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Comment choisir un bonsaï ?

Le choix d’un bonsaï dépend de nombreux facteurs comme le budget de l’acheteur, ses compétences, ses possibilités d’accueil et de culture, ses préférences...

Quelques pistes :

PRIX

- Budget : La limite raisonnable est celle du coût. Pas toujours évidente à suivre pour l’amateur avancé...

- Grandes surfaces : Les prix des bonsaï que l’on y vend sont attractifs mais il ne faut pas se leurrer, c’est au détriment de nombreuses choses. C’est ainsi que la poterie associée est de piètre qualité, le substrat inadapté (trop compact), l’état sanitaire aléatoire, les formes répétitives et inexploitables.

Plus globalement, les arbres de supermarché sont à considérer comme des arbres faibles (arbres non acclimatés qui plus est), ce qui implique de devoir en prendre particulièrement soin après l’achat.
Mais ils permettent de se faire la main à moindre coût (taille, ligature, rempotage, etc.).

- Qualité : Les prix sont évidemment plus élevés pour des arbres de meilleure qualité. On trouve ces derniers dans des enseignes spécialisées et chez des professionnels du bonsaï. Ces pièces sont généralement en meilleure santé que celles de supermarché et présentent une esthétique plus intéressante, plus "bonsaï". Elles sont donc plus gratifiantes pour l’amateur.

Une bonne solution peut être d’acquérir des arbres à différents stades de croissance, de manière à mieux à pouvoir pratiquer les différentes techniques.

CHOIX DE L’ESPECE

- Conifères : Leur taille est particulière, plus technique, mais ils présentent une plus grande possibilité de travail (surtout les genévriers).

Les pins demandent un niveau de compétences avancé.

- Feuillus : Pour un travail fin, doux, sur plusieurs années. Ils pardonnent mieux les erreurs.

Le plus indiqué est de commencer avec des espèces indigènes (charme, érable champêtre, troène commun, olivier, etc.) ou avec des espèces tropicales et sub-tropicales d’un entretien plus aisé (orme de Chine, ficus, troène de Chine, etc.).
Par la suite, on pourra s’intéresser aux autres érables, aux azalées...

- "Intérieur" : Il n’y a pas beaucoup d’espèces capables de vivre à l’intérieur toute l’année. Citons le schefflera, la crassula, la portulacaria qui sont les trois d’un entretien aisé.

Les autres espèces dites d’intérieur (et vendues comme telles !) apprécieront (pour le moins) un séjour dehors pendant la belle saison, et certaines pourront/devront même être acclimatées et donc à terme rester dehors toute l’année, selon les régions bien sûr (faibles gelées passagères tolérées). Par exemples l’orme de Chine, le podocarpus et le serissa.

Il faut bien se renseigner sur les qualités et défauts de chacune de ces espèces d’"intérieur" car certaines sont très compliquées à entretenir (carmona, serissa, sageretia dans une moindre mesure, etc.). Et il faut aussi considérer le mode d’hivernage qu’elles nécessitent (serre froide, serre chaude, lumière et température souhaitées, etc.)

ETAT SANITAIRE

Il est très important de choisir un arbre sain et en bonne santé, exempt de maladies et d’insectes nuisibles. Comment s’en assurer ?

- Feuilles : Vérifier l’absence de parasites tels que les aleurodes, pucerons et autres cochenilles. Les feuilles doivent aussi avoir la couleur propre à l’espèce, ne pas être plus claires et molles. Eviter aussi les arbres dont les feuilles sont abîmées ou tachées.

- Pousses : Elles doivent être nombreuses et vigoureuses, pas molles ou de couleur claire.

- Racines : Elles doivent être saines et vigoureuses (blanches, ramifiées, nombreuses radicelles) et non sèches ou abîmées. Pour le vérifier, on peut soulever la motte (si elle est solidaire) et examiner le dessous.

On pourra, avec plus d’expérience, acheter des arbres qui ne sont pas au top de leur forme si ce sont des espèces robustes que l’on pense pouvoir arriver à sauver. Mais pour débuter, mieux vaut partir sur de bonnes bases en optant pour un arbre sain. Quoiqu’il en soit, tous les bonsaï « bon marché » (vendus en grandes surfaces) doivent être considérés comme étant des arbres faibles.

L’ARBRE

Questions à se poser et points à vérifier sur l’arbre lui-même :

Racines

- Bonne répartition dans toutes les directions et ramification à partir de la base du tronc,
- couleur blanche,
- aspect "vivant",
- présence de chevelu près du tronc ?
- défauts ? améliorations possibles (marcottage, pousse de nouvelles racines, ligature, taille, etc.) ?

Tronc

- Base élargie (surtout pour les feuillus, moins important pour les conifères),
- Visualiser le mouvement : allure générale, forme visée...
- Eviter les courbes molles ou monotones
- Tenir compte du fait que sur un conifère il est possible de réaliser des torsions très importantes,
- Conicité : le tronc doit se rétrécir progressivement en diamètre vers le haut. (sauf pour les arbres de style lettré)

Défauts courants dans la forme d’un tronc :
- Arc
- Fût
- Dent de scie
- Forme inversée
- Courbure sur la face
- Répétition de courbe
- Point de greffe ou de coupe trop voyant, trop volumineux
- Mouvement inintéressant ou absent

Branches

Les charpentières sont-elles en place ?

Si oui :

- Le diamètre des branches doit aller en diminuant vers le haut (branches les plus grosses dans le bas de l’arbre)
- Est-ce que leur direction est homogène
- Ont-elles du mouvement ?
- Faut-il encore sélectionner ?

Si non : Peut-on en créer de nouvelles (pousse, greffe...)

Feuillage

Est-il loin du départ des branches ?

POUR RESUMER

Dans l’ordre d’importance, il s’agit d’observer :

1 - les racines

2 - le tronc

3 - les branches

4 - le feuillage

Il faut avoir une idée du résultat final : quelle sera sa forme future ? L’arbre s’y prête-t-il ? Ai-je les connaissances requises ou puis-je les demander (amis, club, etc.) ?

Mettez-en balance les qualités et les défauts.
Les défauts peuvent-ils être corrigés ou cachés ?
Dans combien de temps voulez-vous que votre arbre soit « fini » ?

De la réponse à la dernière question va découler votre choix :

- Vous n’avez pas de limite dans le temps : Vous pouvez partir d’une graine, d’un jeune plant où vous avez tout ou presque à faire, et d’abord les racines et le tronc (travail en pleine terre ou en grand container). Dans ce cas-là, vous pouvez consulter les fiches sur le semis et sur la constitution d’un bonsaï.

- Dans 2 à 5 ans : Le tronc doit déjà être en place mais les branches, la ramification et/ou les racines restent à travailler.

- Dans 6 mois à 3 ans : Les racines et les charpentières doivent être en place, la ramification et la mise en forme restant à travailler.

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