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Mon arbre est malade
Feu bactérien
Le feu bactérien, provoqué par la bactérie Erwinia amylovora, est l’une des plus dangereuses maladies des aubépines, poiriers, pommiers, cognassiers, néfliers, pyracanthas et de quelques autres espèces de pomacées. Cette parasitose grave et contagieuse est arrivée accidentellement des USA dans les îles britanniques en 1957 et identifiée en Anjou en 1978. Elle se répand inexorablement sur le territoire français tout comme l’avait fait précédemment la varroase.
La propagation du feu bactérien
Dès le printemps, les insectes ainsi que la pluie et le vent peuvent disséminer la maladie d’une plante ou d’une culture à l’autre en entraînant des bactéries contenues par myriades dans les gouttelettes d’exsudat dégagées au bord des chancres, ou plus tard à la surface des pousses annuelles nouvellement infectées. Certaines espèces hôtes ont la propriété de refleurir tout au long de la période de végétation, accroissant ainsi considérablement le risque d’infection. La maladie est également transmise par l’homme, notamment à l’aide d’outils de taille qui sont contaminés par des bactéries.
Comment reconnait-on le feu bactérien ?
Noircissement et dessèchement sur place des bouquets floraux ou des pousses tendres (printemps et été) qui se recourbent en crosses caractéristiques. Les feuilles des parties atteintes semblent brûlées par le feu. A la base des parties nécrosées, présence possible d’exsudat blanc à brun caractéristique de la maladie. Pénétration des bactéries par les fleurs, surtout de seconde floraison, et par toutes les plaies occasionnées sur les pousses (grêle par exemple). Progression rapide le long des rameaux vers les charpentières puis le tronc, pouvant entraîner la mort de l’arbre. Dissémination par les pluies, les insectes et le transport des plants de greffons malades.
CONDUITE À TENIR
Il n’existe pas de traitement phytosanitaire efficace pour lutter contre le feu bactérien. Les antibiotiques (streptomycine) utilisés aux USA sont interdits en France car ils présentent un risque de sélection de souches résistantes.
La prévention et des mesures radicales peuvent limiter l’extension de la maladie :
Contrôler régulièrement les plantes sensibles
Supprimer les branches atteinte en les coupant à 1 mètre en dessous du symptôme apparent
protéger les plaies par un traitement cuprique (bouillie bordelaise).
Arracher les sujets fortement contaminés et bruler tous les bois sur place.
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