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L’affutage des outils

Afin de conserver au maximum le tranchant des outils, il est tout à fait possible, avec un peu d’expérience cependant, d’affûter soi-même ses outils.

MATERIEL  :

Pour cela, il faut utiliser au maximum des pierres dormantes à eau (partie qui reste immobile pendant l’opération de mouture), rectangulaires et plates.

Les pierres synthétiques japonaises sont très bien, dures, utilisables à l’eau, structure ouverte, elles sont très efficaces quand elles sont bien utilisées.

Il faut les conserver dans l’eau ou au moins les tremper quelques heures avant de s’en servir.

Elles existent du grain 240 à des grains au dessus de 10000.

Pour notre utilisation, si l’aiguisage est régulier, une 800 ou 1200 est suffisante et il est possible de finir avec une pierre plus fine, 6000 ou 8000.

Eviter tout ce qui n’est pas dur tel que gommes, papier de verre, du moins sur la partie tranchante, vous risqueriez d’émousser l’angle au fur et à mesure du temps.

Il ne faut pas utiliser de matériel rotatif, encore moins des outils électriques à vitesse rapide.

La meule dormante a une surface plane, il faut veiller à la conserver.

La surface plane est le meilleur moyen d’obtenir un tranchant tout en conservant le géométrie de l’outil.

Les meules rondes vont creuser, faire des facettes, créer des endroits où il y aura des dépôts et des fragilités.

Les outils électriques vont chauffer et détremper le métal et aussi, en cas de dérapage, le tranchant de l’outil risque d’être abîmé.

MARCHE A SUIVRE :

Nettoyer les outils à aiguiser, enlever les salissures et traces de rouille, laver et éventuellement gratter, mais pas sur le tranchant, l’acier étant parfois très dur sur les ciseaux (tranchant rapporté, il y a risque de faire des éclats)

Méthode 1 : poser la pierre à plat et déplacer l’objet à aiguiser, en le plaçant selon l’angle d’affûtage d’origine.

Méthode 2 : bloquer l’outil dans un étau ou fermement dans une main et utiliser une petite pierre qu’on déplace (pour les intérieurs de pinces par exemple).

Pour les ciseaux, la 1ère méthode devrait suffire. Poser les ciseaux sur la face bombée, celle qui est visible quand l’outil est refermé. Bien respecter les angles d’origine et déplacer l’outil sur la pierre, bien humidifier mais attention l’opération est plus facile à faire dans un sens que dans l’autre.

Si vous y arrivez, il suffit de faire un va-et-vient sinon il est toujours possible de poser le tranchant en haut et en tirant vers soi, ça évite les surprises.

Ne surtout pas toucher la face plate intérieure. En effet, cette face a généralement une géométrie très précise (concave et hélicoïdale, pour permettre aux ciseaux de n’avoir en permanence qu’un seul point de contact entre les deux lames), y toucher ne posera que des problèmes.

Il ne faut pas arrondir l’angle d’aiguisage d’origine. Cet angle a été conçu pour une utilisation optimale de l’outil, c’est un compromis entre coupe et solidité.

Il faut protéger la lame que vous n’aiguisez pas du contact de la pierre sur le côté (un petit étui autour, en carton par exemple).

Pour voir si l’aiguisage est réussi, il suffit de regarder le fil (la partie tranchante du ciseau), il doit être noir, aucune brillance visible ; c’est signe que l’angle est saillant.

Il arrive que se crée un mort-fil (un copeau de métal qui est attaché à la partie saillante). Il suffit de l’enlever en taillant dans un bout de bois tendre et propre, ou en frottant avec les doigts perpendiculairement à la lame. Avec les pierres dormantes à l’eau, en général, ce n’est pas la nécessaire.

Si vous n’arrivez pas à aiguiser en déplaçant les ciseaux sur la pierre, il faut faire l’inverse, mais attention, en déplaçant la pierre et en gardant les ciseaux fixes, c’est très facile d’arrondir, il faudra donc veiller à bien rester à plat sur la face à travailler, en respectant bien les angles d’origine.

Pour les pinces à branches, le principe est à peu près le même, sauf qu’il y a deux faces à travailler, la face interne sera à faire en tenant l’outil et en déplaçant une petite pierre (méthode 2).

Il faut suivre rigoureusement les faces et angles d’origine sinon on arrondit les pointes et la pince ne coupera plus sur toute la longueur.

La face externe peut être faite selon les deux méthodes.

Il faut contrôler régulièrement les contacts en nettoyant et fermant l’outil, tout le tranchant doit être en contact.

Pour les pinces concaves, le principe est le même mais plus difficile en raison de la courbure ; l’idéal est d’utiliser une pierre ronde, outil fixe, pour l’intérieur.

Pour l’extérieur méthode 1 ou 2.

Pour les pinces, si l’usure est faible, il n’est pas indispensable de toucher les intérieurs pour garder au maximum la géométrie d’origine.

Quand l’usure est très forte sur une pince, la situation devient un peu plus compliquée car pour rattraper et conserver le contact, il faut enlever de la matière jusqu’à ce que le défaut disparaisse. Une fois l’opération effectuée il faut que le contact soit correct (tout le long du tranchant). Il faut également conserver le chevauchement des deux lames de la pince, ce qui est loin d’être facile.

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