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Entretien avec Seb66
L’avatar : un pin tentaculaire dans mon petit coin de paradis :

Il y en a qui m’ont connu les cheveux plus courts !

Entretien de mars 2008.
Bonjour à tous !
Comme vous le savez je m’appelle Sébastien, j’ai 26 ans et j’habite Perpignan. Je suis audioprothésiste D.E. employé et responsable de trois magasins à Perpignan et dans ses environs.
Je suis un peu touche à tout, sportif, fêtard aux heures perdues ; j’adore les balades dans les collines et montagnes qui peuplent le beau département des Pyrénées Orientales.
Q : Le bonsaï t’es tombé dedans comment ?
Depuis tout petit je suis en contact avec la nature !
Mais c’était au lycée à Montpellier. Quand je sortais de cours et que j’allais en ville, je passais souvent devant le magasin de Gilbert LABRID (maintenant fermé). A chaque fois, je demandais à mes amis de s’arrêter devant pour jeter un petit coup d’œil à la vitrine. J’étais déjà attiré !
A mon anniversaire, j’ai reçu un beau bonsaï venant de ce magasin que tout mes amis m’ont offert en se cotisant ! Je ne les remercierai jamais assez !
Puis petit à petit ça a pris de l’ampleur.
Q : Ton premier bonsaï, tu t’en souviens ? c’était quand ? c’était quoi ? tu l’as encore ?
C’était un grenadier. Il gela la première année, ce qui fait que j’ai dû reprendre pas mal de branches et dû m’intéresser à la mise en forme pour le reformer. Mais 3 ans après, alors qu’il commençait à ressembler à quelque chose, j’ai fait une erreur qui lui a été fatale ! J’en ai encore des regrets !!!
Mais il y a aussi mon premier prélèvement : un cade « format crayon » mais qui maintenant me plait malgré son tronc fin.
Le voici :

Q : Tes premiers conseils sur la culture des bonsaï, tu les as trouvés où ?
Dans un bouquin qu’une amie de ma mère m’avait prêté ! Je ne l’ai jamais retrouvé dans le commerce et elle l’a perdu ! Mais il était vraiment très bien fait. C’est là que j’ai découvert le mot Yamadori !!! Je suis tombé aussi sur quelques France Bonsaï disponibles à l’époque dans certaines jardineries. Sinon j’ai beaucoup travaillé à l’instinct et de façon autodidacte.
Je n’ai pas tardé par la suite à m’inscrire dans une école où l’on apprend et où l’on pratique..
Q : Quel est ton arbre préféré ou ton essence préférée ?
J’apprécie les conifères, particulièrement les genévriers et surtout le cade. Je trouve que c’est une variété ingrate (ça pique) mais avec laquelle on peut créer de beaux bonsaï. Mon coté maso qui ressort ! Il y en a partout autour de moi, l’inspiration et l’observation sont ainsi plus simples et j’ai commencé par prélever ce type d’arbre un peu par hasard ; il y en avait dans le « jardin » des voisins.
Q : y a-t-il un bonsaïka connu qui t’inspire ?
Monsieur Hideo Suzuki à qui je dois beaucoup ! Sûrement Keizo Ando que je viens de rencontrer depuis peu et qui vient de remplacer M.Suzuki.
Sinon, j’apprécie la façon de travailler de Gilbert LABRID, Thierry FONT, Jean François BUSQUET, Gilles BOUCLIER, Jean-Bernard GALLAIS et bien d’autres…. Surtout des personnes du sud que j’ai pu voir travailler ou avec qui j’ai travaillé des arbres et dont j’affectionne la vision du bonsaï.
Sinon, c’est dame nature qui m’inspire le plus. C’est la base ! Tous les styles en découlent : le « classique » en passant par le « burton » jusqu’au « naturalistique » ! ça laisse plus d’ouverture d’esprit !
- Q : Ta collection, elle s’est agrandie ou s’agrandit comment ?
Lentement au début puis très vite, surtout depuis les 4 dernières années qui me font prendre confiance en moi !
J’ai commencé par cultiver des plants pris à droite ou à gauche pour le plaisir de les voir pousser. Ce ne seront des bonsaï que dans 20 ans mais ça m’a permis de comprendre comment poussent les arbres, comment il fallait les cultiver
Maintenant je recherche des arbres avec plus de « potentiels » ! (même si tout arbre en a plus ou moins à terme.)
Q : as-tu des photos de tes arbres à nous montrer ?
Beaucoup de mes arbres sont en travail, je n’ai jamais eu d’arbre « fini » ! Je préfère partir d’un pré-bonsai, le travail est plus long mais beaucoup plus formateur et enrichissant !
Ce sont des arbres en cours de formation. On ne peut pas dire qu’un est fini, mais voici ceux qui me suivent quasiment depuis le début
Un ficus :

Un olivier à partir d’un plant de chez Mistral :

Un picea glauca :

Une petite présentation :

Q : des photos sur plusieurs années de certains d’entre eux ?
D’abord 2 avant/après qui représentent mon travail actuel.
Un genévrier :

et un pin pentaphylla :

Puis pour répondre à la question, l’évolution de 2 arbres sur 4 ans je crois.
Ce sont des « arbres exercices » mais que je compte bien amener avec moi un bon moment, par curiosité de savoir, qui d’eux ou moi, vieillira le premier ?
Un genévrier multi tronc en cascade.

Avant suivi de la première mise en forme, et le résultat après une saison de pousse, puis ce fut une remise en forme 2 ans et le revoila 2 ans après ; il sera remis en forme l’année prochaine. Actuellement, je travaille la ramification et donne du tonus à la partie basse, un peu faiblarde !




Un genévrier double tronc :





Trois prélèvements de Juniperus oxycedrus non travaillés :
Un double tronc :

Un moyogi assez spécial maintenant en pot :

Je vais voir comment celui-ci évolue :

Q : Ca t’apporte quoi dans la vie de tous les jours ?
Là je bloque, c’est indescriptible !
Q : Que préfères-tu et que détestes tu dans le bonsaï ?
Tout, de la graine, en passant par le prélèvement , jusqu’au mochicomi ! J’aime bien cette activité car elle associe la technique, l’esthétique, le bricolage, la sculpture, la délicatesse, la force.
Je déteste par contre le fait que le Japon soit si loin !
Q : es-tu uniquement bonsaï ou arts associés aussi ?
Plutôt que bonsaï ! Mais la présentation oblige à s’intéresser aux pots, aux plantes d’accompagnement, aux tables….. Ca vient petit à petit !
Q : tes projets bonsaï pour le futur ?
Ma vision des arbres commence à changer, les arbres que j’acquiers changent eux aussi !
Je souhaiterais avoir une collection de genévriers en tout genre et de cades, connaître cette espèce le mieux possible et la faire connaître au plus grand nombre ! Le chemin est encore long...
Je recherche avant tout le site idéal et adapté pour accueillir moult pensionnaires. (Si un propriétaire foncier me lit)...
Q : fais-tu partie d’un club ? oui ? non ? pourquoi ?
Je fais partie du Club Kobayashi à Toulouges près de Perpignan, avant tout parce qu’il y a une bonne ambiance ! Car on aura toujours plus d’expérience en groupe que seul. En une après midi, on peut profiter de conseils sur plusieurs arbres et donc progresser plus vite.
Q : combien de temps par semaine consacres-tu à ta passion ?
Ca dépend des saisons mais le plus souvent possible. Peut être trop parfois ! Demandez à mon Amie !
Q : Combien de temps par semaine passes-tu sur le net au sujet des bonsaï ?
Facile 8/10 heures par semaine, surtout pendant la soirée. Ca fait seulement un an que j’ai Internet à domicile et je n’ai pas encore tout trouvé je pense.
Q : as-tu déjà acheté par correspondance ?
Des outils principalement.
Q : Que te manque-t-il pour progresser dans le bonsaï ?
Quelqu’un qui me chaperonne de près, qui pourrait m’apprendre encore plein de choses sur la culture des différentes essences. Mais aussi 2/3000 m de terrain avec une maison au milieu !
Q : Que serais-tu prêt à faire pour ta passion ?
Où m’amènera t’elle ??? rendez vous dans quelques années !
Q : Si tu avais un souhait ou une proposition pour le développement du bonsaï en France,qu’est-ce que ce serait ?
De la passion, de la passion et encore de la passion !
Quelque chose à ajouter ? Commentaire ? Remarque ?
Merci à l’Equipe de Parlons Bonsaï pour le travail que vous fournissez chaque jour !
(Un clin d’œil à Fabien FERRER pour certaines des photos qui illustrent cette présentation !)
A très bientôt !
Séb
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