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Bien débuter avec le shohin - par Morten Albek

Traduction d’un article de Morten Albek, Danemark. Il est un spécialiste reconnu du bonsaï de taille shohin et mame. Morten Albek anime un blog, et est le créateur du site Shohin Europe".

En tant que débutant dans l’art du bonsaï, il peut être difficile de résister à la tentation d’un résultat rapide. Qui ne voudrait pas un magnifique bonsaï quasi instantané, lorsqu’il se découvre un intérêt pour cet art ? La perspective d’un travail de longue haleine à partir d’un arbre brut peut alors devenir un important et frustrant blocage au début.

Pour bien commencer, l’achat d’un bonsaï "pré-mis en forme" peut être un départ satisfaisant. Autrement, la création d’un bonsaï durant votre vie avec une perspective de travail quasi sans fin à très long terme sera dans la plupart des cas irréaliste. Après cela, vous pourrez lentement vous dirigez vers la formation de vos arbres à partir de matériel brut, et même de spécimens collectés dans la nature, après quelques années d’expérience.


Johnny Eslykke (Danemark) expliquant certaines techniques

En oposition avec cet avis, je dois dire que j’ai moi-même commencer tous mes bonsaï du niveau zéro, et ai donc dû vraiment apprendre la patience. De la même manière je dois ajouter que je profite vraiment de ces leçons aujourd’hui. Mais en même temps, j’aurais préféré une voie plus simple et tortueuse.

Le shohin pour les débutants

Choisissez un spécimen qui tolérera le stress de la taille, de la ligature et du rempotage. les espèces comme le Cotoneaster, Lonicera et Juniperus, représentent de bons départs pour former un shohin. Ils peuvent être trouver dans les tailles adaptés aux premiers travaux.

Dans le cas des shohin, vous devrez portez une attention particulière aux soins quotidiens. Les shohins ont une quantité très limitée de substrat, dans lequel les racines peuvent absorber l’eau. Ils sèchent donc facilement. En général, en les plaçant dans un endroit à mi-ombre du jardin, au printemps et en automne, ils devraient être à l’aise. En été, lors des jours très chaud, il vaudrait mieux déplacer vos petits arbres à l’ombre. Sinon, ils sècheront trop vite, et le risque de perte sera plus élevé.

Soyez content

Ainsi, n’hésitez pas a acheté un petit et satisfaisant bonsaï sur lequel vous pourrez travailler. Il y a pléthore de commerçants qui offrent un matériel correct pour commencer. Le meilleur conseil est de demander de l’aide à un amateur expérimenté, qui pourra vous aider a acheté un arbre sain et résistant pour commencer. Il vaut mieux commencer avec une réussite, plutôt qu’avec une désillusion et un échec.

A propos, quand vous travaillez votre premier bonsaï avec plaisir, vous pouvez commencer à collecter des arbres pour de futurs bonsaï.
Un bonsaï acheté n’est pas un mauvais bonsaï. Seule la qualité d’un arbre détermine un plant de bonne qualité et donc prometteur. Pas son origine.
Mais les expériences et les récits d’arbres collectés ajouteront une valeur historique et intellectuelle à un bonsaï, ce qui augmente sa valeur comme une oeuvre d’art. Comme lorsqu’un tableau et son histoire se mélange.

La patience

Les nouveaux venus dans le bonsaï se cassent souvent le nez sur les plantes nouvellement collectées, quand elles meurent entre leurs mains.
Principalement parce qu’ils (et je m’incluais au début) sont trop pressés de tout faire en même temps. Ou parce que les plantes collectées ne sont pas assez vigoureuses, spécialement parce que les pires erreurs ont été commises au prélèvement. Il est absolument essentiel d’avoir une galette de racines saines après le prélèvement, avec assez de fines racines capables d’absorber l’eau.

On obtient cela en creusant calmement autour de la motte de racine, et en l’emballant ensuite dans une serviette, ou autre chose pouvant faire office.
Liez ensuite fermement avec une bande ou une corde, et plantez-la dans une grande boite en bois de retour chez vous. Evitez d’endommager les racines à la plantation, et ne faites rien sur l’arbre, sauf l’arroser, au moins pour 2 ou 3 ans.

C’est un projet à long terme, mais vous aurez un arbre sain et vigoureux en suivant ces conseils, un arbre qui sera ultérieurement assez fort pour être taillé, ligaturé et mis en forme. En attendant, vous pouvez travailler et profiter de vos arbres achetés.

Une chose à la fois

Il est particulièrement important de ne pas stresser l’arbre en effectuant plusieurs opérations à la fois. Laissez l’arbre se reposer entre deux opérations, par exemple entre une ligature et un rempotage. Un docteur n’ampute pas la jambe d’un homme, pour ensuite essayer de le faire courir. Les plantes sont des êtres vivants, et ont besoin d’un rétablissement complet avant l’étape suivante.
Une règle empirique est d’attendre un ou tris mois après un rempotage avant de commencer à travailler votre arbre, ou jusqu’à voir des signes clairs d’une croissance vigoureuse.

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