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Entretien avec Robert ZIMMERMANN
L’homme

Une petite présentation :
Robert ZIMMERMANN (Bob Dylan pour les intimes) est le nouveau talent régional 2008 pour la Région Est.
Salut ! Je pratique le bonsaï depuis une bonne quinzaine d’années et bien plus sérieusement depuis mon adhésion à un club.
Q : Le bonsaï, tu es tombé dedans comment ?
Le bonsaï je suis tombé dedans après une grande réussite au niveau de mes plantes vertes et je me suis dit que je pourrais passer à un niveau plus difficile (c’est ce que je pensais à l’époque) et c’est ainsi que j’ai acquis mon premier petit arbre : un ficus retusa (arbre que je possède toujours).
Q : Ton premier bonsaï, tu t’en souviens ? c’était quand ? c’était quoi ? Tu l’as encore ?
Comme je le disais plus haut, le premier fut un ficus rétusa acheté en supermarché il y a plus de 15 ans. C’est le seul qui a survécu de mes premiers arbres (tous tropicaux à l’époque) et qui a fait plein de petits soit par bouture soit par marcotte. Et je le soigne comme au premier jour.
Q : Tes premiers conseils sur la culture des bonsaï, tu les as trouvés où ?
Les tout premiers conseils, je les ai trouvés dans des revues et dans quelques livres plus ou moins spécialisés. Mais les vrais premiers conseils sur l’entretien et le rempotage me furent délivrés par Patrick RICHERT (grand bonsaika) qui avait un commerce près de chez moi et qui était toujours dispo pour un conseil.
Q : Quel est ton arbre préféré ou ton essence préférée ?
J’ai deux amours : le pin sylvestre et l’aubépine car les deux sont majestueux et surtout ils pardonnent les erreurs de débutant.
Q : Y a-t-il un bonsaïka connu qui t’inspire ?
Je considère François JEKER comme mon modèle – par sa façon de montrer, d’expliquer, de transmettre son savoir et ses connaissances. Par sa façon très douce et très harmonieuse de mettre en forme ses arbres et de les cultiver. Mais aussi Oscar RONCARI par l’approche qu’il fait du bonsaï et sa façon de l’enseigner.
Q : Ta collection, elle s’est agrandie ou s’agrandit comment ?
Ma collection s’est agrandie à partir du moment ou j’ai réalisé le potentiel d’un arbre autochtone et plus spécifiquement celui d’un yamadori et depuis elle ne cesse de grandir (mais j’essaie de freiner un peu).
Q : As-tu des photos de tes arbres à nous montrer ?
J’ai des photos bien sûr, car pour voir l’évolution d’un arbre c’est le meilleur moyen.





Q : Des photos sur plusieurs années de certains d’entre eux ?
Oui sur plusieurs années et pour la plupart de mes arbres : ainsi je vois l’évolution vers un arbre plus ou moins abouti et surtout je vois les progrès que j’ai pu faire depuis mes débuts.
Q : Ca t’apporte quoi dans la vie de tous les jours ?
Quand je travaille mes arbres, les taille, les ligature, les arrose, etc... je me vide l’esprit et sans doute me ressource un peu – « un peu de douceur dans ce monde de brutes ».
Q : Que préfères-tu et que détestes tu dans le bonsaï ?
Les copains, les nouvelles amitiés qui se lient lors de manifestations, les échanges très riches et en toute simplicité – mais je déteste ceux qui se prennent pour je ne sais quoi parce qu’ils ont réussi un passage de niveau ou fait une démo ou je ne sais quoi de « grandiose » à leurs yeux.
Q : Es-tu uniquement bonsaï ou arts associés aussi ?
Je suis plutôt bonsaï mais m’intéresse bien sur à tout ce qui gravite autour.
Q : Tes projets bonsaï pour le futur ?
Qui sait peut être réussir le concours du nouveau talent français (après le régional) et peut être aussi celui du passage de mon N2 – mais surtout et avant tout transmettre à ceux qui veulent bien m’écouter ce que m’ont appris mes ainés.
Q : Fais-tu partie d’un club ? oui ? non ? pourquoi ?
Je fais partie d’un club – je pense que c’est le meilleur moyen de progresser rapidement tout en faisant le moins de bêtises possibles – pour moi, qui pendant pas mal d’années ai évolué grâce aux livres j’ai pu constater le bond phénoménal en avant, après mon adhésion à un club.
Q : Combien de temps par semaine consacres-tu à ta passion ?
Tous les soirs pour l’arrosage et dès que possible une heure ou deux pour l’entretien, la taille, etc...
Q : Combien de temps par semaine passes-tu sur le net au sujet des bonsaï ?
Sur les net je passe en moyenne 1 à 2 heures par semaine à la recherche d’articles, de vendeurs d’arbres et de matériel.
Q : As-tu déjà acheté par correspondance ?
Non jamais – je ne marche qu’au « coup de cœur » pour un arbre.
Q : que te manque-t-il pour progresser dans le bonsaï ?
Le temps est ce qui me manque le plus pour évoluer et progresser – mais il faut bien travailler de temps à autre pour pouvoir vivre ses passions – alors vivement la retraite (M. Sarkozi, si vous m’entendez !!!)
Q : Que serais-tu prêt à faire pour ta passion ?
Je consacre déjà une majeur partie de mon temps libre au bonsaï autant en soin, qu’en repérage ou en prélèvement voire en expo. Alors si ma passion devenait encore plus débordante, mon épouse finirait tout de même par me refreiner un peu.
Q : Quelque chose à ajouter ? Commentaire ? Remarque ?
A l’époque j’étais et fou de bonsaï et fou de chiens de traîneaux (c’était sans doute mon yin et yang à moi) ; je n’ai plus que le bonsaï, mais par son coté « zen » et son immensité de calme et de sérénité, il m’apporte tout ce que le stress de la vie actuelle peut me prendre. Sachons rester humble devant nos arbres et n’attrappons pas la grosse tête.
L’équipe des rédacteurs fous
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