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Entretien avec Kingju
son avatar :

Une vue des paysages montagneux de l’ile de Ténérife, on aperçoit en arrière-plan les neiges éternelles du Teidé, volcan qui culmine à 3700 mètres. Souvenir de voyage...
L’homme et la bête :

Ne cherchez pas de signification au pseudo, il n’y en a pas...
Q : Le bonsaï, tu es tombé dedans comment ?
Le jour de mon mariage. Ma soeur m’a notamment offert un bonsaï en cadeau. Je venais de rejoindre ma future épouse en région parisienne. La verdure champenoise me manquait. Depuis, le bonsaï et moi on ne se quitte plus. Rassurez-vous ma femme est toujours là.
Q : Ton premier bonsaï, tu t’en souviens ? c’était quand ? c’était quoi ? tu l’as encore ?
C’était donc un orme de chine. Nous habitions à l’époque un studio en banlieue ouest sans balcon et il n’a pas survécu.
Q : Tes premiers conseils sur la culture des bonsaï, tu les as trouvés où ?
Dans les livres et sur ParlonsBonsaï peu de temps après sa création. Dans mon premier sujet, je cherchais à savoir s’il existait un logiciel permettant de gérer ma petite collection de bouts de bois.
Q : Quel est ton arbre préféré ou ton essence préférée ?
Coté feuillus caduques, je dirais sans conteste le charme, puis ensuite certains érables et l’orme. Côté conifères, pour les multiples possibilités de création offertes, les genévriers. Les pins également, à ceci près que je me demande si l’amour que je leur porte est réciproque.
Globalement, je refuse de cultiver une variété lorsque je sais ne peux pas avoir les conditions climatologiques adéquates pour assurer son développement.
Q : y a-t-il un bonsaïka connu qui t’inspire ?
Pas particulièrement ou plutôt si :
Tout ceux que j’ai pu rencontrer lors de mes différents stages ou expositions. Ils se reconnaitront, j’en profite pour les remercier. Il y a aussi les moins connus, à travers leurs arbres que l’on croise en exposition et dont je garde toujours une trace.
J’aime bien aussi certaines bêtes des vosges...
Q : Ta collection, elle s’est agrandie ou s’agrandit comment ?
De façon frénétique au début (nouveauté oblige). Je pense maintenant que c’était inutile. J’ai abandonné les tropicaux ou sub-tropicaux dits "bonsaï d’intérieur" du type carmona, sérissa ou sagérétia. Cela se fait de façon maintenant plus raisonnée, avec l’espace retrouvé d’un jardin, mais avec des pièces présentant un bon potentiel et beaucoup de travail à venir. Et aussi des essais : semis, boutures, différents type de culture pour comparer : pleine terre, passoire...

ce cotoneaster à été formé et a appartenu à Michel Augeix, ancien président de la Fédération Française de Bonsaï
Q : As-tu des photos de tes arbres à nous montrer ?
Q : Des photos sur plusieurs années de certains d’entre eux ?
En préamule aux photos, sachez que je considère que la présentation en véritable pot à bonsaï est le stade ultime de présentation d’un arbre abouti. Vous ne verrez donc pas d’arbres ou l’accord "arbre-pot" est bon parce qu’ils ne sont pas prêts pour cela.
Enfin, vous êtes prévenus :

Ce charme de corée est en pleine réforme, le sujet correspondant sur ParlonsPonsaï est ici
junipérus :

orme
- un orme de supermarché en pleine reconstruction (première taille de structure et rempotage cette année). Pour l’instant cicatrisation des grosses plaies et observation :

- un autre plus petit, ramification plus avancée :

Q : Ca t’apporte quoi dans la vie de tous les jours ?
La sérénité, la réflexion. Je pense que finalement l’essentiel pour moi est de garder un lien avec la terre tout en nourrissant ma curiosité. Je m’intéresse maintenant, par le biais du bonsaï, à la botanique, la biologie végétale, la physique des fluides... Autant de choses dont je me moquais éperdument pendant mes études.
Q : Que préfères-tu et que détestes tu dans le bonsaï ?
Les rencontres entre passionnés, inconnus quelques secondes avant. C’est toujours intéressant de partager. J’ai toujours faim de connaissance, celui qui me nourrit est mon ami.
Ce que je déteste ce sont les querelles de clocher, et cette impression que quoi que l’on fasse cela ne plaira certainement jamais à quelqu’un.
Q : Es-tu uniquement bonsaï ou arts associés aussi ?
Comme dit mon grand-père : j’ai la gueule à tous grains. Ce n’est pas pour autant que j’ai le temps.
J’aimerais beaucoup me mettre à la poterie, au raku...
Q : Tes projets bonsaï pour le futur ?
En fait il s’agirait d’apprendre à dessiner, pour enfin pouvoir plaquer sur le papier une vision d’avenir plausible pour un arbre... chose que je ne sais absolument pas faire aujourd’hui (ou tellement mal que cela ne ressemble à rien)
Et de la pratique, toujours de la pratique, petit scarabé.
Q : Fais-tu partie d’un club ? oui ? non ? Pourquoi ?
C’est une des premières chose que j’ai recherchée en me connectant sur ParlonsBonsai : un club dans ma région. J’ai choisi les amis du bonsaï de Plaisir (Yvelines)
Q : Combien de temps par semaine consacres-tu à ta passion ?
Mon temps libre, sachant qu’une partie va à ma famille, mes amis, mes animaux (chien et oiseaux).
Q : Combien de temps par semaine passes-tu sur le net au sujet des bonsaï ?
Je déteste ne rien faire (ou plutôt j’aime bien avoir beaucoup de chose à penser et rendre service). J’ai donc décidé d’essayer de participer à la vie de ParlonsBonsaï. Rassurez-vous, il m’arrive régulièrement d’oublier de me déconnecter du site...
Q : As-tu déjà acheté par correspondance ?
Oui, mais uniquement des outils
Q : Que te manque-t-il pour progresser dans le bonsaï ?
Du temps pour pratiquer toujours plus. Et aussi je pense qu’il faut réussir à définir un comportement face à l’arbre (trouver sa voie comme dirait un certain Patrice, notamment...)
Pour l’instant je crois que je ne fais qu’entrevoir la solution...
Q : Que serais-tu prêt à faire pour ta passion ?
Prendre l’avion pour voyager, parce que j’aime pô l’avion. Et prendre ma retraite maintenant (je sais c’est pas possible) pour ne faire que du bonsaï...
Toujours prêt à donner des coups de mains ou plus quand le projet vaut la peine d’être mis en place
Q : Quelque chose à ajouter ? Commentaire ? Remarque ?
Finalement il n’y a pas grand chose de virtuel dans la vie. J’ai de vrais amis sur ParlonsBonsai.
Et j’ai aussi découvert les pâtisseries d’Hélène au hasard d’un week-end (et ça c’est vraiment pas donné à tout le monde...)
Merci à Tous pour le partage.
Cherchez bien vous trouverez mes projets par ci par là sur le forum.
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