Parlons Bonsai



Accueil Evènements


Stage satsuki team rédac



Stage satsuki team rédac


Juin 2007 ; la team rédac s’est donnée rendez-vous en BELGIQUE près de Liège pour un stage de travail sur les azalées satsuki.


L’azalée Satsuki

Au japon l’azalée satsuki tient une place à part dans le bonsaï, puisqu’elle a sa propre fédération, ses propres collectionneurs et sa propre exposition durant laquelle sont validées de nouvelles variétés.

Des avis divergents :

L’azalée n’est pas considérée par tout le monde comme un vrai bonsaï. Les puristes diront que c’est une jolie plante mais pas un arbre. Il y a aussi différents avis sur la structure des azalées. Il est parfois préconisé de respecter absolument les règles de base, alors que d’autres permettront de faire une exception avec cette variété et ainsi oublier quelques règles.

Le choix du pot ne fait pas non plus l’unanimité. Souvent l’azalée est placée dans un pot à conifère brun mat pour ne pas contrecarrer la beauté de la floraison. D’autres fois elles sont placées dans des pots vernissés car la période de floraison est courte, et sa beauté le reste de l’année est ainsi mieux mise en valeur.

Là, sans lancer de polémique, nous pensons que c’est un choix très personnel, dans lequel la sensibilité du bonsaika et la façon dont il voit son arbre sont déterminantes. Si nous avons une azalée qui a la silhouette d’un conifère, pourquoi ne pas la mettre dans un pot non émaillé. Si nous avons une azalée à la silhouette élancée et féminine pourquoi ne pas la mettre dans un pot vernissé. Pour faire son choix et voir ce que les amateurs d’azalées en bonsaï ont choisi, voici quelques galeries à visiter :

En Allemagne à SCHWETZINGEN :

En Belgique chez BAUWENS :

Le travail prévu sur nos azalées :

Il existe plusieurs travaux très différents sur les azalées, Nous allons expliquer le travail sur une azalée dite "brute". Elle a déja été élevée en pleine terre au Japon en vue d’en faire un bonsai. Elle possède déja des branches charpentières, seulement la ramification de ces branches est encore à travailler. Certaines ne sont pas du tout à la bonne place et donc nous les supprimerons.


Philippe999 avait deux azalées à travailler :

Satsuki Aoi-No-Hikari


Khazaar deux également :

Satsuki Korin

Satsuki Korin


Et banania une azalée, elle vous a déjà été présentée lors du stage Team Redac dans les vosges :

Satsuki Aoi-No-Hikari


Par où commencer ?

Comme à chaque travail de formation sur un bonsai on commence par choisir la face avant de l’arbre. Nous grattons un peu la base afin de mettre en évidence le nébari. Nous regardons le forme du tronc ainsi que la disposition de la première branche. De là, nous pouvons donc choisir la face avant.

Nous regardons aussi la disposition de l’arbre dans le pot actuel. Parfois l’implantation n’est pas celle qui mets le mieux en valeur le nebari et la ligne de tronc. A l’aide d’une petite cale en bois on peut essayer d’autres inclinaisons et trouver celle qui nous convient le mieux.

Ensuite on s’attaque à la structure de l’arbre en commençant par le bas (première branche basse, puis l’autre au dessus,...).

Nous pouvons commencer à supprimer certaines branches mal placées afin de sélectionner les charpentières. On coupe la branche à l’aide d’une pince concave ou d’une pince oblique en laissant dépasser un petit moignon :

Une fois les branches sélectionnées, nous commençons par travailler la ramification (petite taille au sein des plateaux) toujours en commençant par la branche la plus basse puis en remontant le long du tronc. Nous taillons mais nous laissons en bout de branches quelques feuilles comme tire-sève. N’oublions pas que l’azalée a un developpement plus faible à la cime de l’arbre qu’à sa base. Donc nous laisserons plus de feuilles à la cime que sur les branches basses.

Une fois la taille effectuée, nous rabotons là où nous avons fait les tailles afin d’avoir une coupe droite , propre et nette. Pour cela plusieurs outils peuvent être utilisés pourvu qu’ils soient bien tranchants (couteau à greffe, bistouri...).

Exemple de coupe à plat :

Un autre exemple :

La coupe une fois finie :

Une fois ce travail terminé nous pouvons commencer la ligature des branches en utilisant le bon diamètre de fil de ligature.

Nous faisons très attention lors de la pose de celle-ci car l’écorce de l’azalée est très fine et très fragile.

Une fois que nous avons mis les branches charpentières en place, nous utilisons du fil d’un diamètre inférieur afin de disposer les ramifications à la bonne place. Nous ligaturons toutes les branches et après seulement nous pouvons les mettre en place et voir si l’on ne doit pas faire quelques corrections.

S’il n’y a pas de correction à faire, ou après corrections faites, nous pouvons mettre du mastic sur les plaies de l’arbre. Cela fait déja un petit moment que nous avons fait les tailles et les finitions sur celles-ci et elles sont donc bien sèches. Le mastic adhérera bien au bois. Nous utilisons du mastic liquide vendu en tube, il est parfait pour protéger les tailles.

Après séchage du mastic nous pouvons redisposer une deuxième couche de mastic d’une autre teinte afin de plus encore protéger les coupes et aussi pour les rendre plus discrêtes. Cette fois ci c’est du mastic vendu en pot que nous utilisons. Cette deuxième couche de mastic n’est pas obligatoire, contrairement à la première.

Le rempotage

Maintenant nous pouvons faire le rempotage de l’arbre. Nous supprimerons une bonne partie de l’ancien mélange et ensuite nous supprimerons à l’aide de baguettes en bois ou à l’aide du tuyau d’arrosage un maximum de kanuma. Nous le ferons aussi sous la base de l’arbre afin que de nouvelles radicelles reviennent trés près du tronc.

Premier nettoyage du pain racinaire :

On continue le nettoyage avec une baguette :

L’azalée est ensuite disposée dans son nouveau pot, que nous aurons préalablement préparé en disposant les grilles sur les trous de drainage et les fils de ligatures pour attacher l’azalée.

Une fois, le substrat mis autour de l’azalée, nous nous servirons des baguettes pour faire pénètrer le mélange entre les racines.

Celà a été l’occasion pour Miss Ptit Bouture d’apprendre à manier la baguette en bois :

Ensuite nous ferons un arrosage copieux afin de bien éliminer la poussière et pour que le substrat se place convenablement. Enfin nous pouvons mettre de la sphaigne humide sur toute la surface du substrat en appuyant bien sur les bords extérieurs pour que lors des prochains arrosages le substrat reste bien dans le pot. Sur cette sphaigne nous pouvons semer de la mousse séchée et découpée afin d’obtenir un beau tapis vert quelques semaines plus tard.

Nous mettrons ensuite l’azalée un temps à l’ombre afin qu’elle récupère un peu et pour que la mousse sèche reverdisse. Seulement après, nous pourrons la mettre au soleil afin qu’elle produise un maximum de nouveaux départs. Nous pourrons commencer à mettre de l’engrais organique spécial azalée jusqu’a la fin de l’automne.

Quelques photos vers la fin du travail :

La deuxième azalée de philippe : une grande branche a été laissée intacte car elle a été marcotée ensuite.

La première azalée de Khazaar :

L’azalée de banania : Elle avait encore beaucoup de végétation à ce stade du travail et n’était pas encore ligaturée.

La voici quelques jours plus tard, rempotée et ligaturée légèrement :


Bouturer les azalées

Quand on voit tout ce qui reste par terre une fois le travail terminé, on peut se dire qu’il est dommage de jeter tout ça. Alors pourquoi ne pas faire des boutures. C’est facile, pas cher et ça fait toujours plaisir quand on les offre.

Il est possible de bouturer les rejets qui partent du tronc, ainsi que tout ce qui a été taillé. Les boutures à talon prennent très bien, mais de manière générale, on peut dire que les boutures d’azalée prennent facilement.

Préparez des petits pots (ou des grandes barquettes) avec de la kanuma.

Préparez vos boutures en ne laissant qu’une petite touffe de feuilles en bout. Vos boutures peuvent faire entre 5 et 10 cm de longueur.

Piquez les ensuite dans votre petit pot et arrosez copieusement :

Et le méthode industrielle en barquette

Faire autant de boutures n’aurait pas été possible sans la participation de Miss Ptit Bouture :

Miss Ptit Bouture

Placez ensuite vos petits pots à l’ombre pendant 3 ou 4 semaines avant de les sortir au soleil le matin (et à l’ombre l’après midi). Le taux de réussite des boutures d’azalée approche les 100%, alors faites vous plaisir.


Cinq points fondamentaux pour bien entretenir votre azalée

1 - TAILLE APRES FLORAISON

Taille de maintien : En juin (voir même juillet), dès qu’une bonne partie des fleurs sont fanées, il faut toutes les couper (en prenant bien soin d’éliminer également le pistil). Autour de la fleur, des gourmands se sont également développés, il faut les éliminer. On ne conservera que quelques feuilles à l’extrémité de chaque rameau. Cette taille permet le développement de nouveaux boutons floraux. Toutefois, cette taille est envisageable uniquement pour un bonsaï établi.

Taille pour favoriser la ramification : Dans le cas où l’on désire effectuer un travail sur la ramification (afin de densifier le sujet), on peut conserver 2 nouvelles pousses à l’extrémité de chaque rameau, pousses que l’on rabat à 2 feuilles.

Dans tous les cas, on élimine les pousses qui se dirigent vers le bas ou vers le haut, ainsi que les rejets sur le tronc.

Si l’on désire modifier plus radicalement la forme de l’arbre, une taille de structure peut être également pratiquée avant ou après la floraison. Suivant nos objectifs, la floraison peut donc être sacrifiée. Il serait toutefois dommage de se priver de la floraison, atout principal de cette espèce.

Pour favoriser une floraison abondante : En avril (voir même plus tôt selon les régions), on verra apparaître des gourmands autour des boutons floraux. Ils doivent être éliminés, sinon la floraison peut être moins abondante. Lors de cette opération, procédez avec une grande délicatesse, les boutons floraux sont fragiles. Si vous ne prenez pas de précautions vous risquez de les endommager et ils sècheront.

2 - LE REMPOTAGE

Le rempotage s’effectue de préférence après la floraison . On peut rempoter avant mais il faudra alors sacrifier la floraison en supprimant tous les bourgeons floraux.

Le rempotage s’effectue uniquement dans de la terre KANUMA, une terre possédant les mêmes qualités que l’akadama mais plus acide. Avant utilisation, la terre doit être tamisée afin d’éliminer les particules les plus fines, qui risquent de nuire au drainage. Ne pas utiliser de terre de bruyère ou autres types de terreau qui sont inadaptés à la culture des bonsai.

3 - LA FERTILISATION

La fertilisation est également un point clé pour la culture des azalées. Elle doit être copieuse après la floraison, avec des boulettes organiques tous les mois (boulettes de type biogold ou autres), plus un apport d’engrais liquide tous les 15 jours (riche en phosphore et potassium). Attention à ne pas surfertiliser, car un excès d’engrais entraine de graves dommages sur une azalée. On stoppera la fertilisation en octobre/novembre selon les régions.

Une fertilisation légère au printemps est conseillée ; un engrais de NPK 2/3/6 convient très bien.

4- L’EXPOSITION

Les azalées peuvent être exposées plein soleil (attention, les arrosages doivent être très suivis pendant les mois les plus chauds). Toutefois, il est préférable de placer vos arbres dans un lieu ombragé pendant toute la période de floraison (les fleurs évoporent beaucoup d’eau) et les mois les plus chauds. Pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’arroser plusieurs fois par jour, une exposition ensoleillée le matin et à l’ombre le reste de la journée reste la solution la meilleure.

Contrairement à ce que l’on peut lire dans certains livres, les azalées ne sont pas des arbres d’intérieur . Elles ont impérativement besoin d’une période de repos hivernal. Le mieux est de les installer en serre froide pendant l’hiver ; vos azalées devront être protégées des températures inférieur à -3°C. Si vous ne disposez pas d’une serre froide, vous pouvez les installer dans un local hors gel suffisement lumineux.

5- QUELLE EAU UTILISER POUR L’ARROSAGE ?

L’azalée est un arbre calcifuge (ou encore acidophile). Le mieux est d’utiliser une eau non calcaire ; l’utilisation d’eau de pluie est donc fortement conseillée.

Pour les arbres arrosés avec une eau calcaire, il est impératif d’effectuer des apports de fer chélaté afin d’éviter toute chlorose, et d’effectuer des rempotages plus rapprochés.

L’arrosage se pratique par bassinage (arrosage en pluie fine sur le feuillage et la motte de terre), sauf pendant la période de floraison, où l’on se contentera alors d’arroser uniquement la surface de la motte. Le principe est toujours d’arroser très abondamment jusqu’à écoulement de l’eau par les trous de drainage, ensuite on laisse la terre s’assécher légèrement avant d’arroser de nouveau.

On peut donc retenir cinq éléments clés pour la culture des azalées :

1- Une taille sévère aprés la floraison.

2- Un rempotage en terre de KANUMA .

3- Une fertilisation copieuse.

4- Un emplacement ensoleillé.

5- Un arrosage avec une eau non calcaire.


La fiche sur les azalées :

Un post sur une azalée neagari, merci à chinzai :

L’article sur le stage satsuki à Villeneuve d’Ascq :

Un article sur la diversité des fleurs d’azalées :


L’équipe des rédacteurs fous







Forums - Galeries - Agenda - Annuaire - Clubs - Pros - Shopping - Aide
© 2002-2005 Association Parlons Bonsai - Tous droits réservés - N° Cnil: 1048346