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Utilisation du glucose

Avec un recul est de quasiment 10 ans maintenant, l’utilisation du glucose se développe en France et en Europe pour donner "un coup de fouet" à nos arbres un peu faibles ou récemment prélevés. ParlonsBonsaï vous en dit plus...

Le glucose, qu’est-ce que c’est ?

Le glucose est une molécule (C6H12O6) appartenant à la vaste famille des "glucides" (plus communément appelés "sucres").

Le glucose est un des sucres produit par la photosynthèse. C’est la molécule de base de la fabrication des amidons, puis de la cellulose, qui est la base de la structure végétale elle-même et également du bois. C’est aussi la molécule d’échange d’énergie.

A cause de sa petite taille (c’est le plus petit des glucoses), il est directement assimilable par la plante par les feuilles (ou les aiguilles pour les conifères).

Et çà sert à quoi ?

Si nous augmentons l’apport en glucose (raisonnablement), cela aidera l’arbre à mieux capter également tout ce dont a besoin la plante pour se développer. Le glucose est la molécule de sucre la plus simple, mais également la plus petite, d’où sa facilité d’absorption par voie foliaire, qui semble t’il serait la plus efficace.

L’administration directe de glucose aux plantes améliore leur rendement lorsqu’elles ne peuvent pas produire leur énergie en quantité suffisante en raison du stress climatique, d’un prélèvement récent ou d’un problème temporaire de culture, et leur permet de mieux s’adapter aux mauvaises conditions.

Il n’y a pas d’autre éléments aussi efficace que le glucose pour permettre aux plantes d’augmenter leur vigueur car lorsque les plantes souffrent, leur activité se réduit et bien que nous augmentions la quantité d’engrais, celui-ci n’est pas absorbé par ces plantes.

Le glucose est donc efficace pour augmenter la vigueur des végétaux dans des moments délicats, comme pour préparer la prochaine saison et augmenter leur niveau de réserves.

Par ailleurs, cela donnerait un coup de fouet aux arbres, améliorerait leur vigueur et leur permettrait de mieux se développer, mais aussi d’aider à augmenter les réserves pour les périodes de repos. L’usage du glucose n’est donc pas limité aux plantes faibles.

En plus de l’apport d’énergie, le glucose a également tendance a réhydrater la plante (pour des raison d’équilibre osmotique de l’eau et absorbée en même temps que le sucre). Une partie du glucose est également captée par la micro-flore présente dans le substrat ce qui la stimule et augmente l’effet barrière (= protection vis-à-vis des pathogènes, production de phyto-hormones, vita B, etc.).

Enfin, son usage est conseillé pour les feuillus en automne.

Comment l’utiliser ?

Comme dit précédemment, la pulvérisation foliaire semble être la façon la plus efficace d’administration.

Suivant les personnes, les concentrations utilisées varient d’environ 1g/L à 5g/L.
Certains japonais utilisent des pulvérisations de cola en cas extrême (mais ce n’est sans doute pas conseillé en utilisation "normale")

Où s’en procurer, et comment le préparer ?

- En poudre, en pharmacie, en sachet de 50g de glucose anhydre. 1 sachet complet dans un pulvérisateur de 10L (5g/L) ou dans 50L (1g/L). On peut aussi peser directement la quantité nécessaire pour le volume prévu.

- En poche, sous forme liquide on trouve en pharmacie du G5, du G10 et du G30. Le G5 contient 5 g de glucose pour 100 ml d’eau soit 50 g/L ; Le G10 en contient 100 g/L ; Le G30 300 g/L.

La méthode de T. Kawabe pour doser le glucose

Son mélange de base est composé de 500g de glucose dilué dans 4L d’eau soit 125 g/L. Ensuite on dilue à 1 pour 30 (125 g/30L ou 4,15 g/L) en arrosage ou 1 pour 60 (125 g/60L ou 2,7 g/L) en pulvérisation.

Si par exemple on a une ampoule de 20 ml de G30, on a dans cette ampoule 6 g de glucose. Vingt ampoules diluées dans 1L d’eau donneront 120 g/L soit à peu près la solution de base de Kawabé. Avec du G5, il faudra 2,5L de G5 auquel on ajoute 27,5L pour avoir le volume à 1/30. Ajouter encore 30L d’eau pour une dilution au 1/60.

Il utilise cette solution au printemps pendant un mois après les rempotages, et un mois en automne avant l’hiver.

La fréquence d’arrosage est d’une fois toutes les 3 semaines pendant la période de reprise des yamadori ou pour booster un arbre faible.

Sur quelles espèces utiliser le glucose ?

La pulvérisation de glucose a été testée avec succès sur les Prunus mahaleb (ceriser de Ste-Lucie) ; mais attention, au dessus de 1 g par litre , ils montrent des signes de chlorose, mais peut-être n’est-ce pas lié. Egalement sur les genévrier de Phénicie (Juniperus phoenica), en post-prélèvement (arrosage et brumisation ), et en post-rempotage (idem), 2 fois dans l’année.

Rapporté de manière moins précise, le glucose donne de bons résultats sur de nombreuses autres espèces couramment cultivées en bonsaï.

Pour aller plus loin...

Il y a un très bon article traduit du japonais dans France bonsaï 82 qui recommande fortement le glucose.

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