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Baobab

FICHE BOTANIQUE

Généralités

Famille : Bombacaceae

Genre : Adansonia

Espèce : Adansonia digitata

Nom commun : Baobab, Arbre de mille ans, Arbre à palabre, Arbre bouteille, Arbre à l’envers, arbre aux calebasses, calebassier du Senegal. En anglais, Upsidedown tree, dead rat tree, Tree of Life, Judas fruit


Observations générales

Le baobab africain ou Adansonia digitata est la plus connue des 8 espèces de Baobab. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.

Son nom vient de l’arabe "bu hibab", fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient une trentaine de graines dont on peut extraire une huile alimentaire. Grillées, elles peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons, riches en vitamines B1 et C. Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau a une allure caractéristique et vit longtemps. Certains sont millénaires. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation "l’arbre à l’envers" car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.

L’écorce fibreuse grise et lisse, quelquefois irrégulièrement tuberculée sert à confectionner cordes et cordages. Le Baobab à la particularité de pouvoir régénérer cette dernière. La sève, rentre dans la fabrication du papier.

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, de fer, du potassium, du magnésium, du manganèse, du phosphore, et du zinc) se consomme bouillie. Elle sert de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.

En Bonsaï, son tronc épais rapidement acquis le rend attractif. Son transfert en Europe, bien que possible techniquement (il est vendu comme tel aux touristes au Sénégal) reste difficile car ses exigences en chaleur et lumière sont fortes et surtout constantes. Au final, il se dégage de cet arbre une majesté sans égale qui impose même en pot le respect de tous.


Zone climatique

Zone usda 10 à 12.
En Afrique, on compte deux saisons : la saison sèche qui s’étend d’octobre à juin, avec une température moyenne comprise en 20°C et 30°C et la saison des pluies comprise entre les mois de juin et d’octobre, avec des températures moyennes située entre 31°C et 39°C. On essaiera donc de reproduire ces conditions en culture.


Obtention

Semis : Les graines sont souvent enrobées d’une pulpe blanche séchée. On peut la supprimer en faisant tremper les graines quelques heures dans l’eau chaude. En les frottant, on obtient des graines ressemblant à de petits haricots au tégument marron foncé. Elles germeront facilement en scarifiant ce tégument de chaque coté de la graine sur 1 mm. Tremper les ensuite 24h dans l’eau puis planter dans un bon terreau en serre chaude. Elles lèvent généralement en une semaine et et poussent d’environ 30 cm la première année. Elles développent rapidement un caudex souterrain.

On peut aussi attendrir le tégument en plongeant la graine pendant 5 minutes dans l’eau frémissante puis la laisser ensuite dans un thermos 72 heures et semer.

Une autre solution existe "le trempage dans l’acide", ou comment reproduire le système digestif d’un pachyderme ! Il s’agit ici de tremper les graines dans de l’acide sulfurique, 30 minutes ni plus ni moins : cela a pour effet, d’attaquer le tégument, pour facliter le passage de l’eau vers l’embryon. Rincer immediatement, et enfin laisser tremper dans de l’eau pendant 24 heures. Plantez.


Culture

En Bonsaï, le Baobab peut rester à l’intérieur toute l’année, toutefois il sera bien à l’extérieur en été (juin à septembre tant que les températures restent supérieures à 15°C la nuit) sous réserve de lui éviter les pluies répétitives.

Paramètres généraux

Difficulté : Moyenne

Vitesse de croissance : Très lente

Exposition : Le plus lumineux possible car en Afrique, l’ensoleillement du baobab est supérieur à 3000 heures par an.

Ventilation :

Hygrométrie :

Plage de température : De 20 à 40°C. Minimum 15°C la nuit.


Observations

Après une croissance rapide sur les 2 premières années, le baobab croit d’environ 3 cm par an pendant ses 50 premières années.


Soins

Arrosage : Dans la nature, le baobab n’a parfois de l’eau qu’une ou deux fois par an mais lorsqu’il pleut, il peut tomber 100 mm d’eau en une demi-heure. A ce moment là, l’arbre stocke de grosses quantités d’eau dans son caudex.

Le baobab doit donc être maintenu humide pendant la saison chaude où il est en feuilles. On bassinera également le feuillage. Comme souvent, le premier signe d’un "sur-arrosage" est le jaunissement des feuilles.

Pour entrer en période de repos, le baobab ne peut pas, comme les arbres européens, utiliser la baisse des températures comme indicateur puisqu’il n’y a pas de vraie saison froide en Afrique. Il utilise donc en remplacement la fréquence des apports en eau et entre en période de repos dés qu’il constate que les apports en eau s’arrête sur une longue durée. S’il n’a pas de période sèche, les racines pourrissent et l’arbre meurt. Certains vont jusqu’à dépoter le baobab début Novembre et à l’entreposer au sec racines nues à température constante de 20°C jusqu’à voir pointer de nouvelles pousses au printemps. Il le rempote alors et l’arrose progressivement tout au long de la saison de croissance.

On doit donc TOTALEMENT arrêter l’apport en eau dés la chute des feuilles en Automne jusqu’au printemps suivant.

Rempotage : Tous les deux ans vers fin mai, début juin.

Le Baobab n’a pas le "chevelu" classique de la majorité des arbres. Le système racinaire est en fait plus proche d’un bulbe laissant échapper quelques fines racines.

La taille des racines est similaire à celle des cactus ou des succulentes. Les tailles sévères peuvent être enduites de sulfate de cuivre et doivent etre laissées au soleil pour que la plaie sèche.

Substrat : L’adansonia digitata aime les sols alcalins, neutre ou faiblement acide. Un substrat plutôt sec, fertile, pauvre en phosphates et surtout très drainant est IMPERATIF.

Il ne faut pas oublier non plus que le choix du substrat dépend aussi de l’étape de culture et de la région dans laquelle l’arbre est cultivé.

Fertilisation : Les périodes de végétation sont variables d’un sujet à l’autre, selon qu’il s’agit d’arbres importés d’Afrique (Sénégal en général) ou de semis personnels.
La fertilisation est à démarrer dès l’apparition des nouvelles feuilles (Avril - Mai) et jusqu’en Novembre ou même Décembre pour les régions les plus ensoleillées. Engrais organique équilibré NPK 6-6-6 + oligos-éléments.

Taille : Le baobab réagit très bien à la taille et même les larges plaies cicatrisent bien en les laissant simplement sécher au soleil sans mastic.

Ligature : Il résiste plutôt bien à la ligature mais la plus grande vigilance s’impose en raison de la flexibilité des rameaux. On privilégiera plutot le haubanage.


Phytosanitaire

Attention aux acariens qui apprécient la sécheresse liée aux baobabs cultivés en intérieur.

Pour de plus amples renseignements, se reporter à la rubrique Mon arbre est malade.


Esthétique

Poteries : Le pot devra s’adapter à la pousse car en dessous du caudex visible hors sol, il y a un pivot qu’on ressortira de plus en plus à chaque rempotage.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique Esthétique


Photographies

- un tout jeune adansonia (propriétaire : xyz)

- Détail du feuillage


- Fleur

GIF - 85 ko
(Source : wikimédia commons)

- http://images.google.fr/images?hl=f...


Liens externes

- http://www.baobabs.com/Baobabs_gene...

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