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Stage Burton au musée de Biot animé par Law
Ce stage a eu lieu les 3 et 4 mai 2008 au musée du bonsai à Biot, animé par Laurent Darrieux (dit Law), sur le thème du style "Burton"
Stage Parlons Bonsaï à Biot sur le style « Burton »
Week-end des 3 et 4 mai 2008 au musée du bonsaï à Biot
Le programme du stage
Samedi matin :
Présentation de quelques arbres déjà préformés par Law, choix des arbres à travailler par les participants.
Présentation du style Burton, travail sur les arbres amenés pour le stage ou choisis parmi les préformés.
Samedi après midi :
Travail sur les arbres amenés ou choisis (défoliation, ligature, mise en place)
Travail sur un figuier rampant sur roche appartenant à Cram et présent au musée.
Dimanche matin :
Défoliation d’un gigantesque ficus du musée
Dimanche après midi :
Travail de ligature et mise en place des branches et ramifications de ce ficus
Bilan du stage
Les participants
Les participants à ce stage sont des membres de Parlons Bonsai se trouvant plutôt dans la région SUD-EST. Certains sont des habitués des stages qui se déroulent à Biot depuis octobre 2007. Ce stage est le quatrième. Nous avons eu la joie d’avoir avec nous :
Cram, le Gentil Organisateur de tous les ateliers ayant eu lieu à Biot. (voir interview)

- Cram
Karol Okonek, le directeur du musée du bonsaï qui nous prête ces lieux enchanteurs depuis le début. (voir interview)

- Karol
Law, de son vrai nom Laurent Darrieux, l’un des deux inventeurs avec Vev du style « Burton » et qui a animé tout le stage. (voir interview)

- Law
Mahatma, dont l’objectivité des reportages n’est plus à démontrer. (voir interview)

- Mahatma
Yao Se Fu, dont la moustache donne un avant-goût de ce qu’est le style Burton

- Yao Se Fu
Thumberg, dont la connaissance scientifique est inversement proportionnelle à celle de l’orthographe

- Thumberg
Liscarabee, la photographe de choc

- Liscarabee
Virginie, la fidèle accompagnatrice de Liscarabee

- Virginie
Omiras, dont la recette de sa délicieuse pissaladière restera dans les annales

- Omiras
Chiryu, le grand défenseur des cloportes

- Chiryu
Toutoune, venu spécialement de Valence

- Toutoune
Ainsi que deux chiens, présents à ce stage pour goûter les bières avant les participants humains

À la fin du stage, Imperim et Patag13 nous ont fait la gentillesse de venir voir le travail accompli par les participants.
L’objectif du stage
L’objectif du stage était d’apprendre à connaître le style Burton, inventé par Law et Vev, mais surtout apprendre à se libérer de règles et codifications trop rigides de formation du bonsaï pour ce style. Il fallait donc apprendre à se lâcher et à ne pas brider sa créativité.
Présentation de quelques arbres préformés par Law
Law avait amené quelques uns des arbres qu’il avait préformés.

Cela nous a permis d’avoir un premier aperçu de ce qu’est le style Burton. Nous avons été quelques-uns à être un peu surpris de voir que certains arbres gardaient leur forme globale de triangles arrondis malgré les torsions extrêmes des branches.
Law a fait don de cet orme au musée :

Admirez l’originalité de son pot…
Présentation du style Burton
Law nous a posé un problème mathématique dont l’énoncé est fort simple et pourtant, peu ont trouvé la réponse.

Ceci est une brillante démonstration que l’esprit humain se met des barrières et des cadres là où il n’y a pas forcément lieu d’en avoir.
Le style Burton est inspiré de l’univers très poétique du cinéaste Tim Burton ou du réalisateur japonais d’animations Hayao Miyazaki. Le but est de créer un arbre fantastique, dans le sens où on ne trouve pas un tel arbre dans la nature. Pour cela, il faut apprendre à se libérer des codifications japonaises strictes. Tout est autorisé dans ce style : par exemple, il n’est pas interdit d’avoir deux branches l’une en face de l’autre, il n’est pas interdit de croiser des branches, il n’est pas interdit de donner une forme de tire-bouchon aux branches, etc.

Dans ce style, la seule barrière est celle du végétal. C’est ainsi que Law a beaucoup insisté sur le fait qu’on ne travaillait en Burton que des arbres en pleine forme, cultivés dans de bons substrats drainants, bien fertilisés et arrosés. C’est ainsi que Law a demandé à chacun de défolier son arbre pour poser les ligatures, mais pour les ficus de Thumberg et de Mahatma, qui ont passé tout l’hiver à l’extérieur, cette défoliation n’a été que partielle pour ne surtout pas affaiblir les arbres. De plus, ce stage a eu lieu en mai, qui est une des meilleures périodes pour la défoliation des arbres.
Un dessin de Law, intitulé « Ulmus fou » :

Le travail sur les arbres amenés ou choisis pour le stage
Chaque participant avait soit amené spécialement pour le stage un arbre à travailler ou alors avait choisi un arbre préformé par Law.
Le premier travail a donc consisté à défolier l’arbre (complètement ou partiellement selon la vigueur du végétal).

Ensuite, il a fallu tout ligaturer, des branches les plus grosses aux plus fines.

Et ensuite placer les branches et ramifications.
Travail sur les arbres des participants
Le ficus de Cram :

Le ficus de Thumberg :

Le cognassier de Chiryu :

Le figuier de Liscarabee et Virginie :

Le cognassier d’Omiras :

L’orme de Toutoune :

L’orme de Yao Se Fu :

Le ficus de Mahatma :

Travail sur un figuier rampant sur roche du musée
L’après-midi du samedi, nous avons travaillé sur un figuier sur roche prélevé par Cram plusieurs années auparavant.

Le premier travail a bien sûr consisté à défolier l’arbre… mais aussi à chasser les cloportes qui avaient envahi le substrat.

Puis Law a coupé des branches inutiles ainsi qu’un « tunnel » de bois qui reliait deux parties enracinées de ce figuier.

Le travail suivant a consisté à mettre en place les ligatures…

Puis à mettre en forme en courbant les branches. Voici le résultat :

Travail sur un gigantesque ficus du musée
Encouragé par les résultats de la veille sur un figuier rampant, Karol a décidé de mettre à disposition de Law et des stagiaires un gros ficus thaïlandais présent au musée.

La première étape a bien sûr consisté à défolier.

Voici l’arbre nu :

Law a décidé d’haubaner les branches les moins flexibles pour les aider à se plier au maximum.

Puis les ligatures ont été mises en place.

Ensuite, selon l’inspiration de chacun ou selon les instructions de Law, nous avons plié chacun une des branches maîtresses.

Le résultat :

Pour finir
Le stage s’est achevé, nous avons tous pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble pendant ces deux jours. Ce genre de stage est très formateur et on l’y acquière très rapidement un savoir et un savoir faire. On a pu ainsi perfectionner nos techniques de ligature et apprendre à « lâcher prise » …
Un grand merci à Law pour cette formation très enrichissante, à Cram pour son organisation sans faille et à Karol pour sans hospitalité et sa bonne humeur sans limites.
Nous espérons que cet article vous donnera envie d’organiser ce genre d’événement dans votre région.
Crédits photographiques : Mahatma, Imperim, Yao Se Fu, Liscarabee, Patag13, Thumberg, Omiras, Law
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