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Entretien avec Karol OKONEK
Karol OKONEK est né à Versailles en 1957.
Il est Directeur du musée du bonsai de BIOT dans les Alpes Maritimes depuis 1986.

Q : Le bonsaï t’es tombé dedans comment ?
Je suis né fils de jardinier et j’ai vécu mon enfance dans la pépinière paternelle. Quand mon père s’est lancé dans le bonsaï, je finissais mes études (licence de botanique et ingénieur agricole) et il m’a paru évident que le bonsaï était une voie royale pour celui qui s’intéresse aux arbres, à la nature et aux arts en général.
Q : Ton premier bonsaï, tu t’en souviens ? c’était quand ? c’était quoi ? tu l’as encore ?
Mon premier bonsaï fut une petite souche de figuier que j’ai prélevée dans le mur de l’église de BIOT. Hélas, trois ans après, un manque d eau momentané la fit mourir irremédiablement.
Q : tes premiers conseils sur la culture des bonsaï, tu les as trouvés où ?
C’est grâce aux voyages, d’abord ceux que j’ai faits avec mon père partout en Europe chez les professionnels du bonsaï avec qui j’ai discuté longuement des aspects propres à la culture des ces petits arbres ; puis plus tard j’ai effectué aussi de nombreux voyages en Asie qui m’ont permis de voir un grand nombre de bonsaï et de comparer les esthétiques selon les pays et leurs cultures.
Q : quel est ton arbre préféré ou ton essence préférée ?
Ce sont les énormes figuiers avec leurs racines aériennes en Asie du sud est qui m’ont toujours le plus attiré par leur croissance tentaculaire.
Q : ta collection, elle s’est agrandie ou s’agrandit comment ?
La collection du Musée de l’arboretum a été constituée au départ par :
40% de bonsaï importés d’Asie (Japon, Chine, Thaïlande, Taïwan),
30%de bonsaï créés par mon père à partir d’arbres de pépinière ou de prélèvements dans la nature,
20% de bonsaï construits au cours de démonstrations par des amateurs français,
10% de créations personnelles
Q : as-tu des photos de tes arbres à nous montrer ?
Quelques arbres lors du remaniement de la grande forêt du Musée.
Et d’autres visibles sur le site du Musée
Q : ça t’apporte quoi dans la vie de tous les jours ?
Dans la vie de tous les jours, si on veut créer de beaux arbres, il faut être "léger"et se laisser porter par nos rêves de nature et de forêts.
Q : que préfères-tu et que détestes tu dans le bonsaï ?
Ce que j’aime le plus dans le bonsaï, c’est de voir au printemps le résultat de notre travail se concrétiser par une croissance vigoureuse et équilibrée des arbres.
Ce que je déteste : perdre un arbre en été à cause d’un accident d’arrosage.
Q : tes projets bonsaï pour le futur ?
Dans le futur, mon objectif est de trouver plus de temps disponible pour que l’arboretum continue de diffuser une approche de l’esthétique du bonsaï la plus libre possible, tout en gardant comme modèle les arbres dans la nature.
Q : Combien de temps par semaine consacres-tu à ta passion ?
Est-il bien utile de répondre à cette question ?
L’équipe des rédacteurs fous
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