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Le coin des bricoleurs
Tsuboniwa
Vous vous demandez sans doute ce qui se cache sous ce terme et bien grâce à Mahatma, vous en saurez un peu plus car il nous apporte la réponse en nous faisant partager sa réalisation.
Un tsuboniwa est un jardin de petite surface. Niwa veut dire jardin et un Tsubo est une unité d’aire standard valant deux tatami.
Du coup, on désigne ainsi tout jardin de petite superficie, pas forcément égale à deux tatami (soit 3,2 m² à peine !), mais généralement de 6 à 12 m². Par extension, on classe aussi dans cette catégorie les jardinets présents devant les entrées des maisons ou restaurants, ainsi que les jardins intérieurs (voir sur fujijardins).
Ne disposant que de peu d’espace, à savoir 5 m² de terrasse, pour aménager un petit jardin japonisant, Mahatma a su faire preuve d’une grande ingéniosité.
Cet aménagement est entièrement en bac ou en pot sur sa terrasse orientée sud et est.
Les meubles, de fabrication maison, sont constitués de dalle de jardin à moins d’un euro, de tasseaux ou de poutres (différentes épaisseurs), peints avec du "rouge basque", vis, clous et/ou chevilles. Ils sont aussi constitués de balustres (pour escalier) de 96 cm de hauteur à environ 5 €, parfois d’équerres en métal peintes en rouge basque, ainsi que de sets de table en bambou pour l’étagère près de la porte.
Le meuble colonne comporte aussi un bouton-poignée (avec motifs chinois) et a été étanchéifié avec de l’enduit de rebouchage.
Sous le plateau du grand meuble, il y a plusieurs bacs en plastique qui empêchent l’eau d’arrosage de mouiller ce qu’il y a en dessous (pratique quand on vit en balcon ou terrasse)
Il a bien entendu fallu tenir compte du réglement de la copropriété donc tout est entièrement démontable et il n’y a pas de terre en contact direct avec les dalles du sol de la terrasse. Rien n’est vissé ou fixé sur les murs.
Il y a deux niveaux horizontaux : un qui va de 50 cm à 1 m de hauteur et qui sert essentiellement aux bonsaï, penjings et plantes grasses (kusamono). Un autre qui est plus ou moins au niveau du sol et qui comprend ce qu’on trouve habituellement dans un tsuboniwa.
Le plan du niveau qui va de 50 cm à 1 m :

Le plan du "ras du sol" :

Il y a deux endroits principaux où l’on a un point de vue sur une bonne partie du tsuboniwa : un devant la porte de la chambre sur le seuil, un autre lorsqu’on est assis sur le banc.
Vue depuis le lit :

Assis devant l’ordinateur, il suffit de tourner la tête pour voir :

Sur le seuil de la porte :


Assis sur le banc :


Un meuble servant à ranger outils, engrais, substrat :

Une petite vue sur le parterre aux trois boules (buis, fusain, thym), au pin d’Alep et à une plante à port pittoresque : une cinéraire maritime.
Derrière, près de la porte, se trouve une étagère utilisée pour ranger les pots, parfois des pierres, une autre partie du substrat, etc...

Le karesansui (ou jardin sec) traditionnel :

9 pierres de schiste en groupe de 1, 3 et 5 (partagé en sous-groupe de 2 et 3), certaines dressées, d’autres quasiment enterrées (île tortue), le sable est du quartz, régulièrement ratissé.
Vue de l’extérieur :

L’après-midi, la terrasse entre petit à petit dans l’ombre.
Cela permet de prendre en photos le détail des pièces qui sont tout le temps à l’ombre sans trop de contre-jour.
La cascade solaire :

Le coin du sud-est avec ses fougères tropicales, son acer palmatum en pot vernissé provençal, l’abricotier nain dans un cache pot réalisé par Mahatma (tuteurs en bambous de différents diamètre, corde noire, dalles de jardin à moins d’un euro peintes en marron), le palmier trachycarpus fortunei et le bambou nain panaché :

Le bac à fougères sur un tapis de pouzzolane et de mousse, agrémenté de 9 pierres de grès (en groupes de 1, 3 et 5) et d’un bois mort joliment tacheté. Les grandes fougères de droite ont été données à Mahatma par Hélène :

Le coin sud-ouest, avec son bac à bambous qui eux vont grandir de manière conséquente (au moins 1 m, jusqu’à 2 mètres éventuellement), les galets, l’helxine et la lampe japonaise en céramique :

Le karesansui peu orthodoxe, situé sous le banc. Il est composé d’un bois mort, et de deux pierres en calcaire blanc, sur un lit de quartzite noire brillante :

Un moment rare, mais qui rappelle un peu l’ambiance du Japon : tsuboniwa sous la pluie...


Et parfois, l’après-midi, lorsque le soleil tape sur les rétroviseurs des motos ou cyclos garés dans leur parking dans la cour de la copropriété, on peut voir ceci dans la chambre ...

Preuve est faite qu’avec peu d’espace et beaucoup de créativité, il est possible de réaliser quelque chose de superbe.
Le sujet sur le forum
Sources d’inspirations bibliographiques :
Le hors-série n°10 d’Esprit Bonsai : Jardins japonais, découverte et mise en oeuvre
Les guides MON JARDIN & ma maison n°76 : votre jardin japonais
"L’esprit du jardin dans nos jardins" de Jean-Paul Pigeat
et dans une moindre mesure :
"Kyoto, its senic beauty (with verses)" de Mitsumura
"Le design au Japon" de Mickael Freeman & Michiko Rico Nosé
Liens externes
Sources d’inspiration :
Fujijardins
Jardin japonais
Jardins botaniques japonais
Les jardins d’ombre et lumière
http://learn.bowdoin.edu/japanesega...
L’équipe des rédacteurs fous
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