de semis par exemple permet de garder l'humidité au niveau de la semence, en surface.

-D'améliorer l'utilisation de l'eau en culture irriguée :
Installation de brise-vents, irrigation de tout un périmètre plutôt qu'au pied (Avantages : augmente l'humidité de l'air, freine les maladies et parasites favorisés par un temps sec. Désavantages : Gaspillage d'eau, prolifération des adventices, favorise les maladies et parasites favorisés par un temps humide), l'ombrage des cultures, tous ces paramètres contribuent à diminuer l'évapotranspiration potentielle. En plus de l'irrigation, le travail du sol et la fertilisation modifient l'enracinement et la surface foliaire des plantes...
Inversement certaines façons culturales peuvent entrainer une perte d'eau : un sol trop motteux ou une culture butée offrent en été une plus grande surface d'évaporation, un sol travaillé dans le sens de la pente favorise le ruissellement et l'érosion, l'enherbement en période sèche entraine une concurrence entre les cultures et la végétation herbacée, alors qu'elle est bénéfique en période humide (assainissement par évaporation, maintient de la structure, apport de m.o.).


-L'assainissement des terres.

-Les inconvénients de l'excès d'eau.

Les sols trop humides se ressuyant difficilement sont :
-asphyxiants pour les racines et les micro-organismes du sol.
-froids, ils se réchauffent difficilement au printemps donc la végétation démarre plus tard.
-difficiles à travailler, la période de bonne prise pour le travail du sol est courte, et les efforts sont plus élevés.
-favorables au développement d'adventices, ainsi qu'à certaines maladies et parasites.

-Les indices et les causes de l'excès d'eau.

La présence de plantes hygrophile (comme le jonc, carex, ficaire, prêle, renoncule, cardamine, ortie...), le démarrage tardif de la végétation au printemps (parfois son jaunissement), la stagnation d'eau en flaques plusieurs jours après les pluies sont des indices d'un excès d'eau.
Après avoir décelé la présence d'un excès d'eau, il faut en déterminer la cause.
Cela peut provenir de plusieurs facteurs :
-Une infiltration trop lente (sol trop compact ou fortement argileux), accompagné d'une pente insuffisante.
-La présence d'une couche imperméable...tassée...ca peut être dû au passage d'engins de chantier lors de la construction de la maison, parfois cette couche n'est pas en surface, le sol originel à été tassé, puis une couche importante de terre à été apportée pour remblayer ! Bien souvent lors de travaux le temps n'est pas clément...pourtant il faut que le terrassier ou autre corps de métier travaille...et ca, c'est la cata, des engins roulants ou travaillant une terre humide.
Ca peut être aussi dû à des façons culturales mal exécutées, par exemple toujours travailler le sol avec les fraises du motoculteur, cela crée une semelle de labour imperméable, car les couteaux lissent littéralement le fond du labour... pour éviter ca de temps en temps il faut décompacter.
-La présence à faible profondeur de la nappe phréatique.

Selon les causes les moyens à mettre en œuvre pour assainir les terres sont différents.

#176 -Tony-

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Posté 20 novembre 2010 - 16:17

-Les méthodes d'assainissement.

L'excès d'eau peut être évacué par voie souterraine ou par assainissement superficiel.

Assainissement superficiel

L'eau peut être évacuée par un réseau de rigoles ou de fossés à très faible pente vers un fossé collecteur, un cours d'eau ou un plus grand fossé.
Les cultures peuvent être conduites sur une butte, ou sur des planches surélevées. Mais ce n'est pas forcément pratique.
Plus simplement et efficacement, le terrain dans tous les cas doit être mis à profil et nivelé de manière à créer des pentes, qui emmèneront l'eau de surface là où l'ont désire qu'elle aille. :blink:

Drainage souterrain.

Il est aussi possible d'installer des drains, ceux ci doivent être
installés perpendiculairement aux courbes de niveaux,
ils doivent avoir une pente suffisante (1.5cm/m minimum),
Avoir un écartement correct (8 à 10m en terre argileuse)
Une profondeur correcte, pour éviter le colmatage par des racines, et assainir une grande profondeur de terre (entre 0.8 et 1.3m)
Avoir un diamètre conséquent (0.1m en général, pour drains collecteurs 0.2m)
Les drains peuvent se rejoindre en un seul, un drain collecteur, ou être indépendants.
Ils peuvent être emmenés vers un fossé, ou un grand puits perdu.
drain.png

Autres.

Si il ne s'agit que d'une couche imperméable, elle doit être détruite :
-Soit par un double bêchage (profondeur deux fers de bêche) manuel, si la couche imperméable se situe à moins de 40cm et que l'on ne possède pas d'engins... :wacko:
-Soit avec le motoculteur, mais pas avec les fraises !
Exemple avec un cultivateur monté sur un motoculteur (trois socs cœur et deux bineurs) :
DSCI0041__1600x1200_.JPG
Petite astuce perso que j'utilise pour décompacter toutes les terres avant mise en culture, même les plus dures avec beaucoup de cailloux : une sous soleuse pour motoculteur :spb146: : prenez votre motoculteur, virez les fraises, montez y les roues et la pièce de liaison...et sur cette pièce, au lieu de mettre une charrue classique ou autre, montez y une barre d'acier épaisse (la plus grosse que vous pouvez par rapport au trou de la pièce de liaison) et de très bonne qualité, genre acier agricole, sinon elle va se tordre, et de la longueur que vous désirez, et voilà ! Résultat vu que la barre est très mince par rapport à une charrue, donc puissance en plus et vous décompactez la terre comme un malade, vous pouvez courir presque, la seule chose c'est que du coup vous n'avez pas de limitateur de profondeur...ca fait les bras... :blink: Vous pouvez augmenter la longueur de la barre au fur et à mesure du décompactage, mais au bout d'un moment celle ci va plier si vous êtes trop gourmand...
Là il n'y a pas la barre, c'est un soc cœur assez court, mais c'est pour vous montrer le principe, donc à la place du soc monter une barre (raymond...pfff) :
DSCI0106__1600x1200_.JPG
En tout les cas cette technique n'est valable que pour une couche imperméable à moins de 0.6m.
-Si la couche imperméable est vraiment profonde (plus de 0.6 m) la seule solution si votre jardin ou parcelle est assez grand(e) c'est de passer le tracteur avec une sous soleuse...

Dans tous les cas il ne faut pas mélanger les terres !!! (voir plus haut) lors d'un double béchage par exemple, laisser bien la terre de surface en surface et celle de profondeur en profondeur !

Si votre terre est vraiment trop argileuse, il convient d'améliorer la texture en incorporant du sable. Cette pratique n'est pas à généraliser, c'est vraiment en dernier recours, si l'argile est vraiment trop dominante. Il faut utiliser du sable non calcaire, par exemple du sable siliceux, en granulométrie 0/2...0/4 au maximum. Au delà les éléments de plus de 2 mm ne servent à rien dans la texture, car ils ne peuvent pas s'associer à l'argile et à l'humus et former des agrégats...ils gênent tout simplement le développement des racines.

#177 -Tony-

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Posté 20 novembre 2010 - 18:31

-L'ENTRETIEN CALCIQUE DU SOL

-Les rôles du calcium.

On a vu les différents rôles du calcium, mais on va les rappeler :
-il permet la floculation des colloïdes argilo-humiques, donc il maintient la stabilité de la structure et agit sur l'ensemble des propriétés physiques du sol.
-il est le principal cation d'échange dans le sol et permet le bon fonctionnement du pouvoir absorbant.
-il agit favorablement sur la fixation du phosphore.
-il est la principale base du sol et permet de maintenir le pH à un niveau satisfaisant.
-en excès, il bloque les principaux micro-éléments et provoque des carences.
-il favorise la vie microbienne en agissant sur les conditions de vie des micro-organismes, et il accélère la décomposition des matières organiques.

A coté de ces rôles sur les propriétés du sol, le calcium agit directement sur la plante. Il intervient dans la formation des parois cellulaires, favorise la germinaison, le développement racinaire, etc...Il neutralise aussi les acides organiques et permet une bonne utilisation du potassium, magnésium, sodium et cuivre...

-Les causes du besoin en chaux.

Certains sols sont totalement dépourvus de chaux, de part leur nature géologique, comme les sols granitiques, les sédiments sablonneux, etc...
Certains sols, qui étaient autrefois bien pourvus en calcaire actif se sont progressivement décalcarifiés et décalcifiés (comme terres rouges sur calcaire dur...) pour trois raisons essentielles :
-Le lessivage des eaux par percolation : les eaux chargées de gaz carbonique dissolvent le calcaire et une partie du calcium en excès est entrainée.
-Les exportations par les cultures, qui en exportent une grande quantité (entre 20 et 300 kg/ha/an).
-Les phénomènes d'échange qui permettent la fixation des cations des engrais (K+ et NH4+ en particulier) : 100kg de sulfate d'ammoniaque déplacent 100kg de carbonate de chaux, 100kg de chlorure de potassium déplacent 60 à 70 kg de carbonate de chaux.

L'ensemble des pertes représente de 600 à 800kg de CaO par hectare et par an pour un sol moyen. Si le sol est faiblement ou moyennement pourvu, il y a donc acidification progressive, il faut donc chercher à limiter ou à empêcher cette acidification grâce aux amendements calciques.

-Evaluation des besoins en chaux.

Certaines observations montrent la nécessité d'un apport d'amendements calciques :
-Dans les sols désaturés, le travail du sol devient plus difficile à cause de la dégradation de la structure, le sol se ressuie plus lentement et des flaques persistent en surface, la matière organique évolue difficilement et des taches bleuâtres se forment autour des débris enfouis (asphyxie du milieu).
-La flore spontanée se modifie et des plantes caractéristiques des sols acides apparaissent.

Pour définir l'importance de l'apport, une analyse est indispensable. Le pH renseigne sur l'acidification mais il ne permet pas de déterminer les besoins en chaux qui dépendent essentiellement du pouvoir tampon du sol, il faut faire des essais de neutralisation du sol, par volume de 1 ou 10l pour tant de chaux apportée...
Dans la pratique, à partir du pH et de la teneur du sol en argile et humus on détermine une dose moyenne dont on constate les effets sur le terrain.

-Utilisation des amendements calciques.

-Principaux amendements calciques.

Ils sont destinés à apporter du calcium au sol, selon l'amendement, le calcium est libéré plus ou moins rapidement, mais le dosage s'exprime toujours en CaO.
100kg de calcaire CaCO3 = 74kg de chaux éteinte Ca(OH)2 = 56kg de chaux vive CaO
On peut classer les amendements calcaires d'après leur origine et les traitements qu'ils ont subits.

Les produits naturels.

Il s'agit de produits extraits et directement utilisables :
-Les marnes sont des roches tendres composées essentiellement de calcaire et d'argile. Elles dosent en moyenne 15 à 30% de CaO. Si elles sont exposées à l'air les marnes se délitent et peuvent s'épandre facilement.
-Les craies peuvent aussi être utilisées directement, elles dosent 35 à 50 % de CaO.
-Les dépôts marins sont des sables mélangés à des débris de coquille (15 à 30% de CaO) et sont recueillies sur certaines plages. Le maërl est formé concrétions calcaires d'algues ( par exemple le lithothamne) et contient environ 40% de CaO.
Ces amendements d'origine naturelle sont assez pauvres en CaO et doivent donc être employés à des doses assez fortes, de plus on ne les trouves pas partout, surtout sur la cote atlantique et celle de la manche.
:PB346:
Les chaux.

Elles osnt le résultat de la calcination de roches calcaires.
La chaux vive peut doser entre 75 et 90% de CaO. Elle s'utilise sous forme broyée.
La chaux éteinte dose de 55 à 70% de CaO. Elle s'utilise sous forme de poudre.
Les chaux sont des amendements à action rapide.

Les calcaires broyés.

Ils sont le résultat de broyage de roches calcaires.
Ils sont différents par :
Leur teneur en CaO, de 45 à 55%
Leur granulométrie, il en existe plusieurs types, de fin 0.08mm à grossier 5mm.
La solubilité carbonique, qui dépends de la finesse et de la dureté.
Ce sont des produits à action lente.

Les produits mixtes.

Ce sont des mélanges de chaux et de calcaires broyés, en proportion variable, ils dosent en moyenne 60 à 70% de CaO. Ils ont l'avantage d'agir rapidement et dans le temps.

-Pratique de la recalcification.

Dose à apporter.

Elle dépends de trois facteurs :
-Du pH initial, mais même si un pH est bas, il ne faut pas apporter une dose risquant de remonter le pH trop brutalement, car il peut apparaitre des blocages. Il ne faut pas remonter le Ph de plus de 0.8 à 1 unité lors d'un seul apport.
-Du pH recherché, nous avons vu que le pH optimum se situe vers 6.5, il n'est pas nécessaire de remonter un sol acide jusqu'à la neutralité.
-Du pouvoir tampon du sol, en sols argileux, il faut apporter des doses plus fortes qu'en sol sableux pour une même remontée du pH.

Il faut distinguer les doses de redressement des doses d'entretien :
-Les apports de redressement permettent de remonter le pH. Pour remonter le pH d'environ 1 unité :
*1.5 à 3t de CaO par hectare en sols sableux.
*3 à 5t de CaO par hectare en terres argileuses ou humifères.
Ces doses sont exprimées en CaO, selon la richesse de l'amendement utilisé, les quantités apportées varieront :
Pour 2t de CaO, il faut 4t d'un amendement à 50% (comme le calcaire broyé) alors qu'il faudra 10t de marne pauvre à 20%.
-Les apports d'entretien permettent de maintenir le pH au niveau souhaité. Ils sont destiné à compenser les pertes :
*1t de CaO par hectare tous les trois ans en sols sableux.
*2.5t de CaO par hectare tous les cinq ans en sols argileux.
Les apports doivent être réduits mais plus fréquents en sols sableux car il n'est pas possible de faire des réserves dans le sol, et un apport réduit provoque une variation non négligeable du pH.
Au contraire, les sols argileux stockent une plus grande quantité de calcium sans modification notable du pH.
Les apports modérés mais plus fréquents sont toujours préférables car ils évitent les modifications brutales du sol.

Choix de l'amendement.

Sur le plan technique, le choix de l'amendement dépends essentiellement de la nature du sol. En sol sableux, les amendements à action lente (marnes, calcaires broyés...) sont préférables car ils modifient moins brutalement le sol et les risques de pertes sont plus faibles. Par contre, en terres lourdes, les amendements plus actifs (chaux ou calcaires fins) permettrons d'obtenir plus rapidement les améliorations souhaitées.
Il est possible de modifier les doses et la fréquence des apports lorsque l'amendement utilisé n'est pas le mieux adapté : on diminuera la dose de chaux en sols sableux par exemple, alors qu'on pourra apporter des doses plus élevées de marnes en terres lourdes.
En gros, l'aspect économique du choix est plus important que l'aspect technique. Il faut utiliser l'amendement qui à le meilleur rapport CaO/prix.

Le moment de l'apport.

Il dépends essentiellement de la libération du terrain par la culture, à incorporer au moment du labour.

La pratique de l'apport.

Il vaut mieux apporter l'amendement quelques temps avant la mise en place des cultures.
Il est conseillé de faire l'enfouissement en deux temps : un pseudo-labour qui mélange l'amendement avec les couches superficielles du sol, puis un labour assurant un enfouissement plus complet.
Il faut éviter de faire coïncider l'apport d'amendements calciques avec des apports de fumier ou d'engrais azoté ammoniacal : le calcium risque de déplacer l'ammoniac et de provoquer sa volatilisation, donc une perte d'azote.
De même la chaux risque de provoquer la rétrogradation des engrais phosphatés solubles : il faut donc éviter de mettre ces deux éléments en contact.

Comme pour toutes les améliorations apportées au sol, le chaulage n'est efficace que si il est bien conduit et si il est accompagné d'un bon entretient humique du sol (le calcium favorise l'activité microbienne) et d'une bonne fertilisation.

qui chaule sans fumer s'y ruine sans y penser; donc toujours accompagner le chaulage d'un amendement.


:spb144:


*Lanig, si tu passes par là tu pourrait nous expliquer la méthode du Pour Thru pour mesurer le pH d'un sol ? :rolleyes:

#178 lanig

lanig
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Posté 20 novembre 2010 - 19:01

Le pour through, c'est pour mesurer le pH des substrats avé la plante dedans, pas des sols ;)

Pour cela, 2-3 heures après l'arrosage, tu arroses ton substrat avec de l'eau distillée, et tu recueilles les premières gouttes qui passent sous le pot. L'avantage de cette méthode, c'est que tu es censé avoir une bonne image de la solution effectivement au contact des racines.

Pour les sols, j'utilise les bonnes vieilles méthodes.
OT2 Logiciel libre pour la gestion de votre collection de bonsai. La version 1.1 est sortie.

#179 -Tony-

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Posté 20 novembre 2010 - 19:15

C'est à dire ? :rolleyes:

Le deux pour un ?

#180 math69

math69
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Posté 20 novembre 2010 - 19:49

Petite question.

Je suis en train de construire ma maison, la terre a été remise en place mais pas encore la végétale.

La terre la plus profonde est trèèèèès argileuse ( il y a une carrière pour une tuilerie a moin d'un Km de chez moi ) donc très imperméable. La végétale à l'air d'être riche en matière organique, elle est très noire mais reste difficile à travailler. Elle reste en grosse motte très dur à casser.

Est ce que ça vaut le coup de mettre de la chaux sur la terre déjà en place avant la remise en place de la végétale, normalement courrant Mars, dans le but de commancer à la faire travaillé?

Je conte aussi incorporer du sable et du fumier dans la végétale pour l'aléger. J'ai bon là?


Merci pour toute ces infos que tu nous fait passer!!! :newsm_6:
Par ici, tout le monde disait que c'était impossible.
Un jour, quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas et l'a fait.


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