Le premier site
francophone
du bonsaï et
des arts associés

background speedbar
Nouvel utilisateur ?Inscrivez-vous !

x
imprimer

Entretien avec cramassouri

Entretien avec cram

L’homme

Son avatar

Entretien de novembre 2007.


Une petite présentation pour commencer :

J’ai 35 ans je vis dans la région niçoise (un paradis pour bonsaïka). Je suis jardinier et je travaille aussi comme intermittent du spectacle. Je retape une bergerie dans une petite vallée sans pratiquement aucun voisin. J’y habite avec mon amie et ma fille de deux ans.

- Q : Le bonsaï tu es tombé dedans comment ?

Petit à petit et par hasard… j’ai toujours admiré ces sculptures vivantes en interaction avec l’homme et gamin j’ai vu un article (sur paris match ou un truc du style..) sur Rémy SAMSON, qui à l’époque faisait connaitre cet art au grand public français. Je pense que c’est le déclic, même si adolescent je ne me suis pas du tout intéressé aux plantes ça m’a pris vraiment vers 24 ans, à l’époque où j’apprenais mon métier de jardinier.

- Q : ton premier bonsaï, tu t’en souviens ? c’était quand ? c’était quoi ? tu l’as encore ?

Mon premier arbre digne de ce nom m’a été offert par ma copine il y a douze ans de ça. Je l’ai encore, c’est un orme de chine neagari assez gros. Il y a encore quelques finitions à faire mais c’est surement mon arbre le plus abouti a présent.

Je l ai présenté sur le forum.

- Q : Tes premiers conseils sur la culture des bonsaï, tu les as trouvés où ?

J’ai malheureusement passé ces années à apprendre à moitié en autodidacte et à moitié sur des petits bouquins de mauvaise qualité, ce qui explique mon faible niveau en dépit du temps passé a "faire" du bonsaï.

- Q : Quel est ton arbre préféré ou ton essence préférée ?

J’aime énormément le genévrier. C’est un arbre très tolérant et magnifique et il a ce que je préfère : les beaux bois morts.

- Q : Y a-t-il un bonsaïka connu qui t’inspire ?

M. Kimura est surement celui qui fait ce que je rêverais de faire un jour.
Mais il y en a évidement bien d’autres, comme vev et law en france.

- Q : Ta collection, elle s’est agrandie ou s’agrandit comment ?

Je n’ai pas réellement de collection, aimant surtout faire. C’est plutôt un alignement d’expériences en container plastique. Je n’ai que très peu d’arbres en pot à bonsaï mais a l’heure actuelle, je pense que j’ai 60 ou 70 plants plus ou moins intéressants.

- Q : as-tu des photos de tes arbres à nous montrer ?

Mon premier arbre :

Un ginkgo :

Deux petits junipérus a 10 euros :


Un picea :

Un petit tanuki :

et un autre :

- Q : Des photos sur plusieurs années de certains d’entre eux ?

Comme vous pouvez le voir au dessus, je commence à peine à faire des photos et mal en plus.

- Q : Ca t’apporte quoi dans la vie de tous les jours ?

Jusqu’à maintenant, c’était seulement de la détente, ça se transforme en passion, lentement.

- Q : Que préfères-tu et que détestes tu dans le bonsaï ?

Ce que je préfère : la recherche en montagne de beaux arbres.
Ce que je déteste : perdre un arbre.

- Q : Es-tu uniquement bonsaï ou arts associés aussi ?

Récemment, j’ai découvert le suiseki et habitant proche de la ligurie, qui est un site de collecte excellent, je pense que je vais me lancer un peu plus dedans. Le plaisir de ramasser est plus direct qu’avec le yamadori,
on ne peut pas faire mourir un pierre.

- Q : Tes projets bonsaï pour le futur ?

Pour pallier à mes lacunes et enfin commencer réellement a progresser, je commence ce printemps l’école de Maitre Suzuki. Quand je me sentirai plus sûr de moi et de mes connaissances, je pense me lancer dans de plus gros prélèvements.

- Q : Fais-tu partie d’un club ? oui ? non ? pourquoi ?

Non, pas de club. Mais j ai M. OKONEK (du musée du bonsai de biot) pour ami et cette chance me permet d’espérer avoir une équivalence en faisant des ateliers sur place.

- Q : Combien de temps par semaine consacres-tu à ta passion ?

De plus en plus. En fait, tout mon temps libre.

- Q : Combien de temps par semaine passes-tu sur le net au sujet des bonsaï ?

Vu que je me connecte quand je suis de garde pour ma fille, pas mal d’heures. C’est d’ailleurs ce temps passé sur parlons bonsaï qui m’a fait faire le plus de progrès. Depuis que je fais du bonsaï et l’adsl étant enfin arrivée dans mes montagnes, je commence à aller aussi sur des forums étrangers. Je prends ce temps comme un cours gratuit.

- Q : As-tu déjà acheté par correspondance ?

Non.

- Q : Que te manque-t-il pour progresser dans le bonsaï ?

Du temps, je crois. Peut-être une centaine d’années suffirait.

- Q : Que serais-tu prêt à faire pour ta passion ?

A arrêter de travailler, pour en vivre.

- Q : Si tu avais un souhait,ou une proposition pour le développement du bonsaï en France, qu’est-ce que ce serait ?

Que ça se popularise un peu plus. Il me semble que c’est l’action de parlons bonsai.

C’est toujours assez élitiste comme milieu, ce qui m’a fait faire l’ours pendant si longtemps. Et peut-être qu’il y ait moins de conflits.

- Q : Quelque chose à ajouter ? Commentaire ? Remarque ?

Pourquoi m’avoir choisi ? Ca intéresse vraiment quelqu’un ?

haut de page