Accueil
Esthétique
La forme Kengaï : la cascade

Ken = accrocher, gaï = falaise
Les règles de formation d’une cascade. Réalisé avec l’aide de Phil (Membre du Forum ParlonsBonsaï), auteur d’un exposé sur le sujet pour son club le BCL
Saule de montagne (salix retusa) en kengaï (cascade) de Alain Mathevon du Bonsaï Club du Forez. Arbre primé au congrès 2005 de la Fédération Française de Bonsaï à Sochaux : 3ème prix composition.

Cet article vous propose d’étudier la réalisation d’une cascade en partant des racines jusqu’aux branches. C’est la représentation de l’arbre vivant sur une paroi.
La forme Kengaï est la représentation d’un arbre situé au bord d’une falaise qui à du s’adapter face aux intempéries ou pour trouver la lumière.
Elle se caractérise par un puissant mouvement de la masse vers le bas.
Elle n’a de limites que celles de l’esthétique.
-1- Les racines
Contrairement à la plupart des autres formes, on ne cherchera pas ici à obtenir un nébari étoilé. On trouvera plutôt une racine tirante dans la direction opposée à l’orientation de la cascade et des racines "compressées" de l’autre coté.
-2- Le tronc
La cascade comporte généralement un seul tronc. Soit le tronc est tombant, soit le tronc est vertical (sur une courte distance après le collet) et c’est alors la première branche (la branche principale) qui est tombante.
Le mouvement du tronc comporte des cassures de rythme et peut tomber à droite ou à gauche du pot sans le toucher.
Le rapport entre le diamètre du tronc et sa hauteur doit être inférieur à 0.1 : D/H<0.1

Il existe des variantes multi-troncs
-3- La première branche
La première branche peut se trouver sous le collet ou au sommet de la courbe du tronc, à une distance située entre 1/3 et 1/5 de la taille totale de l’arbre.
La partie pendante de la première branche descend plus bas que le pot et doit se terminer sur le même axe vertical que la cime et le collet de l’arbre.
les plateaux sont soit horizontaux, soit légèrement pendants.
-4- Les branches charpentières
Elles sont généralement courtes et horizontales (surtout si le tronc est très tourmenté) et elles forment des paliers.
La ramification est bien espacée pour laisser passer la lumière.
Les espaces vides sont placés de chaque coté de la cascade.
-5- La cime
Elle peut être arrondie, située au-dessus, en dessous ou même sur le coté du collet. Elle est verticale et orientée vers le haut.
-6- le style Cascade par le dessin

Dans un vrai style formel,
une ligne droite doit relier le sommet A à la cime D, en passant par le point de division B et le centre du pot.
Dans ce cas, pas d’alignement entre le sommet et la cime.
On recherchera l’équilibre,avec une disposition haut-bas en opposition, ou en déplaçant le nébari dans le pot
-7- La poterie
C’est l’exception que l’on a relevée dans l’article sur les poteries (avec la semi-cascade) :
Le pot est vertical plus profond que large et assez épais
liste des espèces les plus adaptées à la cascade
aubépine
carmona
cognassier
cotoneaster
ficus retusa
genevrier
pins (de thunberg, parviflora, cinq aiguilles....)
podocarpus
pommier
|